30 mars 2010

Gâteau au beurre comme à Saint-Louis

Catégorie : Recettes, Sucré – Natacha – 17:14

Ce gâteau est à faire absolument, car il est absolument bon. D’ailleurs, je l’ai fait deux weekends de suite (oui, c’est bon à ce point-là !). Mais il vaut mieux être nombreux à le déguster. Je m’explique : plus il y a de monde, moins il y aura de parts par personne, et donc impossibilité matérielle d’en reprendre une troisième ou oserais-je le dire ? quatrième fois ! Et croyez-moi, si le goût vaut bien une entorse à la modération alimentaire, il ne faut pas transformer cette entorse en fracture ouverte ! Oui, comme le laisse supposer son nom, c’est un gâteau riche, mais il en faut bien de temps en temps…

Deux couches

C’est un gâteau à deux couches : une pâte à brioche en-dessous, et une pâte fondante (gooey en anglais) au-dessus. Mais, dans le four, elles migrent doucement, et on se retrouve avec, dans l’ordre depuis le bas, une croûte de pâte briochée, le fondant, la brioche, et une croûte toute craquante de pâte fondante. D’autre part, la recette, que j’ai trouvée ici, m’a intriguée par le traitement peu conventionnel de la pâte à brioche : on commence par le beurre et le sucre, comme pour un gâteau normal, et on ajoute la levure de boulanger à la fin ; alors que, traditionnellement, dans une brioche, on prépare d’abord une pâte à base de levure, farine, sucre et œufs, avant d’incorporer le beurre mou tout après le pétrissage.

une croûte dorée, craquante et ondulée

Voici, en votre honneur, la traduction/adaptation en français. Je signale que c’est une recette pour 16 à 20 parts. Je le recommande plutôt pour une dizaine, en coupant des petites parts, pour que chacun ait le plaisir de se resservir, et de goûter le bord et aussi le milieu !

Ingrédients :

Pour la brioche :

  • 3 cuillères à soupe de lait
  • 1 cube (20 g) de levure de boulanger fraîche
  • 85 g de beurre à température ambiante
  • 3 cuillères à soupe de sucre
  • 1 cuillère à café de sel
  • 1 gros œuf
  • 220 g de farine

Pour le fondant:

  • 3 cuillères à soupe + 1 cuillère à café de sirop de sucre de canne
  • 2 ½ cuillères à café de vanille liquide
  • 175 g de beurre à température ambiante
  • 300 g de sucre
  • ½ cuillère à café de sel
  • 1 gros œuf
  • 150 g de farine
  • Sucre glace pour saupoudrer

La pâte à brioche : Dans un petit bol, mélanger le lait et 2 cuillères à soupe d’eau chaude, pour obtenir un mélange tiède. Y émietter la levure et battre doucement jusqu’à dissolution complète.

Dans le robot batteur, mélanger le beurre, le sucre et le sel jusqu’à l’obtention d’un mélange crémeux. Ramener le tout au fond avec une spatule, ajouter l’œuf et battre de nouveau. Ajouter ensuite la farine et le mélange de levure en alternant. Penser à bien ramener ce qui remonte sur les bords. Utiliser ensuite le crochet pour pétrir la pâte pendant 7 à 10 minutes.

Mettre la pâte dans un plat (de préférence en porcelaine à feu) graissé et de taille A4 (oui, je ne sors pas mon mètre à chaque fois que je fais la cuisine, et j’imagine que vous non plus ! Comme tout le monde visualise la taille d’une feuille de papier, je trouve que c’est plus simple). L’étirer, la presser du bout des doigts pour former une couche aussi uniforme que possible. Recouvrir d’un film cellophane et laisser lever au chaud pendant 2 à 3 heures. On peut aussi laisser la nuit au frigo, et laisser lever 1 à 2 h le lendemain.

Le fondant : Quand la pâte est levée, préparer le fondant, et préchauffer le four à 175°C. Dans un petit bol, mélanger le sirop de sucre de canne, 2 cuillères à soupe d’eau et la vanille. Dans le batteur, mélanger le beurre, le sucre et le sel. Battre pendant 5 à 7 minutes jusqu’à obtenir une crème légère et mousseuse. Ramener le tout vers le fond et ajouter l’œuf. Bien battre. Ajouter la farine et le sirop vanillé en alternant. Penser à ramener vers le fond ce qui remonte sur les bords.

Avec une cuillère et une spatule, répartir délicatement cette pâte sur la pâte levée. Etaler en essayant de ne pas faire trop redescendre la pâte levée qui se trouve en dessous. Attention à bien en mettre jusqu’aux bords. Cuire de 30 à 45 minutes. Le gâteau va bien lever (peut-être même déborder!), et dorer. Comme on souhaite un intérieur fondant, il doit rester liquide à l’intérieur. La clé est donc d’avoir une surface bien dorée, mais non brûlée !

Laisser refroidir dans le plat, puis, si ce n’est pas encore assez sucré (J), saupoudrer de sucre glace. J’ai testé avec et sans, et je préfère sans.

gâteau au beurre

Quelques remarques :

  • Le sirop de sucre de canne (que l’on trouve au rayon apéritifs, à côté du rhum) est ma propre alternative au ‘light corn syrup’. Il sert à obtenir cette texture fondante. On peut éventuellement faire un sirop de sucre (faire bouillir du sucre dans de l’eau jusqu’à ébullition, laisser bouillir deux-trois minutes pour obtenir un sirop, laisser refroidir).
  • Pour ceux qui commencent à me connaître, ils se doutent que j’ai remplacé tous les mélanges de beurre + sel par du beurre demi-sel !
  • N’en mangez pas trop tout de même, je ne voudrais pas être responsable si vous devez changer toute la garde-robe !
  • Désolée, quand j’ai pensé à faire les photos, le gâteau était déjà bien entamé !

3 commentaires »

  1. Alors là… celui-là…. irrésistible…

    J’ai fait deux découvertes sucrées ces temps-ci :

    1) cette recette de gâteau au beurre ! A tomber par terre… sisi !

    2) le pain de singe (je n’ai pas la traduction anglaise. “Monkey quelque chose”). Un truc qui se mange avec les doigts. Et comme les cacahuètes, quand on commence… on a du mal à s’arrêter. A quand la recette du “Monkey Truc” Mme “Cuisine&Raisonnance” ? miam….

    M’enfin… et mes kilos dans tout ça… ???

    Commentaire par Fabien — 31 mars 2010 @ 21:13

  2. Fait cet aprèm !! Pour le goût GÉNIAL !! Par contre, 300 g de sucre et plus qu’une plaquette de beurre… GLOUPS… On était 8 à se le partager, heureusement !!! Mais il faut que je le refasse car le moule était trop petit (mais heureusement qu’il était haut !!) j’ai eu quelques problèmes de cuisson (le bas bien cuit et le fondant beaucoup trop liquide, mais c’est pas grave, hein, on l’a bouff… heu…. mangé quand même !!)

    Commentaire par Joanna — 22 avril 2010 @ 21:56

  3. Pour la cuisson, ça doit clairement ne pas passer le test du couteau : la lame doit ressortir sale, mais je recommande d’essayer de dépasser le stade franchement liquide, si toutefois le dessus ne brûle pas.

    Commentaire par Natacha — 23 avril 2010 @ 19:55

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