Dimanche, j’ai fait cette tarte pour une petite fête. De saison avec ses nectarines, elle a vraiment été appréciée. Je l’ai trouvée dans un de mes livres de pâtisserie anglaise (de vrais joyaux!) et adaptée aux ressources dont je dispose en France… Désolée, mais comme tout bon gâteau qui se respecte, il contient des protéines de lait et des œufs. J’en profite pour faire remarquer que j’utilise toujours du beurre dans mes recettes de gâteaux et non de la margarine ou autre. Quand on prend le temps de faire un bon dessert, autant que ce soit bon jusqu’au bout !

Ingrédients:
Pour la pâte :
- 185 g farine
- 2 cs sucre
- 90 g beurre froid en morceaux
- 1 jaune d’œuf
- 1/2 cc vanille liquide
- environ 2 cc eau
Pour la crème aux noix :
- 110 g noix
- 35 g farine
- 75 g beurre
- 75 g sucre de canne
- 1 œuf + 1 jaune
- 2 cs sirop d’érable
Et bien sûr 3 à 4 nectarines coupées en 8
1. Pour la pâte, mélanger la farine, le sucre et le beurre. Ajouter le jaune d’oeuf, la vanille et assez d’eau pour obtenir une boule. Pétrir légèrement sur une surface farinée. Emballer dans du cellophane et réfrigérer 30 minutes.
2. Etaler la pâte au rouleau et en garnir un moule à tarte de 20 cm de diamètre. Couvrir et réfrigérer 30 minutes.
3. Pendant ce temps, préchauffer le four à 180°C.
4. Recouvrir la pâte de papier sulfurisé et garnir de haricots, cuire à blanc 20 minutes. Retirer le papier et les haricots et laisser colorer pendant 5 minutes.
5. Pendant ce temps, préparer la crème : Hacher les noix avec 2 cs de farine (20 g) pour obtenir une poudre. Travailler le beurre et le sucre pour obtenir un mélange crémeux. Ajouter l’œuf et le jaune en mélangeant, puis le sirop, la poudre de noix et le reste de farine (15 g).
6. Etaler la crème sur le fond de tarte, y poser joliment les segments de nectarine. Cuire 35 minutes jusqu’à ce que ce soit doré et ferme. Laisser refroidir.
Dégustez !
Edité pour rajouter une photo d’une tarte aux nectarines blanches et jaunes :

Ceci est une recette d’inspiration malgache, et un grand favori de notre famille. Il n’y a pas de protéines de lait, ni d’oeufs.

Ingrédients :
- 1 poulet en morceaux ou 4 à 6 cuisses
- 1 gros oignon, haché grossièrement
- 3 gousses d’ail, hachées fin
- 1 cm de gingembre frais, haché fin
- 1 cuillère à café de curcuma
- 2 tomates, en cubes
- 1 ou 2 piments frais, épépinés et émincés
- 1 boîte de lait de coco
- Huile
- Sel
- ½ cube de bouillon de volaille (facultatif)
Faire revenir l’oignon dans un peu d’huile à feu moyen. Quand il commence à roussir, ajouter l’ail et le gingembre à feu doux. Revenir 2 minutes en mélangeant. Ajouter la tomate, le curcuma et le piment. Mélanger et cuire jusqu’à ce que la tomate se défasse un peu. Ajouter les morceaux de poulet, et augmenter le feu. Faire dorer sur toutes les faces pendant 5 minutes. Saler et verser les 2/3 de la boîte de lait de coco. Si c’est un poulet de batterie, ajouter le bouillon cube. Mélanger et porter à ébullition. Couvrir et cuire à feu doux 30 min, puis 10 minutes à découvert et à feu moyen pour épaissir un peu. Goûter et rectifier l’assaisonnement. Si la sauce est trop épaisse, ajouter le reste du lait de coco, et chauffer 5 minutes. Sinon, je l’utilise pour réchauffer les restes le lendemain, car ils manquent souvent de sauce J
Servir avec du riz, et, pour faire vraiment malgache, un rougail : une salade de tomates et oignon ou échalote, assaisonnée simplement avec du sel et du jus de citron (si le citron est vert, le zeste ajoute une note intéressante).

Depuis un peu plus d’un an, suite à différentes lectures, je fais plus attention aux matériaux dans lesquels je cuisine. Ainsi, je me méfie fortement des revêtements anti-adhésifs que l’on trouve maintenant sur la plupart des casseroles et autres ustensiles. Mes raisons feront l’objet d’un autre article. Une des solutions pour cuisiner est l’utilisation de la fonte.
Oui, c’est lourd et cassable, mais…
- La fonte est composée de fer et de carbone, c’est tout, et cela fait des siècles qu’on l’utilise, donc peu de risques de ce côté-là.
- Les casseroles en fonte sont épaisses, ce qui garantit une très bonne répartition de la chaleur.
- La fonte a une forte inertie, donc le plat reste chaud longtemps.
- La fonte est durable. Pour peu qu’on l’entretienne et qu’on ne la laisse pas tomber sur le carrelage (ou pire, sur son pied!), vos enfants (ou petits-enfants) pourront en hériter!
- La fonte, on peut utiliser le côté vert de l’éponge pour la nettoyer.
- C’est beau, et quel plaisir d’entendre les exclamations admiratives quand une belle cocotte arrive sur la table!
Oui mais, c’est dur à entretenir ! Mais non ! A moi de tout expliquer…
Je viens de cuisiner dans ma cocotte, mais ça a un peu attaché… Rien de grave ! D’abord, j’y mets de l’eau chaude pour faire tremper un petit peu. Je gratte avec ma spatule en bois pour enlever les plus gros résidus, puis je prends mon éponge côté vert et j’enlève le restant. Pour les taches, ce n’est pas très grave : le fond est noir de toute façon. Je rince et j’essuie de suite, sans être perfectionniste.

Et maintenant, l’entretien en lui-même destiné à améliorer la qualité de la fonte. (Si on utilisera la casserole dès le lendemain, on peut sauter l’huilage.)
- Chauffer brièvement la casserole à vide pour sécher à fond, et aussi tuer un maximum de bactéries.
- A l’aide d’un essuie-tout, étaler généreusement de l’huile alimentaire sur toute la surface intérieure de la casserole,

et continuer à chauffer doucement jusqu’à ce que de la fumée se dégage.
- Laisser refroidir tranquillement.
- Enlever l’excédent d’huile et ranger.
Quelle huile utiliser ? Peu importe : une huile de cuisson, à forte température d’ébullition, ou encore du saindoux.
Ah oui, deux petites indications : pas de lave-vaisselle, sous peine de détruire tout ce processus de bonification. Et pas ou peu de liquide vaisselle. Moi-même, je n’en utilise que si j’ai cuisiné des plats assez épicés, ou s’il y avait des aliments auxquels mon fils est allergique. Dans ce cas, je redouble d’attention pour que tout soit bien huilé.
Hier, nous avons mangé des crêpes. J’en profite pour étudier la différence entre les crêpes telles que vous les connaissez, et les crêpes “sans”, à savoir sans lait et sans oeufs.

Tout d’abord, la recette :
Nous aurons besoin de farine, de levure chimique, de sel, d’huile et de lait de soja. Pour la version sucrée, on pourra rajouter du sucre vanillé, et si nécessaire du sucre normal.
Dans un saladier, mélanger les ingrédients secs : farine (environ 200 g), levure chimique (une bonne cuillère à café), sel (de l’ordre d’une demi-cuillère à café) et sucre(s) si souhaité. Mettre la poêle à crêpes huilée à chauffer. Pendant ce temps, ajouter une cuillère à soupe d’huile et du lait de soja peu à peu en fouettant. Ajouter du lait de soja jusqu’à ce que la pâte ait la consistance souhaitée. Faire cuire comme des crêpes traditionnelles.
Et maintenant, un peu de réflexion
Par rapport à la recette raditionnelle, nous avons remplacé les oeufs par de la levure chimique et de l’huile. Ceci est un remplacement classique. Pour le lait, j’ai pu tester aussi le lait de riz et le lait d’avoine, mais le lait de soja est celui qui donne le plus de consistance. Ces crêpes sont tout à fait délicieuses, à tel point que je fais rarement des crêpes aux oeufs, car tous apprécient celles-ci.
Mais regardons ces crêpes d’un peu plus près…
Voici des crêpes traditionnelles:

La texture est assez lisse, on peut attribuer cela aux oeufs, mais aussi aux matières grasses du lait. Aussi de grosses taches noires qui correspondent aux bulles qui se sont formées avant le retournement et qui ont noirci par la suite.
Voici maintenant nos crêpes “sans” :

La texture est toute bulleuse. Nous voyons ici l’effet de la levure. Mais qu’est ce qu’une levure chimique ? C’est un mélange de divers produits chimiques dont le bicarbonate de sodium, dont la particularité est de réagir avec l’eau pour former un gaz, essentiellement du dioxyde de carbone (CO2). Pour information, le dioxyde de carbone est certes incriminé par rapport à l’effet de serre, mais vous et moi en produisons à chaque instant en respirant, il est donc inoffensif. Que se passe-t-il donc dans notre pâte ? Dès que nous ajoutons le lait de soja, chaque petit “grain” de levure se met à buller doucement. Cette réaction va s’accélerer avec le chauffage, et on peut constater visuellement plein de petites bulles qui se forment et éclatent en laissant de petits trous.
Quelle différence avec les oeufs ? L’ingrédient qui nous intéresse dans les oeufs, c’est les tensio-actifs, des molécules qui ont tendance à former une sorte de film qui va empêcher les bulles d’éclater, et va plutôt les faire gonfler.
Que peut-on en retenir ? Ce sont les bulles créées par la levure qui font gonfler la pâte. Celles-ci se forment dès le contact avec l’eau. Il faut donc ajouter le liquide au dernier moment.