Voici un petit tutoriel en photos que nous avons réalisé avec ma fille (8 ans), mais d’abord une petite présentation.
L’année dernière, nous avons fait un tour d’Europe par repas interposés. Lorsque nous sommes arrivés en Suède, j’avais choisi de faire en entrée un concombre avec ce qui s’appelait une marinade 1-2-3. Cette marinade était très simple, et utilisait les proportions sous-entendues par son nom. En voyant la recette, ma fille s’était écriée qu’elle pouvait bien le faire, c’était tellement simple ! Elle l’a fait, et on s’est régalés. Un petit appui sur la touche avance rapide, et nous voici il y a quelque temps. « Maman, on peut refaire cette salade de concombre ? » Mais oui, pourquoi pas ? Vite, un petit tour sur Internet, et là, impossible de retrouver quoi que ce soit, et bien sûr, ma mémoire n’est pas trop sûre non plus… Qu’à cela ne tienne, improvisons avec les bribes de souvenir qui nous restent. Après quelques essais, voici donc en avant-première le concombre Z !
Tout d’abord, prendre des concombres. Aujourd’hui, il y en avait deux, mais à six personnes autour de la table, on en aurait bien fait un peu plus.
Une fois qu’ils sont épluchés, et je peux vous dire que pour des petites mains, c’est un coup à prendre… il faut les émincer. Autant apprendre à utiliser la râpe pyramidale, c’est tellement rapide ! Ceci dit, pour une présentation plus jolie, on pourrait aussi les détailler en rubans avec un économe.

Une fois les concombres émincés, passons à la marinade, qu’on peut aussi appeler vinaigrette, ou encore sauce… Une cuillère à café de sel :

Une cuillère à soupe de sucre :

Prendre du vinaigre de vin blanc à l’estragon :

et en ajouter 3 à 4 cuillères à soupe :

de façon à ce qu’en mélangeant bien, le sel et le sucre se dissolvent :

Maintenant, verser la marinade sur le concombre :

Finalement remuer pour que chaque tranche de concombre entre en contact avec la marinade :

La salade est prête à être mangée, mais elle peut aussi attendre pendant une heure : le concombre sera alors moins croquant, mais plus goûteux !
Il est possible de rajouter du poivre à la marinade, ou encore de l’aneth pour davantage accentuer le côté scandinave de l’affaire.
Dégustez, mais soyez prévenus, il vaut mieux être large sur les quantités sous peine de frustrer des enfants qui veulent encore de ce « concombre succulent » !
Aujourd’hui, nous avons mangé des endives au jambon. C’est l’occasion de détailler ma béchamel pour allergiques. En effet, pendant longtemps, j’ai tout simplement remplacé le beurre par de la margarine, et le lait par du lait de soja, sans chercher plus loin. Cependant, j’ai toujours été déçue par la présence incontournable de grumeaux.
Je m’explique. Dans une béchamel classique, on fait fondre la matière grasse, puis on ajoute la farine. Les graisses vont enrober les grains de farine et les séparer. Quand on ajoute le lait, les dits grains de farine vont alors se répartir dans le liquide avant de gonfler en se gorgeant de lait. On obtient donc une sauce épaisse, mais sans grumeaux. Mon problème vient de la margarine. Après avoir lu et relu maintes fois les étiquettes de margarines du supermarché, nous en avons trouvé une et une seule sans lait (depuis, il en existe peut-être d’autres, mais je n’ai pas vraiment le temps de décrypter toutes les étiquettes du rayon). Or, la margarine en question se trouve être allégée (pour les curieux, c’est un bac bleu avec un gros tournesol ‘doré’). Jusque là, pas de problème majeur, cela fait moins de graisses ! Oui mais comment les industriels allègent-ils cette margarine ? En y ajoutant de l’eau ! Et là, rien ne va plus sur le front de la béchamel, car qui dit eau dit que la farine va gonfler tout de suite, avant d’ajouter le lait (de soja), d’où les grumeaux.
Solution 1 : utiliser de l’huile (d’olive par exemple). Bonne idée, mais je trouve cela difficile à doser, peu agréable en goût, et de plus la texture de la sauce n’est pas tout à fait la même, car l’huile froide est liquide.
Solution 2 : utiliser du saindoux, autrement dit du gras de porc, et là, la béchamel prend une toute autre tournure ! Le saindoux est quasiment de la graisse pure, donc il n’y a plus aucun grumeau, la sauce est même plus lisse qu’avec du beurre. Il a un petit goût de porc, mais dans un gratin avec du jambon, ce n’est pas grave… Encore un avantage : c’est un moyen de diversifier les sources de gras, et notamment d’introduire une source animale (ben oui, il en faut aussi dans le cadre d’une alimentation équilibrée sans lait)
En résumé : saindoux, farine, lait de soja (non sucré), sel, poivre et noix de muscade.
Et pour gratiner : il suffit de le parsemer de poudre d’amandes ou de noix de coco râpée. (Merci au livre de Valérie Cupillard Sans lait, sans œufs pour l’astuce !)
L’autre jour, ma fille (8 ans) a vu des fruits secs farcis au supermarché. Suite à mon refus d’en acheter, elle a demandé si elle pouvait en faire. Je lui ai donc donné de la pâte d’amande blanche (la rose et la verte contenaient trop d’additifs à mon goût), et libre accès aux fruits secs.
Voici ce qu’elle nous a servi :

Cela fait maintenant deux ou trois ans que je fais un menu pour chaque semaine. Les raisons en sont multiples. Tout d’abord, c’est un excellent moyen d’économiser. Economies d’argent, car nous n’achetons que ce qui est nécessaire, et d’autre part, je conçois un menu en fonction de la saison et des promotions du moment. Economies de temps et de carburant, car nous faisons les courses une seule fois par semaine, ce qui évite notamment de faire la queue trop souvent. D’autre part, cela me permet d’être sûre que ma famille reçoit une nourriture saine et équilibrée sur la semaine. Finalement, j’y gagne en organisation, notamment quand il s’agit de faire tremper les légumes secs la veille, par exemple, ou encore sortir quelque chose du congélateur ; un coup d’œil sur le menu du lendemain avant de quitter ma cuisine, et je sais que je n’ai rien oublié.
Alors, tout cela est bien intéressant, mais comment s’y prendre ? Voici quelques idées.
- Avoir des journées de plats plus ou moins définis: chez nous, tous les samedis, on mange des pâtes, et le lundi, une semaine sur deux ou trois, il y a des abats au menu (excellente source de nutriments). Mais cela peut être aussi des thèmes: l’année dernière, nous avons fait un tour d’Europe par plats interposés, donc tous les mardis, nous avions un repas européen.
- Prévoir une journée pour les restes: le vendredi, qui est notre journée dédiée au ménage et autres travaux domestiques, je sers en général tous les restes séparément, et chacun peut prendre de ce qu’il préfère. Cela me permet de ne planifier que pour 6 jours, parce que, le plus dur, c’est de le remplir, ce menu! S’il n’y a pas de restes, je peux toujours concocter quelque chose avec les fonds de frigo, de congélateur et autres armoires!
- Avant de commencer à prévoir, noter les promotions de la semaine. Non seulement cela permet de viser au moins cher, mais cela facilite les choix. On peut trouver les catalogues de promotions en cours sur Internet.
- Etre souple sur les dates
- Prendre le bon vieux papier et le crayon, ou le tableur sur l’ordi, noter les jours avec leurs dates (cela peut se révéler pratique pour les dates de péremption), ajouter les remarques particulières (les invités ou les absents, les horaires différents…), et remplir.
Oui, mais un menu pour 3 repas, c’est beaucoup ! C’est pourquoi je n’en programme qu’un. Nos petits-déjeuners sont presque toujours les mêmes : céréales (surtout du granola) et lait. Quant aux repas du soir (nous, on appelle ça le souper), nous mangeons du pain en tartines avec de la charcuterie, du fromage, de la confiture… J’essaie aussi de programmer régulièrement de la soupe. Voilà !
Et au niveau équilibre alimentaire ? Voici mes règles : légumes à chaque repas, poisson si possible une fois par semaine, abats tous les 15 jours, légumes secs au moins une fois par semaine, varier les viandes et les féculents. Le dessert du midi : des fruits. Le dessert du soir : un laitage.
A titre d’exemple, voici notre menu de cette semaine.
| Samedi |
Pâtes avec thon et coulis de tomates |
| Dimanche |
(Entrée seulement) : Salade verte avec thon et vinaigrette au gingembre, carottes râpées |
| Lundi |
Foie aux oignons et aux poivrons, pommes de terre sautées, salade verte |
| Mardi |
Porc aux épinards indien, riz, raïta de concombre |
| Mercredi |
Pois chiches à la tomate et au bœuf, boulgour |
| Jeudi |
Restes de mardi et mercredi, champignons sautés, concombre scandinave |
| Vendredi |
Tartiflette, salade verte |