L’autre jour, ma fille (8 ans) a vu des fruits secs farcis au supermarché. Suite à mon refus d’en acheter, elle a demandé si elle pouvait en faire. Je lui ai donc donné de la pâte d’amande blanche (la rose et la verte contenaient trop d’additifs à mon goût), et libre accès aux fruits secs.
Voici ce qu’elle nous a servi :

Pour les 6 ans de mon fils, il avait une requête qu’il me répète depuis des lustres : je veux manger du sanglier ! Eh oui, son rêve était de faire comme Obélix, et il imaginait déjà le sanglier entier, rôti à la broche, dont il ne laisserait que la carcasse !
Heureusement pour lui, son anniversaire tombe en décembre, donc, grâce à la proximité des fêtes, il ne nous fut pas trop difficile de lui trouver du sanglier. Malheureusement pour lui, en tant que parents, nous avons estimé qu’un sanglier entier serait d’une part un peu trop pour notre famille (un sanglier fait en moyenne dans les 70-80 kg !), et d’autre part qu’il serait un peu compliqué de le faire rôtir dans le jardin, sans parler du four ! Voici donc le morceau de viande qu’il a pu admirer la veille du jour J :

Bon, un peu déçu par l’aspect, mais en revanche, l’odeur… Bref, ce n’était certainement pas du bœuf !
Pour le cuisiner, j’ai choisi de suivre cette recette de bourbelier de sanglier. Ce qui m’intéressait était l’alliance de la marinade (en plus avec plusieurs épices), de la cuisson à la broche qui tenait tellement à mon fils, et d’une cuisson en cocotte (ce qui me rassurait sur la tendresse ou tendreté de la viande). J’ai donc fait mariner le rôti 24 heures. Je l’ai rôti à la broche pendant 50 minutes à 200°C.

Pendant ce temps, j’ai préparé une sauce un peu différente : des os (donnés par le boucher) brunis avec un peu d’huile sur toutes leurs faces, deux échalotes, un oignon et une carotte hachés et revenus légèrement avec les os brunis, puis la marinade que j’ai laissé réduire de moitié. Une fois le sanglier rôti, il s’est retrouvé dans une cocotte, recouvert par la sauce, et a continué à mijoter pendant 20 minutes à une demi-heure.
Le résultat était une viande tendre à souhait, malgré la densité caractéristique du gibier, avec une sauce courte et savoureuse (il faut penser à la saler avant de la mettre en saucière). J’ai accompagné ce plat d’une purée de pommes de terre maison (écrasées par ma fille aînée) liée à l’huile d’olive et au lait de soja, de châtaignes en conserve simplement réchauffées et d’airelles (en conserve aussi, on ne peut pas toujours tout faire !). Ah, j’allais oublier la salade de mâche du jardin, avec ses arômes de fleur…
Une belle table…

Et une bonne assiette.

Et pour le dessert, me demanderez-vous…
Un gâteau au lait de coco avec un glaçage au chocolat, mais le gâteau était plutôt raté… Pour le glaçage : de la margarine autorisée, du sucre glace, un trait d’arôme de vanille et du cacao en poudre.
Et puis du sorbet coco.
