Aujourd’hui, je vous emmène en voyage… à la fois spatial et temporel !
Voici l’événement que nous avons organisé vendredi soir :

Pour préparer ce repas des temps bibliques, je me suis beaucoup inspirée du livre suivant:
Et j’ai essayé de servir des aliments plus ou moins fidèles à ce que l’on pouvait trouver à cette époque-là en ce lieu-là. Cela a donné un repas savoureux et relativement simple à préparer.
Note : Les recettes sont données dans les posts suivants, il suffit de cliquer sur l’image ou le titre de la recette.
Pour l’apéritif (pas vraiment d’époque, je l’admets, mais bien utile pour patienter en attendant les retardataires !), j’ai servi des olives et des pistaches, accompagnées d’une boisson au citron et au miel :
L’entrée était basée sur le texte suivant tiré de Genèse 25.27-34.
Ésaü devint un habile chasseur, un homme des champs; mais Jacob fut un homme tranquille, qui restait sous les tentes. Isaac aimait Ésaü, parce qu’il mangeait du gibier; et Rebecca aimait Jacob. Comme Jacob faisait cuire un potage, Ésaü revint des champs, accablé de fatigue. Et Ésaü dit à Jacob: Laisse-moi, je te prie, manger de ce roux, de ce roux-là, car je suis fatigué. C’est pour cela qu’on a donné à Ésaü le nom d’Édom. Jacob dit: Vends-moi aujourd’hui ton droit d’aînesse. Ésaü répondit: Voici, je m’en vais mourir; à quoi me sert ce droit d’aînesse? Et Jacob dit: Jure-le moi d’abord. Il le lui jura, et il vendit son droit d’aînesse à Jacob. Alors Jacob donna à Ésaü du pain et du potage de lentilles. Il mangea et but, puis se leva et s’en alla. C’est ainsi qu’Ésaü méprisa le droit d’aînesse.
Comme vous pouvez le deviner, il s’agissait d’un potage de lentilles corail (certaines traductions utilisent le mot ‘roux’ à la place du mot ‘potage’), avec du pain maison au sarrasin ou blé noir (et du pain au son du commerce pour ceux que le goût du sarrasin rebuterait).
Pour le plat, le texte biblique était Genèse 27.1-40.
Isaac devenait vieux, et ses yeux s’étaient affaiblis au point qu’il ne voyait plus. Alors il appela Ésaü, son fils aîné, et lui dit: Mon fils! Et il lui répondit: Me voici! Isaac dit: Voici donc, je suis vieux, je ne connais pas le jour de ma mort. Maintenant donc, je te prie, prends tes armes, ton carquois et ton arc, va dans les champs, et chasse-moi du gibier. Fais-moi un mets comme j’aime, et apporte-le-moi à manger, afin que mon âme te bénisse avant que je meure. Rebecca écouta ce qu’Isaac disait à Ésaü, son fils. Et Ésaü s’en alla dans les champs, pour chasser du gibier et pour le rapporter. Puis Rebecca dit à Jacob, son fils: Voici, j’ai entendu ton père qui parlait ainsi à Ésaü, ton frère: Apporte-moi du gibier et fais-moi un mets que je mangerai; et je te bénirai devant l’Éternel avant ma mort. Maintenant, mon fils, écoute ma voix à l’égard de ce que je te commande. Va me prendre au troupeau deux bons chevreaux; j’en ferai pour ton père un mets comme il aime; et tu le porteras à manger à ton père, afin qu’il te bénisse avant sa mort. Jacob répondit à sa mère: Voici, Ésaü, mon frère, est velu, et je n’ai point de poil. Peut-être mon père me touchera-t-il, et je passerai à ses yeux pour un menteur, et je ferai venir sur moi la malédiction, et non la bénédiction. Sa mère lui dit: Que cette malédiction, mon fils, retombe sur moi! Écoute seulement ma voix, et va me les prendre. Jacob alla les prendre, et les apporta à sa mère, qui fit un mets comme son père aimait. Ensuite, Rebecca prit les vêtements d’Ésaü, son fils aîné, les plus beaux qui se trouvaient à la maison, et elle les fit mettre à Jacob, son fils cadet. Elle couvrit ses mains de la peau des chevreaux, et son cou qui était sans poil. Et elle plaça dans la main de Jacob, son fils, le mets et le pain qu’elle avait préparés. Il vint vers son père, et dit: Mon père! Et Isaac dit: Me voici! qui es-tu, mon fils? Jacob répondit à son père: Je suis Ésaü, ton fils aîné; j’ai fait ce que tu m’as dit. Lève-toi, je te prie, assieds-toi, et mange de mon gibier, afin que ton âme me bénisse. Isaac dit à son fils: Eh quoi! tu en as déjà trouvé, mon fils! Et Jacob répondit: C’est que l’Éternel, ton Dieu, l’a fait venir devant moi. Isaac dit à Jacob: Approche donc, et que je te touche, mon fils, pour savoir si tu es mon fils Ésaü, ou non. Jacob s’approcha d’Isaac, son père, qui le toucha, et dit: La voix est la voix de Jacob, mais les mains sont les mains d’Ésaü. Il ne le reconnut pas, parce que ses mains étaient velues, comme les mains d’Ésaü, son frère; et il le bénit. Il dit: C’est toi qui es mon fils Ésaü? Et Jacob répondit: C’est moi. Isaac dit: Sers-moi, et que je mange du gibier de mon fils, afin que mon âme te bénisse. Jacob le servit, et il mangea; il lui apporta aussi du vin, et il but. Alors Isaac, son père, lui dit: Approche donc, et baise-moi, mon fils. Jacob s’approcha, et le baisa. Isaac sentit l’odeur de ses vêtements; puis il le bénit, et dit: Voici, l’odeur de mon fils est comme l’odeur d’un champ que l’Éternel a béni. Que Dieu te donne de la rosée du ciel Et de la graisse de la terre, Du blé et du vin en abondance! Que des peuples te soient soumis, Et que des nations se prosternent devant toi! Sois le maître de tes frères, Et que les fils de ta mère se prosternent devant toi! Maudit soit quiconque te maudira, Et béni soit quiconque te bénira. Isaac avait fini de bénir Jacob, et Jacob avait à peine quitté son père Isaac, qu’Ésaü, son frère, revint de la chasse. Il fit aussi un mets, qu’il porta à son père; et il dit à son père: Que mon père se lève et mange du gibier de son fils, afin que ton âme me bénisse! Isaac, son père, lui dit: Qui es-tu? Et il répondit: Je suis ton fils aîné, Ésaü. Isaac fut saisi d’une grande, d’une violente émotion, et il dit: Qui est donc celui qui a chassé du gibier, et me l’a apporté? J’ai mangé de tout avant que tu vinsses, et je l’ai béni. Aussi sera-t-il béni. Lorsque Ésaü entendit les paroles de son père, il poussa de forts cris, pleins d’amertume, et il dit à son père: Bénis-moi aussi, mon père! Isaac dit: Ton frère est venu avec ruse, et il a enlevé ta bénédiction. Ésaü dit: Est-ce parce qu’on l’a appelé du nom de Jacob qu’il m’a supplanté deux fois? Il a enlevé mon droit d’aînesse, et voici maintenant qu’il vient d’enlever ma bénédiction. Et il dit: N’as-tu point réservé de bénédiction pour moi? Isaac répondit, et dit à Ésaü: Voici, je l’ai établi ton maître, et je lui ai donné tous ses frères pour serviteurs, je l’ai pourvu de blé et de vin: que puis-je donc faire pour toi, mon fils? Ésaü dit à son père: N’as-tu que cette seule bénédiction, mon père? Bénis-moi aussi, mon père! Et Ésaü éleva la voix, et pleura. Isaac, son père, répondit, et lui dit: Voici! Ta demeure sera privée de la graisse de la terre Et de la rosée du ciel, d’en haut. Tu vivras de ton épée, Et tu seras asservi à ton frère; Mais en errant librement çà et là, Tu briseras son joug de dessus ton cou.
Le choix s’est donc arrêté sur du chevreau (un chevreau de lait entier pour 10 9 personnes, c’était suffisant !). Je l’ai fait simplement rôtir, car pour l’apprêter comme du gibier, il aurait déjà fallu connaître les codes de préparation du gibier (le faisaient-ils mariner ? quelle type de cuisson ?).
Je l’ai accompagné d’une sauce aux fruits rouges, comme conseillé dans le livre, et de boulgour façon pilaf.

Pour le dessert, il n’y avait pas de texte biblique pour donner une inspiration. Ruth Keenan suggérait une compote de coings, car elle avait composé son menu sur les teintes rouges et rousses. Mais le mois de mai n’est pas vraiment la saison de coings… J’ai donc opté pour un produit laitier. En tant qu’éleveurs de moutons et de chèvres, la famille d’Isaac devait en consommer pas mal. J’ai donc servi du yaourt à la grecque au miel et aux fruits secs.

Ce dessert était accompagné d’un plateau de fruits secs.

Attention, veuillez attacher vos ceintures, notre voyage est maintenant terminé. Bienvenue dans la réalité qui est, je l’espère, toute aussi passionnante !

















