Ceci est un article que j’avais commencé à écrire il y a un peu plus d’un mois. Dans le souci de vous donner des unités de mesure plus familières, j’y ai passé un peu de temps, et, avant que je puisse le terminer, j’ai eu un petit empêchement :

Hé oui, une quatrième bouche à nourrir, et souvent avec ça ! Du coup, les souvenirs sont un peu plus vagues sur la fin, mais que cela ne vous empêche pas de tester ceci :

Tous les Noëls, mais parfois à d’autres périodes, je confectionne des roulés à la cannelle à la mode suédoise (on peut aussi les appeler petits pains levés suédois). Cela consiste en une pâte levée roulée avec un fourrage de beurre sucré et parfumé à la cannelle. J’ai toujours apprécié leur goût, néanmoins, je regrettais leur rassissement rapide : il suffisait d’une nuit pour qu’ils aient un goût de rassis, et doivent être réchauffés pour y échapper, ce qui les durcissait.
L’année dernière, j’ai découvert ce site (en anglais) qui abonde en recettes qui ont l’air délicieuses, mais que je n’essaye presque jamais, parce qu’elles ne cadrent tout simplement pas dans notre nourriture quotidienne. Ceci dit, j’avais repéré sa recette de roulés à la cannelle, et, cette année, je me suis lancée. Et qu’est-ce que c’était bon, même trois jours après !!!
Voici pour vous la traduction (et adaptation à notre système métrique) de sa recette, suivie de mes commentaires désormais traditionnels. Je vous encourage à visiter sa recette ne serait-ce que pour les photos !
Roulés à la cannelle de Pioneer Woman
Ingrédients :
- 950 mL de lait entier
- 250 mL d’huile végétale
- 200 g de sucre
- 2 paquets de levure de boulangerie (super active)
- 1 kg + 125 g de farine T55
- 1 bonne cuillère à café de levure chimique
- Un peu moins d’une cuillère à café de bicarbonate de soude (ce produit se trouve en grande surface à côté du sel)
- 1 bonne cuillère à soupe de sel
- 350 à 450 g de beurre
- 200 g de sucre
- Cannelle moulue à volonté
Glaçage :
- 900 g de sucre glace
- 2 cuillères à café de sirop d’érable
- 115 mL de lait
- 55 g de beurre fondu
- 60 mL de café
- 2 pincées de sel
Mélanger le lait, l’huile et le sucre dans une casserole. Presque ébouillanter le mélange. Ôter du feu et laisser refroidir 45 minutes à 1 heure. Quand le mélange est tiède, et NON chaud, y vider les deux paquets de levure de boulangerie. Laisser reposer une minute ? Puis ajouter 1 kg de farine. Mélanger. Couvrir et laisser lever pendant au moins une heure.
Ajouter les 125 g de farine restants, la levure chimique, le bicarbonate de soude et le sel. Mélanger. (A ce moment, il est possible de couvrir la pâte et la réfrigérer jusqu’à ce que vous en ayez besoin - une nuit ou même un jour ou deux, si nécessaire. Il suffit simplement de la surveiller, et si la pâte commence à s’échapper de la casserole, de lui donner un coup de poing pour réfréner ses intentions.)
Saupoudrer généreusement de farine le plan de travail. Prendre la moitié de la pâte et lui donner une forme à peu près rectangulaire. Puis l’étaler finement au rouleau, tout en lui maintenant sa forme rectangulaire. Y répartir 175 à 225 g de beurre fondu. Saupoudrer ensuite 100 g de sucre sur le beurre, suivi d’une bonne quantité de cannelle. Maintenant, en commençant par le côté opposé, rouler la pâte sur elle-même sur toute la longueur. Veiller à bien serrer le rouleau au fur et à mesure. Puis, pincer au niveau de l’ouverture pour sceller le rouleau. Beurrer généreusement au beurre fondu 7 plats à tarte en aluminium. Ensuite couper des roulés d’environ 2 à 2,5 cm d’épaisseur et les disposer dans les plats. Répéter toute cette procédure pour l’autre moitié de la pâte. Laisser lever les roulés pendant 20 à 30 minutes, puis les cuire à 200°C jusqu’à obtenir une belle couleur dorée, soit de 15 à 18 minutes.
Pour le glaçage, mélanger tous les ingrédients jusqu’à l’obtention d’une crème lisse. Elle doit être épaisse mais versable. Goûter et ajuster si nécessaire. Verser généreusement sur les roulés encore chauds. Ne lésinez pas sur le glaçage !
Mes commentaires et modifications :
Tout d’abord, sans aucun doute, cette recette produit beaucoup de gâteaux ! De quoi nourrir une foule, mais comme ils se gardent bien, il ne faut pas avoir peur d’affronter quelques restes, mis à part pour le tour de taille ou plus bas J
Ensuite, j’ai quand même diminué les quantités de farce : j’ai fait fondre 150 g de beurre, puis versé avec parcimonie en tartinant jusqu’à obtenir une couche raisonnable sur toute la surface. De même avec le sucre, j’ai simplement saupoudré de manière à en avoir partout. A la fin, il me restait à vue de nez 30 g de beurre. Pour le sucre, aucune idée. (Oui, je sais, ça aide beaucoup !)
Comme je préparais cette recette en vue d’une collation où les gens seraient debout, j’ai préféré utiliser des caissettes en papier. Je les ai simplement placées côte à côte sur une plaque à pâtisserie.
Quant au glaçage, je ne voulais pas de café, car je n’en aime vraiment pas le goût, et je ne voulais pas trop en mettre pour ne pas cacher le goût du gâteau, et pour ne pas trop se salir les doigts. Je suis donc partie de mon restant de beurre fondu, j’ai ajouté les ingrédients indiqués en goûtant au fur et à mesure et en essayant d’obtenir une consistance semblable à celle de la recette. J’ai versé avec parcimonie, il en est donc resté… mais pas trop longtemps : une petite cuillère et des bouches gourmandes ont réglé le problème !
Et maintenant mon regret, et ce que je modifierai pour la prochaine fois, c’est l’absence de cardamome, qui, je trouve, relève le goût délicatement des pains suédois et empêche la cannelle de monopoliser les papilles ! Ma proposition : ajouter en même temps que la levure chimique les graines de 30 gousses de cardamome. A tester !
Et maintenant un peu de raisonnance !
Si ces petits délices se gardent bien 2-3 jours, c’est à cause de leur teneur en matières grasses, plus spécifiquement à l’huile végétale ajoutée à la pâte. Le rassissement est lié à un échange entre l’humidité du gâteau et celle de l’air ambiant. L’huile se pose comme une barrière qui limite ces échanges. De plus, le fait d’utiliser de l’huile et non du beurre joue aussi un rôle, car l’huile rancit beaucoup moins vite. Alors bon, c’est gras, mais il suffit d’en manger moins souvent et de cuisiner autre chose ; après tout, c’est comme ça qu’on fait des découvertes.
Quant à moi, il me faut encore réfléchir à la question suivante : pourquoi mélanger levures vivante et chimique ? Mais en attendant, ma cuisine m’attend !
