24 avril 2009

Un poulet, trois repas

Catégorie : Menu, Réflexions – Natacha – 22:07

Cette semaine, je suis fière de moi : j’ai atteint pleinement mon objectif qui était de couvrir trois repas à partir d’un seul poulet. Bon, c’était un gros poulet de ferme, qui plus est en promo.

1er jour : poulet à la broche et pommes de terre rôties. J’ai simplement assaisonné le poulet, intérieur comme extérieur, avec sel poivre et herbes de Provence. Dessous, dans la le lèchefrite huilé (aparté : saisie d’un doute sur le genre de ce mot, j’ai découvert que ‘lèchefrite’ est passé du féminin au masculin !), j’ai disposé des pommes de terre coupées en grosses frites et assaisonnées de sel et d’épices italiennes. Pendant l’heure de cuisson, j’ai remué trois fois les pommes de terre.

Le poulet était bon, mais les pommes de terre « étaient à tomber » : savoureuses, cuites à point… Bon, il est vrai que c’était un peu gras.

Quand le poulet était froid, j’ai dépiauté la bête : d’une part la chair, d’autre part la carcasse et la peau.

2e jour : chicken pie à ma façon. J’ai fait revenir des échalotes et de l’oignon haché, ajouté des champignons, des lardons, de la farine, du vin blanc et du fond de volaille. Après épaississement, j’ai ajouté la moitié de la chair de poulet et du persil, rectifié l’assaisonnement et versé le tout sur un fond de tarte en pâte brisée maison (que j’aurais dû préalablement tartiner de moutarde pour un peu plus de saveur), recouvert d’une abaisse de pâte et enfourné. Pour mon fils allergique au beurre de la pâte, j’ai fait une pâte au yaourt de soja (recette dans le livre Sans lait, sans œufs).

Sur le coup, il va falloir que j’améliore ma recette, notamment le rapport pâte/garniture, mais chacun était satisfait.

Le même jour, j’ai aussi préparé un bouillon dans ma cocotte-minute : carcasse et peau, 1 oignon, 2 clous de girofle, des grains de poivre, du sel, du curcuma (pour sa belle couleur jaune), du laurier et du thym, de l’eau (environ un litre) et du vinaigre (très important pour faire sortir le maximum de calcium et autres nutriments des os, il ne laisse aucun goût).

Le bouillon maison est un plat peu onéreux, très nourrissant et naturellement exempt de mono glutamate de sodium, un produit que j’essaie d’éviter. Normalement, dans le bouillon, on ajoute du poireau, de la carotte et du céleri pour plus de saveur, mais pour être perfectionniste, il faut du temps et du courage. Comme je n’ai souvent ni l’un, ni l’autre, je me contente de cette version simplifiée qui a au moins le mérite d’être faite.

3e jour : soupe de poulet à l’anglaise très épaisse. Dans le bouillon simplement passé, et dans la même cocotte (moins de vaisselle !) : des oignons, des carottes en dés, du céleri-branche en dés, du riz et du sel. A la fin de la cuisson, j’ai rajouté le reste de chair de poulet en dés.

Mes enfants ont d’habitude horreur de cette soupe, car elle n’est pas mixée. J’ai donc augmenté les quantités de garniture par rapport au bouillon, et c’est devenu du ‘riz au bouillon’ plébiscité.

Malheureusement pour ce blog, cette semaine, j’ai aussi oublié que j’avais un appareil photo, il faudra faire mieux la prochaine fois !

15 avril 2009

Soupe-tisane

Catégorie : Recettes, Recettes pour allergiques, Salé – Natacha – 21:17

Voici une recette de soupe très particulière : certains l’aiment, et d’autres la détestent ! Ma fille l’appelle la soupe-tisane, car elle lui rappelle les tisanes au citron et au miel que je lui donne quand elle est enrhumée. Elle est aussi convaincue de son fort pouvoir thérapeutique… à vous de juger !

Voici le casting des ingrédients :

casting

  • 6 belles carottes
  • 1 poireau
  • 3 gousses d’ail
  • 1 litre d’eau et un cube de bouillon de volaille (ou du bouillon maison)
  • Un citron ou deux (non traité)
  • Du persil
  • Du sel et du poivre
  • Un peu d’huile (non photographiée, car ma bouteille n’est vraiment pas photogénique)

Je commence par éplucher les carottes, préparer le poireau et laver le tout. Ils sont prêts pour leur rencontre avec mon ami le robot qui les râpera gros pour les unes et émincera pour l’autre. L’ail, quant à lui, se fera simplement émincer.

légumes préparés

Dans une cocotte, un peu d’huile chauffée, et hop, on verse le tout et on laisse cuire doucement à couvert pendant 9-10 minutes, après avoir bien mélangé. Cette première étape permet de faire ressortir tous les arômes (on les fait suer). Il est temps d’y verser le bouillon, de le porter à ébullition, et de laisser mijoter doucement à couvert pendant une dizaine de minutes.

légumes + bouillon

Pendant ce temps, je lave mon citron à l’eau chaude et je l’essuie, afin de supprimer au maximum toute trace de produit chimique. Je prends mon zesteur et j’ajoute le zeste dans la soupe. Je cuis encore 5 minutes, toujours à couvert, et je vérifie que les carottes sont cuites.

zesteursoupe et zeste

Dès que la cuisson est terminée, j’ajoute le persil grossièrement coupé, le jus du citron, voire de deux citrons, car celui-ci était assez peu juteux (on ne peut pas toujours tout avoir : un beau zeste et beaucoup de jus). La soupe est prête pour le mixeur.

persil + mixeur

Une fois réduite en purée, il ne reste qu’à l’assaisonner.

soupe finie

Que dire d’autre ? L’acidité de la soupe peut éventuellement être contrée avec de la crème. Le coup de mixeur est une obligation purement familiale, il ne change pas grand-chose à la consistance, contrairement à des soupes à base de pomme de terre ou de poulet qui deviennent crémeuses. Simplement, il faudra penser à ciseler le persil beaucoup plus finement !!!

Cuisiner avec des légumes de petite taille permet de diminuer leur temps de cuisson, et ainsi de préserver un peu plus de vitamines. C’est pour la même raison que le jus de citron est ajouté en dernier. Alors, un bol de soupe ?

bon appétit!