6 décembre 2009

Quiche et Flamküche

Catégorie : Recettes, Recettes pour allergiques, Salé – Natacha – 22:58

L’autre jour, j’ai pu passer un peu de temps en cuisine. Ce furent deux heures productives, avec à la clé :

Des crudités :

Crudités

Carottes râpées,

carottes

Céleri rémoulade

céleri rémoulade

Et sa mayonnaise, pour ceux qui en désirent ;

mayo

Les ingrédients pour…

pulpepâte

Une tarte au potiron (non, elle n’est pas tombée par terre cette fois-ci) ;

tarte au potiron

Bien sûr, comme tous les jours ou presque, le repas du bébé.

cuisson babycook

C’est d’ailleurs l’occasion de chanter les louanges de ce petit robot que cuit à la vapeur et qui permet de mixer dans le même bol. Je prépare rapidement quelques légumes en même temps que les nôtres, je rajoute un peu de viande, souvent la même aussi. Il suffit de tourner le bouton, et le tout cuit pendant que je cuisine. Dans le bol aujourd’hui : pommes de terre et brocoli, et du poulet, avec un peu de pulpe de potiron.

purée du bébé

Et finalement une quiche lorraine (à ma façon)…

quiche

Et la flamküche associée.

flamküche

Associée, me direz-vous ? Mais oui ! Une quiche sans œufs et sans crème, c’est très difficile à concevoir, alors je préfère préparer une flamküche aux oignons. Mais sans plus tarder, recettes !

Tout d’abord la quiche :

Ingrédients :

Pâte :

  • 200 g de farine
  • 100 g de beurre ½ sel, sinon rajouter du sel
  • Quelques pincées d’herbes de Provence
  • ½ verre d’eau

Appareil :

  • 200 g de lardons nature
  • 2 œufs
  • 20 cL de crème liquide UHT
  • 1 petit suisse
  • Sel, poivre et noix de muscade
  • 50 g de gruyère

Pour la pâte : du bout des doigts, écraser les morceaux de beurre froid avec la farine, pour obtenir un sable grossier. Ajouter les assaisonnements, mélanger. Ajouter l’eau froide en s’arrêtant à la moitié. Bien écraser et mélanger pour obtenir une pâte qui peut se ramasser en boule. Ajouter le reste de l’eau si nécessaire. Etaler et foncer un moule beurré que l’on mettra au réfrigérateur, pendant 45 minutes au moins.

Battre ensemble les œufs, la crème, le petit suisse, les assaisonnements et le tiers du gruyère. S’arrêter dès que le mélange est homogène.

Répartir les lardons sur la pâte, verser le mélange d’œufs (l’appareil) dessus, et parsemer du reste de gruyère.

Enfourner 40 minutes à 180°C.

Quelques remarques :

  • En mélangeant le beurre et la farine, il ne faut pas craindre de laisser quelques grumeaux de beurre : ceux-ci permettront de feuilleter par endroits la pâte, ce qui la rendra plus croustillante. Ceci dit, il faut quand même en faire une pâte !
  • Cette fois-ci, j’ai étalé la pâte avant de la réfrigérer (question de timing). Ce qui est important, c’est de la laisser reposer assez longtemps pour qu’elle se détende. Autrement, elle va se rétracter à la cuisson.
  • Le petit suisse, c’est mon ingrédient secret. Le jour où j’en ai mis (dans un effort louable pour vider mon frigo), j’ai reçu un concert de louanges. Le petit suisse a été adopté. Mais attention, NON allégé en matières grasses ! La quiche, ce n’est pas souvent, alors autant en profiter !
  • On ne bat pas trop : plus on crée de bulles, plus la quiche gonfle pendant la cuisson (comme un soufflé), mais sa croûte risque alors de brûler le temps que le reste cuise.

quiche2

Délaissons la quiche et approchons-nous de la flamküche.

flamküche, détail

Ingrédients :

  • Un moule garni de pâte (voir plus bas)
  • 200 g de lardons fumés
  • 3 à 4 oignons
  • Huile
  • Herbes de Provence, sel, poivre
  • 2 yaourts de soja
  • Un peu de crème de soja

Eplucher et émincer les oignons, et les faire revenir doucement avec un peu d’huile dans une poêle. Quand ils commencent à devenir translucides, ajouter les lardons et poursuivre la cuisson à feu assez doux. Pendant ce temps, étaler un yaourt de soja sur la pâte, et saler légèrement. Quand les lardons sont cuits, parfumer avec des herbes de Provence (environ une cuillère à soupe) et le poivre, puis verser dans le moule. Par-dessus, étaler de nouveau un yaourt de soja, et ajouter un peu de crème de soja par endroits pour compléter.

Cuire 40 minutes à 180°C.

Quelques remarques :

Pour cette flamküche, j’ai utilisé une pâte feuilletée toute prête. En général, je fais une pâte au saindoux (mais pour ça, il faut en avoir J) : je procède comme pour la pâte brisée de la quiche ci-dessus, en mettant un peu moins de saindoux, car c’est un peu moins ferme que le beurre. La pâte au saindoux a bon goût, surtout si on remplace un peu de la farine par de la farine complète, mais elle est très friable. Quand elle est étalée, il faut la rouler autour du rouleau pour la transporter sans danger au-dessus du moule, ou encore l’étaler directement sur du papier cuisson.

Ci-dessous, une autre flamküche vue par ma fille.

flamküche 2

27 novembre 2009

Tarte au raisin frais

Catégorie : Recettes, Sucré – Natacha – 22:53

A la recherche d’un dessert fruité et simple à faire (à mes yeux), je suis tombée sur cette idée bien de saison. Ce sera aussi l’occasion de parler pâte à tarte…

tarte au raisin

J’entends trop souvent autour de moi : « les tartes, oui, mais la pâte, c’est bien trop compliqué ». Que nenni ! Il suffit de s’y prendre à l’avance. Par exemple, préparer la pâte dès le matin, pour qu’elle puisse reposer au frigo pendant le reste de la journée. Mélanger les ingrédients à la main, cela prend 5 minutes, auxquelles on rajoute 5 minutes pour rassembler et peser les dits ingrédients.

Bon, je l’admets, étaler la pâte peut prendre un peu de temps, surtout si elle a bien durci ! Mais avec un plan de travail et un rouleau bien farinés, c’est déjà plus simple. Reste à la mettre dans le moule. Pour cela, il est pratique de l’enrouler autour du rouleau pour la soulever.

Quels sont les avantages ? On peut décider du goût de sa pâte : ajouter des herbes de Provence, des épices ou du fromage pour une tarte salée, doser le sucre à son goût, ou ajouter de la vanille, de la cannelle ou que sais-je encore pour une pâte sucrée. On peut aussi choisir une épaisseur. On peut aussi modeler les bords (voir à ce propos mes commentaires en-dessous de la recette). Et puis, on peut annoncer fièrement : « C’est moi qui l’ai fait ! »

Ceci dit, je l’admets, j’ai recours à la pâte toute faite dans un cas : la pâte feuilletée ! J’en ai déjà fait, notamment pour des galettes des rois, et quel régal ! Mais le temps passé en cuisine est tellement long que je réserve le ‘fait maison’ aux grandes occasions. D’autant plus qu’une ‘grand-mère’ commerciale détient dans ses trésors une pâte feuilletée comestible par mon petit allergique.

Mais trêve de paroles, passons aux choses sérieuses ! (je pense que mes lectures médiévales déteignent sur moi !)

part de tarte

Ingrédients :

Pâte sablée :

  • 250 g de farine
  • 100 g de beurre
  • ½ cuillère à café de sel
  • 125 g de sucre
  • 4 jaunes d’œuf

Garniture :

  • 500 g de raisin
  • 3 œufs
  • 100 g de sucre
  • 25 cL de crème fraîche
  • 2,5 dL de lait
  • 1 dL de malaga

Pâte sablée :

Mélanger le beurre froid coupé en morceaux et la farine pour obtenir un ’sable’ régulier. (Il faut bien que le nom vienne de quelque part !) Ajouter le sucre et le sel, mélanger. Ajouter les jaunes d’œuf et malaxer rapidement avec la paume des mains, le terme technique étant ‘fraser’. Rassemble r en boule et laisser reposer au réfrigérateur 1 h au moins.

Tarte :

Etaler la pâte et en garnir un moule de 26 cm. Y placer les raisins bien serrés et enfourner à 210°C pendant 10 minutes. Cela nous laisse le temps de préparer la crème. Pour cela fouetter vivement les œufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange pâlisse. Ajouter la crème fraîche et de nouveau bien fouetter. Ajouter le lait et le malaga. Bien mélanger. Verser cette garniture sur les raisins et laisser cuire 30 minutes à 190°C.

Démouler la tarte une fois refroidie.

Quelques remarques :

  • Je n’ai pas tout à fait respecté les proportions pour la pâte, une fois n’est pas coutume. J’ai mis un peu plus (125 g) de beurre (le beurre, c’est bon, après tout !) et j’ai remplacé 4 jaunes d’œuf par 2 œufs entiers (c’est plus simple, non ?), en m’inspirant d’autres recettes de pâte sablée. Bien mal m’en a pris ! Ce n’est pas tant le goût (qui était très bon) que l’aspect qui m’a déçu…
  • J’ai réalisé ma tarte dans un moule à manqué, qui, outre ses dimensions appropriées, me semblait plus à même de contenir les gros grains du raisin Italia, et la crème par-dessus. Les bords étant lisses, je les ai crénelés patiemment  la main : pousser le bord de la pâte entre le pouce et l’index pour former le merlon (la dent), poser le pouce le long de la dent pour réaliser le créneau et recommencer. Seulement, à la cuisson, ma pâte trop beurrée (et peut-être aussi à cause des œufs ?) s’est affaissée, réduisant ainsi tout mon beau travail en bouillie. Moralité : passez du temps à enjoliver les choses quand vous faites le reste correctement.

le bord s'est affaissé

  • La crème est délicieuse, mais il y en avait trop, vu l’affaissement des bords. Je l’ai cuite seule dans un moule à part, mais j’aurais dû y ajouter des raisins pour la rendre plus digeste (ou moins écœurante, c’est vous qui voyez).
  • J’ai préféré mettre du malaga (un vin cuit assez sucré, du porto conviendrait aussi), plutôt qu’une liqueur plus forte pour que son goût n’altère pas celui du raisin. Il en ressort que cette combinaison exalte le goût du raisin, et le raisin amène juste ce qu’il faut d’acidité pour contrer l’effet sucré.

J’ai parlé plus haut de pâte feuilletée. Mon bonhomme s’est régalé d’une tarte aux pommes toute simple sans lait et sans œuf, mais faite avec amour à partir de pâte feuilletée du commerce !

tarte aux pommes

29 octobre 2009

Changement de serveur

Catégorie : Non classé – Natacha – 21:46

Juste un petit pour m’excuser des petits problèmes rencontrés lors de mon changement de serveur. Il reste encore un problème au niveau des liens internes qui ne renvoient pas aux articles. J’espère pouvoir le régler rapidement (et de façon à ce qu’il ne réapparaisse pas si je dois de nouveau changer!). En attendant, vous pouvez toujours regarder la cible et faire ensuite une recherche sur le site.
A bientôt pour de nouvelles aventures culinaires, le temps de faire disparaître tous les vilains petits microbes.

Edit : Ca y est, tous les problèmes sont réglés !

7 octobre 2009

Chili con carne

Catégorie : Recettes, Recettes pour allergiques, Salé – Natacha – 23:39

Que le temps passe vite quand on est bien occupée ! Alors ce blog passe un peu à l’arrière-plan…

Il m’a semblé que je ne donnais récemment que des recettes de gâteaux et autres sucreries. Il est temps de me rattraper et de détailler un des plats préférés de ma famille. D’ailleurs, c’est simple : quand je demande à tout hasard, en préparant le menu de la semaine, ce que ces gens voudraient manger, ils n’ont qu’un mot à la bouche : du chili con carne.

Pour les allergiques, ce plat fait aussi partie des incontournables ragoûts… Quand il faut se passer de gratins, de tourtes et de quiches, et d’autres plats savoureux, les plats cuisinés longuement avec amour permettent de se rattraper en termes de saveurs ! Attention, comprenez-moi bien : il existe des adaptations pour allergiques des plats que j’ai cités, mais leur goût est tout de même différent de ce dont on a l’habitude. Si je fais donc un de ces plats, le travail est souvent double pour pouvoir satisfaire tout le monde, allergiques et non allergiques. Et comme je le disais, le temps coûte cher en ce moment !

Le chili con carne fait donc plaisir à tout le monde, se cuisine assez rapidement, à condition de le prévoir la veille !

Petit avertissement : en ce moment, je ne trouve plus de haricots (quelle que soit leur couleur) dans les rayons de mon hypermarché ! Heureusement que j’ai des stocks !

chili con carne

Ingrédients :

  • 500 g de haricots rouges
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 2 oignons
  • 2 poivrons
  • 2 piments
  • 600 g de bœuf haché
  • 1 grosse boîte de tomates pelées
  • 2 cuillères à café d’origan séché
  • 1,5 cuillère à café de cumin moulu
  • 2 cuillères à café de paprika moulu
  • 3 ou 4 gousses d’ail
  • Sel, poivre, persil ou coriandre

Mettre les haricots à tremper la veille dans de l’eau vinaigrée. Rajouter éventuellement de l’eau pour que les haricots restent couverts. Ils doivent tremper au moins 12 h.

Rincer et égoutter les haricots puis les cuire, recouverts d’eau, à la cocotte-minute pendant 40 minutes à partir de la mise sous pression.

Pendant ce temps, dans une grande cocotte, faire revenir la viande dans l’huile d’olive. La mettre de côté et faire revenir les oignons hachés et les poivrons coupés en petits morceaux. Lorsque les oignons sont presque translucides, ajouter le piment haché. Laisser encore cuire une minute et ajouter la viande, les épices, le sel et le poivre. Bien mélanger à feu vif, puis ajouter les tomates en prenant soin de les écraser avec la spatule. Laisser mijoter quelques minutes, puis ajouter l’ail haché.

Si les haricots ne sont pas prêts, retirer la sauce du feu en attendant. Ajouter les haricots ainsi qu’un peu d’eau de cuisson, pour obtenir la consistance souhaitée. Laisser le tout mijoter entre 15 et 20 minutes, histoire que les haricots s’imprègnent bien du goût. Vérifier fréquemment que ça n’attache pas au fond, et, si nécessaire, rajouter un peu d’eau de cuisson. Penser à goûter pour équilibrer l’assaisonnement. Servir brûlant avec des pluches de coriandre, mais du persil fera très bien l’affaire.

Quelques remarques :

  • Les haricots ont besoin d’être trempés pour améliorer leur digestibilité, votre nez (et celui des autres J) vous en sera très reconnaissant ! Ne me demandez pas comment je le sais. Aussi, le trempage permet de réduire le temps de cuisson et d’éviter que les grains n’éclatent
  • Le vinaigre (ou du jus de citron, ou encore du petit-lait, s’il n’y a pas d’allergies) permet de détruire l’acide phytique présent dans les haricots. L’acide phytique se lie aux minéraux et empêche ainsi leur absorption par le corps. Les haricots trempés sont donc plus nutritifs. Pour les faire cuire, on peut ajouter des herbes à l’eau de cuisson, comme de la sauge qui diminue aussi les gaz. Le sel a tendance à les rendre durs, donc à éviter.
  • En lieu et place des tomates pelées, j’utilise en ce moment du coulis fait maison de tomates cerise du jardin… Le goût est bien différent !
  • Le dosage des épices est délicat à expliquer, le mieux est de goûter. Je prépare en général un chili peu pimenté que chacun s’empresse ensuite d’accommoder pour lui-même. Mais il m’arrive d’y ajouter en fonction de la force des piments frais de la poudre de piment ou encore du Tabasco… On peut aussi ajouter un cube de bouillon, mais je n’aime pas trop, notamment à cause du glutamate.
  • Pour déguster ce plat nourrissant, nous l’accompagnons de riz, souvent complet. L’association de céréales et de légumes secs est très recommandée, car leurs apports nutritionnels sont complémentaires. Et pour les gourmands, du fromage râpé et de la crème fraîche !

Bon appétit !

17 septembre 2009

Catastrophe au potiron

Catégorie : Non classé, Recettes, Réflexions, Sucré – Natacha – 23:01

Le week-end dernier, en préparation de la fête d’anniversaire de Zim zim, je voulais faire un dessert rapide, qui viendrait en complément du vrai gâteau. Après réflexion, j’ai vu ces petits sachets de pulpe de potiron que j’avais préparés il y a quelque temps et qui attendaient bien sagement au congélateur, tout prêts pour une éventualité telle que celle-ci. C’est donc parti pour la tarte au potiron. Je prends le temps de bien laisser dégeler la pulpe dans le bas de mon réfrigérateur, et je prépare aussi la pâte en avance pour bien lui laisser le temps de reposer. Le moment venu, je réalise la tarte (et aussi ça, et puis ça aussi) et je la mets à cuire. J’ouvre mon four pour sortir une belle tarte caramélisée qui sent rudement bon. Mmmm… Avec mes maniques, je sors délicatement le moule et là, patatras !

la tarte est parterre !

Les maniques ont-elles glissé ? Le fond amovible s’est-il soulevé ? Je ne saurais dire ce qui s’est produit, mais le résultat est là : une bonne tarte pour la poubelle ! Car non, je ne récupère pas ce genre de choses, et non, je n’ai pas d’animaux domestiques (entre autres à cause d’allergies). Justement, ce fils-là me crie de je-ne-sais-où : « Maman, ça sent bon ! » Oui, ça sent bon, et maman se sent bête, mais en même temps contente d’avoir pour une fois cuisiné avec des chaussures, et de ne pas être brûlée.

Alors, que fait-on dans ce cas-là ? Ben, on prend une photo, on nettoie le tout (en plus, ça colle !), et on recommence ! Pour la deuxième tarte, ce fut une décongélation expresse (le sachet dans l’eau chaude, car le micro-ondes n’existe pas chez moi), une pâte à tarte vite faite, étalée puis mise à reposer, et une cuisson en dents de scie, car les amis étaient déjà là, et je n’entendais pas la minuterie sonner. Mais ça se mangeait, et même bien !

la 2e tarte, pas par terre !

Désolée pour la photo, prise tard dans la soirée, avec un bébé dans les bras et en parlant (vive le multitâches !)

Ingrédients :

  • 1 pâte brisée (voir ci-dessous)
  • ½ litre de pulpe de potiron (voir aussi ci-dessous)
  • 2 œufs
  • 1 boîte de lait concentré sucré (397 mL)
  • ½ cuillère à café de sel
  • 1 cuillère à café de cannelle moulue
  • ½ cuillère à café de gingembre moulu
  • 2 clous de girofle
  • 1 bonne pincée de noix de muscade moulue
  • 1 bonne pincée de toute-épice moulue (pas indispensable)

Etaler la pâte dans un moule à tarte (celui-ci fait 30 cm de diamètre). Mélanger tous les autres ingrédients à l’aide d’un fouet, et verser le tout sur la pâte. Enfourner pendant 45 minutes à 180°C. Il faut que la crème commence à bien caraméliser sur le dessus. Déguster tiède ou froid.

Quelques remarques :

  • La toute-épice (en anglais : allspice) est une épice qui sent la girofle et la muscade. Je l’ai trouvée en Angleterre. En son absence, il suffit de rajouter un peu plus de muscade, et de girofle. Souvent, j’écrase entre mes doigts le bourgeon des clous de girofle pour le réduire en poudre, afin que le goût diffuse mieux. Si en plus, j’ai de l’avance, je laisse macérer un peu la crème, et je retire les clous avant cuisson, cela permet de ne pas croquer dedans !
  • La pâte brisée :
    • Mélanger avec les doigts 200 g de farine, 100 g de beurre froid en morceaux, du sel (1/2 cc) si le beurre n’est pas demi-sel, et du sucre (1 cs) pour une tarte sucrée. Quand il n’y a plus de gros morceaux de beurre, ajouter de l’eau froide (1/2 verre environ) en y allant doucement. Ecraser avec la paume (mais les doigts, ça marche aussi) pour obtenir une boule de pâte. Attention à ne pas mettre trop d’eau, sinon ça colle et il faut alors rajouter de la farine. Laisser reposer la boule de pâte dans un film alimentaire au réfrigérateur pendant 1 heure au moins (jusqu’à 2 jours). Sortir la pâte 10 minutes avant de l’étaler au rouleau sur une surface farinée.
    • Quand on laisse reposer la pâte, on permet aux protéines de gluten de se rétracter et revenir à leur position d’origine. Sinon, on se retrouve avec une pâte qui se rétracte lors de la cuisson ! Mais comme la pâte durcit aussi, il faut la laisser un peu ramollir avant de l’étaler. Pour aller vite (comme je l’ai fait l’autre jour), on peut étaler la pâte aussitôt et la laisser reposer dans le moule au réfrigérateur. Il faut alors faire attention à ne pas la laisser là trop longtemps, sinon gare aux odeurs !
  • La pulpe de potiron :
    • Une façon simple de préparer la pulpe est de cuire un morceau de potiron avec sa peau (mais sans graines) à la vapeur dans la cocotte-minute, de récupérer la pulpe à la cuillère et de la mixer.
    • Mais je vous propose mieux ! Récupérer un gros potiron (ou une citrouille) du jardin de sa sœur, le découper sommairement et retirer les graines.

un gros morceau cru
Enfourner les morceaux et cuire à 150°C jusqu’à ce qu’ils soient tendres (vérifier avec une fourchette).

le même morceau cuit

Les laisser tiédir. Retirer la pulpe à la cuillère et la mixer.

2 saladiers de pulpe

Préparer des sacs avec juste la bonne dose de pulpe et congeler.

vieilles peaux...

Cette méthode permet d’avoir une pulpe moins aqueuse (moins liquide si vous préférez) et légèrement caramélisée. Et le four se prête mieux aux grandes quantités. S’il y a trop de potiron pour les tartes, on peut toujours faire de la soupe ou de la purée pour le bébé.

  • Ah oui, une dernière remarque : ne laissez pas tomber votre tarte par terre !

ne faites pas ça !

2 septembre 2009

Gâteau au Yaourt de Soja

Catégorie : Recettes, Recettes pour allergiques, Sucré – Natacha – 23:04

Gâteau de soja et roses d'Inde

Dire que je n’ai toujours pas publié ma recette de gâteau star ! En effet, je fais régulièrement ce gâteau pour mon fils en guise d’à côté un peu spécial, quand pour nous autres non allergiques, je confectionne d’autres choses plus élaborées. Et tout le monde finit par manger de son gâteau à lui (avec sa bénédiction), en louant ses mérites.

Il y a quelque temps, j’en ai réalisé une version, en même temps qu’une tarte aux nectarines, et il s’est laissé photographier. Depuis, les photos ont traîné dans les recoins de mon ordinateur, en attendant que le temps et l’inspiration me viennent conjointement ! Alors, spécialement pour vous, voici la recette, qui est dérivée de celle du célèbre gâteau au yaourt, oui, celui-là où enfant, on réutilisait les pots de yaourt !

un gâteau bien brillant

Ingrédients :

  • 2 yaourts de soja
  • 2 pots de sucre
  • 3 pots de farine
  • ½ pot d’huile
  • 2 bonnes cuillères à café de levure chimique
  • 1 pincée de sel
  • 1 à 2 fruits, coupés en dés
  • Autres arômes, si souhaité

Préchauffer le four à 175°C. Verser tous les ingrédients (sauf les fruits) dans un saladier (ou le bol du robot) et battre vigoureusement le tout pendant 4 à 5 minutes. La pâte doit pouvoir être versée facilement, mais être suffisamment épaisse pour que les fruits ne coulent pas. Si nécessaire, ajouter du lait de soja. Incorporer délicatement les morceaux de fruits, et tout autre ingrédient en morceaux. Verser immédiatement dans un moule à cake huilé et enfourner pendant 45 minutes à une heure. Il convient de vérifier la cuisson avec une lame de couteau qui, plongée au centre du gâteau, doit en ressortir à peu près propre. Le gâteau peut se manger chaud, tiède ou froid.

vue globale

Quelques remarques :

  • En règle générale, j’utilise un yaourt nature et un yaourt aromatisé. J’ajuste alors la quantité de sucre en conséquence.
  • Ce sont les fruits qui remplacent les œufs. Leur rôle est de rendre le gâteau tendre et moelleux.
  • Quand je dis de bien battre la pâte, ce n’est pas uniquement pour enlever les éventuels grumeaux, mais c’est surtout pour y incorporer un maximum de minuscules bulles d’air. Celles-ci assisteront la levure dans sa tâche de bien faire lever le gâteau. Il devient alors important de penser à préchauffer le four, car plus on attend, et plus les bulles d’air qu’on aura tant peiné à incorporer vont tout doucement remonter pour éclater à la surface !
  • Il vaut mieux consommer le gâteau rapidement, car il ne se conserve pas très bien.

Voici quelques idées d’arômes :

une tranche de gâteau ?

En photo : pommes (2), vanille (1 yaourt + quelques gouttes de vanille liquide), grosses miettes de speculoos mous (ça permet de recycler !) et un peu de poudre d’amande.

pour bien montrer le speculoos et la pomme

Mais aussi poire-chocolat : 2 poires, 1 yaourt à la vanille ou au chocolat, du cacao en poudre (éventuellement de la vanille liquide)

Pomme-fruits rouges : 1 pomme, 1 verre de fruits rouges, 1 yaourt aux fruits rouges

J’ai déjà mis des copeaux de chocolat noir, des noisettes…

J’aurais bien testé banane, noix et pépites de chocolat, mais le jeune homme est allergique aux bananes ! Dommage…

Bref, il y a de quoi s’en donner à cœur joie ! Alors amusez-vous, et racontez-moi !