12 mai 2009

Au temps de Jacob… Menu biblique

Catégorie : Menu – Natacha – 23:18

Aujourd’hui, je vous emmène en voyage… à la fois spatial et temporel !

Voici l’événement que nous avons organisé vendredi soir :

jacob2b

Pour préparer ce repas des temps bibliques, je me suis beaucoup inspirée du livre suivant:

la cuisine de la bible

Et j’ai essayé de servir des aliments plus ou moins fidèles à ce que l’on pouvait trouver à cette époque-là en ce lieu-là. Cela a donné un repas savoureux et relativement simple à préparer.

Note : Les recettes sont données dans les posts suivants, il suffit de cliquer sur l’image ou le titre de la recette.

Pour l’apéritif (pas vraiment d’époque, je l’admets, mais bien utile pour patienter en attendant les retardataires !), j’ai servi des olives et des pistaches, accompagnées d’une boisson au citron et au miel :

boisson au citron et au miel

L’entrée était basée sur le texte suivant tiré de Genèse 25.27-34.

Ésaü devint un habile chasseur, un homme des champs; mais Jacob fut un homme tranquille, qui restait sous les tentes. Isaac aimait Ésaü, parce qu’il mangeait du gibier; et Rebecca aimait Jacob. Comme Jacob faisait cuire un potage, Ésaü revint des champs, accablé de fatigue. Et Ésaü dit à Jacob: Laisse-moi, je te prie, manger de ce roux, de ce roux-là, car je suis fatigué. C’est pour cela qu’on a donné à Ésaü le nom d’Édom. Jacob dit: Vends-moi aujourd’hui ton droit d’aînesse. Ésaü répondit: Voici, je m’en vais mourir; à quoi me sert ce droit d’aînesse? Et Jacob dit: Jure-le moi d’abord. Il le lui jura, et il vendit son droit d’aînesse à Jacob. Alors Jacob donna à Ésaü du pain et du potage de lentilles. Il mangea et but, puis se leva et s’en alla. C’est ainsi qu’Ésaü méprisa le droit d’aînesse.

Comme vous pouvez le deviner, il s’agissait d’un potage de lentilles corail (certaines traductions utilisent le mot ‘roux’ à la place du mot ‘potage’), avec du pain maison au sarrasin ou blé noir (et du pain au son du commerce pour ceux que le goût du sarrasin rebuterait).

potage de lentilles

Pour le plat, le texte biblique était Genèse 27.1-40.

Isaac devenait vieux, et ses yeux s’étaient affaiblis au point qu’il ne voyait plus. Alors il appela Ésaü, son fils aîné, et lui dit: Mon fils! Et il lui répondit: Me voici! Isaac dit: Voici donc, je suis vieux, je ne connais pas le jour de ma mort. Maintenant donc, je te prie, prends tes armes, ton carquois et ton arc, va dans les champs, et chasse-moi du gibier. Fais-moi un mets comme j’aime, et apporte-le-moi à manger, afin que mon âme te bénisse avant que je meure. Rebecca écouta ce qu’Isaac disait à Ésaü, son fils. Et Ésaü s’en alla dans les champs, pour chasser du gibier et pour le rapporter. Puis Rebecca dit à Jacob, son fils: Voici, j’ai entendu ton père qui parlait ainsi à Ésaü, ton frère: Apporte-moi du gibier et fais-moi un mets que je mangerai; et je te bénirai devant l’Éternel avant ma mort. Maintenant, mon fils, écoute ma voix à l’égard de ce que je te commande. Va me prendre au troupeau deux bons chevreaux; j’en ferai pour ton père un mets comme il aime; et tu le porteras à manger à ton père, afin qu’il te bénisse avant sa mort. Jacob répondit à sa mère: Voici, Ésaü, mon frère, est velu, et je n’ai point de poil. Peut-être mon père me touchera-t-il, et je passerai à ses yeux pour un menteur, et je ferai venir sur moi la malédiction, et non la bénédiction. Sa mère lui dit: Que cette malédiction, mon fils, retombe sur moi! Écoute seulement ma voix, et va me les prendre. Jacob alla les prendre, et les apporta à sa mère, qui fit un mets comme son père aimait. Ensuite, Rebecca prit les vêtements d’Ésaü, son fils aîné, les plus beaux qui se trouvaient à la maison, et elle les fit mettre à Jacob, son fils cadet. Elle couvrit ses mains de la peau des chevreaux, et son cou qui était sans poil. Et elle plaça dans la main de Jacob, son fils, le mets et le pain qu’elle avait préparés. Il vint vers son père, et dit: Mon père! Et Isaac dit: Me voici! qui es-tu, mon fils? Jacob répondit à son père: Je suis Ésaü, ton fils aîné; j’ai fait ce que tu m’as dit. Lève-toi, je te prie, assieds-toi, et mange de mon gibier, afin que ton âme me bénisse. Isaac dit à son fils: Eh quoi! tu en as déjà trouvé, mon fils! Et Jacob répondit: C’est que l’Éternel, ton Dieu, l’a fait venir devant moi. Isaac dit à Jacob: Approche donc, et que je te touche, mon fils, pour savoir si tu es mon fils Ésaü, ou non. Jacob s’approcha d’Isaac, son père, qui le toucha, et dit: La voix est la voix de Jacob, mais les mains sont les mains d’Ésaü. Il ne le reconnut pas, parce que ses mains étaient velues, comme les mains d’Ésaü, son frère; et il le bénit. Il dit: C’est toi qui es mon fils Ésaü? Et Jacob répondit: C’est moi. Isaac dit: Sers-moi, et que je mange du gibier de mon fils, afin que mon âme te bénisse. Jacob le servit, et il mangea; il lui apporta aussi du vin, et il but. Alors Isaac, son père, lui dit: Approche donc, et baise-moi, mon fils. Jacob s’approcha, et le baisa. Isaac sentit l’odeur de ses vêtements; puis il le bénit, et dit: Voici, l’odeur de mon fils est comme l’odeur d’un champ que l’Éternel a béni. Que Dieu te donne de la rosée du ciel Et de la graisse de la terre, Du blé et du vin en abondance! Que des peuples te soient soumis, Et que des nations se prosternent devant toi! Sois le maître de tes frères, Et que les fils de ta mère se prosternent devant toi! Maudit soit quiconque te maudira, Et béni soit quiconque te bénira. Isaac avait fini de bénir Jacob, et Jacob avait à peine quitté son père Isaac, qu’Ésaü, son frère, revint de la chasse. Il fit aussi un mets, qu’il porta à son père; et il dit à son père: Que mon père se lève et mange du gibier de son fils, afin que ton âme me bénisse! Isaac, son père, lui dit: Qui es-tu? Et il répondit: Je suis ton fils aîné, Ésaü. Isaac fut saisi d’une grande, d’une violente émotion, et il dit: Qui est donc celui qui a chassé du gibier, et me l’a apporté? J’ai mangé de tout avant que tu vinsses, et je l’ai béni. Aussi sera-t-il béni. Lorsque Ésaü entendit les paroles de son père, il poussa de forts cris, pleins d’amertume, et il dit à son père: Bénis-moi aussi, mon père! Isaac dit: Ton frère est venu avec ruse, et il a enlevé ta bénédiction. Ésaü dit: Est-ce parce qu’on l’a appelé du nom de Jacob qu’il m’a supplanté deux fois? Il a enlevé mon droit d’aînesse, et voici maintenant qu’il vient d’enlever ma bénédiction. Et il dit: N’as-tu point réservé de bénédiction pour moi? Isaac répondit, et dit à Ésaü: Voici, je l’ai établi ton maître, et je lui ai donné tous ses frères pour serviteurs, je l’ai pourvu de blé et de vin: que puis-je donc faire pour toi, mon fils? Ésaü dit à son père: N’as-tu que cette seule bénédiction, mon père? Bénis-moi aussi, mon père! Et Ésaü éleva la voix, et pleura. Isaac, son père, répondit, et lui dit: Voici! Ta demeure sera privée de la graisse de la terre Et de la rosée du ciel, d’en haut. Tu vivras de ton épée, Et tu seras asservi à ton frère; Mais en errant librement çà et là, Tu briseras son joug de dessus ton cou.

Le choix s’est donc arrêté sur du chevreau (un chevreau de lait entier pour 10 9 personnes, c’était suffisant !). Je l’ai fait simplement rôtir, car pour l’apprêter comme du gibier, il aurait déjà fallu connaître les codes de préparation du gibier (le faisaient-ils mariner ? quelle type de cuisson ?).

chevreau rôti

Je l’ai accompagné d’une sauce aux fruits rouges, comme conseillé dans le livre, et de boulgour façon pilaf.

chevreau-boulgour-sauce aux fruits rouges

Pour le dessert, il n’y avait pas de texte biblique pour donner une inspiration. Ruth Keenan suggérait une compote de coings, car elle avait composé son menu sur les teintes rouges et rousses. Mais le mois de mai n’est pas vraiment la saison de coings… J’ai donc opté pour un produit laitier. En tant qu’éleveurs de moutons et de chèvres, la famille d’Isaac devait en consommer pas mal. J’ai donc servi du yaourt à la grecque au miel et aux fruits secs.

yaourt au miel et aux fruits secs

Ce dessert était accompagné d’un plateau de fruits secs.

plateau de fruits secs

Attention, veuillez attacher vos ceintures, notre voyage est maintenant terminé. Bienvenue dans la réalité qui est, je l’espère, toute aussi passionnante !

24 avril 2009

Un poulet, trois repas

Catégorie : Menu, Réflexions – Natacha – 22:07

Cette semaine, je suis fière de moi : j’ai atteint pleinement mon objectif qui était de couvrir trois repas à partir d’un seul poulet. Bon, c’était un gros poulet de ferme, qui plus est en promo.

1er jour : poulet à la broche et pommes de terre rôties. J’ai simplement assaisonné le poulet, intérieur comme extérieur, avec sel poivre et herbes de Provence. Dessous, dans la le lèchefrite huilé (aparté : saisie d’un doute sur le genre de ce mot, j’ai découvert que ‘lèchefrite’ est passé du féminin au masculin !), j’ai disposé des pommes de terre coupées en grosses frites et assaisonnées de sel et d’épices italiennes. Pendant l’heure de cuisson, j’ai remué trois fois les pommes de terre.

Le poulet était bon, mais les pommes de terre « étaient à tomber » : savoureuses, cuites à point… Bon, il est vrai que c’était un peu gras.

Quand le poulet était froid, j’ai dépiauté la bête : d’une part la chair, d’autre part la carcasse et la peau.

2e jour : chicken pie à ma façon. J’ai fait revenir des échalotes et de l’oignon haché, ajouté des champignons, des lardons, de la farine, du vin blanc et du fond de volaille. Après épaississement, j’ai ajouté la moitié de la chair de poulet et du persil, rectifié l’assaisonnement et versé le tout sur un fond de tarte en pâte brisée maison (que j’aurais dû préalablement tartiner de moutarde pour un peu plus de saveur), recouvert d’une abaisse de pâte et enfourné. Pour mon fils allergique au beurre de la pâte, j’ai fait une pâte au yaourt de soja (recette dans le livre Sans lait, sans œufs).

Sur le coup, il va falloir que j’améliore ma recette, notamment le rapport pâte/garniture, mais chacun était satisfait.

Le même jour, j’ai aussi préparé un bouillon dans ma cocotte-minute : carcasse et peau, 1 oignon, 2 clous de girofle, des grains de poivre, du sel, du curcuma (pour sa belle couleur jaune), du laurier et du thym, de l’eau (environ un litre) et du vinaigre (très important pour faire sortir le maximum de calcium et autres nutriments des os, il ne laisse aucun goût).

Le bouillon maison est un plat peu onéreux, très nourrissant et naturellement exempt de mono glutamate de sodium, un produit que j’essaie d’éviter. Normalement, dans le bouillon, on ajoute du poireau, de la carotte et du céleri pour plus de saveur, mais pour être perfectionniste, il faut du temps et du courage. Comme je n’ai souvent ni l’un, ni l’autre, je me contente de cette version simplifiée qui a au moins le mérite d’être faite.

3e jour : soupe de poulet à l’anglaise très épaisse. Dans le bouillon simplement passé, et dans la même cocotte (moins de vaisselle !) : des oignons, des carottes en dés, du céleri-branche en dés, du riz et du sel. A la fin de la cuisson, j’ai rajouté le reste de chair de poulet en dés.

Mes enfants ont d’habitude horreur de cette soupe, car elle n’est pas mixée. J’ai donc augmenté les quantités de garniture par rapport au bouillon, et c’est devenu du ‘riz au bouillon’ plébiscité.

Malheureusement pour ce blog, cette semaine, j’ai aussi oublié que j’avais un appareil photo, il faudra faire mieux la prochaine fois !

30 mars 2009

Menu prévisionnel, semaine du 28/03

Catégorie : Menu – Natacha – 21:51

Samedi Pâtes avec lardons et reste de sauce tomate
Dimanche Salade de pommes de terre aux harengs
Lundi Poulet et lardons à l’italienne, millet, concombre Z
Mardi Pommes de terre sautées, magrets de canard, salade de chou blanc
Mercredi Tajine aux boulettes de viande, boulgour, radis - “Soupe-Tisane”
Jeudi Saucisses et haricots, mâche
Vendredi Restes

12 mars 2009

Où l’on parle de menus

Catégorie : Menu, Réflexions – Natacha – 22:33

Cela fait maintenant deux ou trois ans que je fais un menu pour chaque semaine. Les raisons en sont multiples. Tout d’abord, c’est un excellent moyen d’économiser. Economies d’argent, car nous n’achetons que ce qui est nécessaire, et d’autre part, je conçois un menu en fonction de la saison et des promotions du moment. Economies de temps et de carburant, car nous faisons les courses une seule fois par semaine, ce qui évite notamment de faire la queue trop souvent. D’autre part, cela me permet d’être sûre que ma famille reçoit une nourriture saine et équilibrée sur la semaine. Finalement, j’y gagne en organisation, notamment quand il s’agit de faire tremper les légumes secs la veille, par exemple, ou encore sortir quelque chose du congélateur ; un coup d’œil sur le menu du lendemain avant de quitter ma cuisine, et je sais que je n’ai rien oublié.

Alors, tout cela est bien intéressant, mais comment s’y prendre ? Voici quelques idées.

  • Avoir des journées de plats plus ou moins définis: chez nous, tous les samedis, on mange des pâtes, et le lundi, une semaine sur deux ou trois, il y a des abats au menu (excellente source de nutriments). Mais cela peut être aussi des thèmes: l’année dernière, nous avons fait un tour d’Europe par plats interposés, donc tous les mardis, nous avions un repas européen.
  • Prévoir une journée pour les restes: le vendredi, qui est notre journée dédiée au ménage et autres travaux domestiques, je sers en général tous les restes séparément, et chacun peut prendre de ce qu’il préfère. Cela me permet de ne planifier que pour 6 jours, parce que, le plus dur, c’est de le remplir, ce menu! S’il n’y a pas de restes, je peux toujours concocter quelque chose avec les fonds de frigo, de congélateur et autres armoires!
  • Avant de commencer à prévoir, noter les promotions de la semaine. Non seulement cela permet de viser au moins cher, mais cela facilite les choix. On peut trouver les catalogues de promotions en cours sur Internet.
  • Etre souple sur les dates
  • Prendre le bon vieux papier et le crayon, ou le tableur sur l’ordi, noter les jours avec leurs dates (cela peut se révéler pratique pour les dates de péremption), ajouter les remarques particulières (les invités ou les absents, les horaires différents…), et remplir.

Oui, mais un menu pour 3 repas, c’est beaucoup ! C’est pourquoi je n’en programme qu’un. Nos petits-déjeuners sont presque toujours les mêmes : céréales (surtout du granola) et lait. Quant aux repas du soir (nous, on appelle ça le souper), nous mangeons du pain en tartines avec de la charcuterie, du fromage, de la confiture… J’essaie aussi de programmer régulièrement de la soupe. Voilà !

Et au niveau équilibre alimentaire ? Voici mes règles : légumes à chaque repas, poisson si possible une fois par semaine, abats tous les 15 jours, légumes secs au moins une fois par semaine, varier les viandes et les féculents. Le dessert du midi : des fruits. Le dessert du soir : un laitage.

A titre d’exemple, voici notre menu de cette semaine.

Samedi Pâtes avec thon et coulis de tomates
Dimanche (Entrée seulement) : Salade verte avec thon et vinaigrette au gingembre, carottes râpées
Lundi Foie aux oignons et aux poivrons, pommes de terre sautées, salade verte
Mardi Porc aux épinards indien, riz, raïta de concombre
Mercredi Pois chiches à la tomate et au bœuf, boulgour
Jeudi Restes de mardi et mercredi, champignons sautés, concombre scandinave
Vendredi Tartiflette, salade verte