7 octobre 2010

Flan au citron et aux framboises

Catégorie : Recettes, Sucré – Natacha – 22:48

L’autre jour, j’ai promis de poster une recette… Il n’y a rien de tel pour se booster un peu, et ressusciter l’envie de bloguer…

Alors, aujourd’hui, ce sera encore une recette pour les non-allergiques… Un jour, une recette reviendra, parce que j’en ai encore  en stock, si  si !

Flan au citron et aux framboises

J’ai profité des (presque) dernières framboises du jardin pour faire ce flan au citron et aux framboises, mais je le fais aussi sans framboises, ce qui en fait un plat d’hiver. Il peut aussi se faire en crumble. Que de possibilités ! En plus, il utilise certains de mes ingrédients préférés : du lait concentré sucré (là, je suis sure que je ne suis pas la seule à apprécier ce produit gras et sucré !) et des flocons d’avoine (pour le coup, c’est un peu plus sain).

En ce qui concerne la recette, je donne les ingrédients avec deux unités : les grammes, bien classiques, et les tasses, qui mesurent 250 mL. Aaah, mais pourquoi nous embrouiller comme ça ? Ben, la deuxième ou troisième fois que j’ai fait ce dessert, sous la forme de crumble, j’ai tout vérifié sur la balance, d’où les masses. Mais, par la suite, en trouvant l’idée des framboises, j’ai préféré augmenter légèrement la proportion de pâte, en m’aidant d’une autre recette quasiment similaire (je sais, j’ai un esprit un peu compliqué parfois). Donc voilà, les mesures en grammes sont légèrement plus faibles que celles en tasses. Pour ceux que ça intéresse, et qui lisent l’anglais, la première idée vient de , les nouvelles mesures pour la pâte d’ici, et l’idée des framboises d’ici ! D’autre part, comme je l’ai dit plus haut, je propose deux variantes : le flan comme dans la photo ci-dessus, ou le crumble, comme dans la photo ci-dessous.

"Crumble" au citron

Ingrédients :

Pour la pâte :

  • 185 g (ou 1 ½ tasses) de farine
  • 115 g (ou 1 tasse tassée) de sucre de canne
  • 90 g (ou 1 ¼ tasses) de flocons d’avoine
  • ½ à ¾ cuillère à café de sel
  • 1 cuillère à café de levure chimique (ou ¾ cc levure +½ cc bicarbonate de soude)
  • 115 g (ou 175 g) de beurre

Pour le flan :

  • 1 boîte de lait concentré sucré (398 g)
  • 125 mL de jus de citron fraîchement pressé
  • 1 zeste (de citron) finement râpé
  • 2 jaunes d’œufs
  • 170 g de framboises fraîches

Pour la pâte, mettre dans les ingrédients secs dans le bol du robot couteau, et mixer pour réduire les flocons d’avoine en poudre. Ajouter ensuite le beurre en morceaux, et pulser pour obtenir un sable grossier. Pour un flan, tout verser dans un plat beurré (taille A4 environ). Pour un crumble, verser seulement la moitié. Bien compresser la pâte avec les doigts pour faire une couche uniforme. Enfourner à 180°C pour précuire ce fond de tarte pendant 10 à 15 minutes. Laisser un peu refroidir, pendant la préparation du flan.

Pour le flan, fouetter ensemble tous les ingrédients, sauf les framboises. La crème va épaissir. Ajouter alors les framboises en mélangeant aussi délicatement que possible pour ne pas les briser.

Verser la crème sur le fond de tarte, et recouvrir éventuellement du sable réservé sans appuyer.

Cuire le tout pendant 15 à 20 minutes. Le flan ne doit pas colorer, mais le crumble doit dorer un peu.

Si possible, couper des carrés quand le gâteau est tiède. Réfrigérer avant de servir.

Vue d'ensemble du flan

Quelques remarques :

  • J’espère n’avoir embrouillé personne avec ma recette ‘2 en 1′. Au cas où, voici quelques précisions :
    • Pour faire un flan, l’intégralité de la pâte va dessous pour former un fond un peu épais. Pour des raisons d’esthétique, il ne doit pas brunir.
    • Pour faire un crumble (ou plus précisément un streusel, puisqu’il y a une croûte en-dessous), la moitié de la pâte va en-dessous pour former la croûte, et l’autre moitié forme le sable croustillant par-dessus la crème. De nouveau pour des raisons d’esthétique, on fera cette fois-ci dorer légèrement.
  • En ce qui concerne la crème, là aussi, on peut varier les plaisirs :
    • Celui des jaunes d’œufs : dans un crumble, les jaunes d’œuf ne sont pas indispensables : ils servent à colorer la crème, et à la raffermir un peu pour lui donner une consistance de flan, mais dans la version crumble, le sable cache la couleur de la crème, et aide aussi à sa tenue.
    • Celui des framboises : elles offrent un beau contraste de couleurs, à condition de ne pas trop mélanger, sous peine d’avoir une crème rose ! Quand il n’y en a pas assez, on peut les répartir sur la crème. On peut même en faire abstraction, ou pourquoi pas, échanger avec un autre fruit contrastant.
  • Et finalement pour les scientifiques, une petite question (je n’ai pas réponse à tout, et pas très envie de réfléchir, non plus !) : pourquoi l’acidité du citron fait-elle épaissir le lait concentré ? Est-ce une réaction semblable à celle qui fait cailler le lait frais ?

Encore une question en images...

Sur cette interrogation, je vous souhaite de bien vous amuser avec cette recette, et surtout, n’oubliez pas de réfrigérer !!! Croyez-moi, à température ambiante, le plaisir est entièrement gâché, j’en ai fait l’amère expérience.

flan ou crumble?

8 août 2010

Quiche au saumon fumé

Catégorie : Recettes, Salé – Natacha – 21:28

Quiche au saumon fumé

Récemment, on m’a demandé de contribuer à un repas de fin d’année avec une quiche. Comme l’un des convives était de confession musulmane, les lardons étaient à proscrire. J’ai donc tenté avec du saumon fumé, qui se trouvait être en promotion à ce moment-là. L’affaire était concluante, et des éloges en revinrent en guise de remerciements, mais pas de restes pour y goûter… Et, grand problème : je n’avais pas pris de photos. Or, pas de photos, pas de post… Ben oui, les photos, c’est un must !

Touche avance rapide… Monsieur B, extrêmement déçu de ne pas retrouver la recette sur le blog, commande une nouvelle quiche. Une occasion spéciale se présente, et, cette fois-ci, non seulement j’y goûte (là, vous devriez être très contents pour moi !), mais, en plus, la dame s’est faite photographier sous toutes ses coutures (si on peut le dire pour de la nourriture). Et là, c’est vous qui pouvez être contents, car du coup, vous pourrez faire la même pour vous ! Bon, ceci dit, je conseille quand même d’attendre que le saumon fumé soit en promotion, ou d’avoir une occasion spéciale, car le prix de revient est quand même élevé !

Et d'une couture...

Ingrédients :

Pour la pâte :

  • 200 g de farine
  • ½ cuillère à café de sel
  • 100 g de beurre froid
  • ½ verre d’eau froide

Pour la garniture :

  • 250 g de saumon fumé (si possible en tranches)
  • 3 œufs
  • 20 cL de crème liquide UHT
  • 1 petit suisse
  • 1 bonne cuillère à soupe de crème fraîche (bombée)
  • un peu de lait
  • 50 g de gruyère râpé
  • sel, poivre
  • 3 à 4 cuillères à soupe de ciboulette hachée

... et de deux...

Commencer par faire la pâte. Emietter du bout des doigts le beurre dans le mélange de farine et de sel jusqu’à l’obtention d’un sable grossier. S’il reste quelques petits morceaux de beurre, cela ne pose aucun problème. Ajouter de l’eau au fur et à mesure pour ne pas en mettre trop. Le but est d’obtenir une boule de pâte suffisamment malléable. Mettre à reposer au frais 1 heure, dans un film alimentaire. L’étaler au rouleau et la mettre dans le plat à tarte (préalablement graissé s’il n’est pas antiadhésif).

Pour la garniture, couper le saumon en petits morceaux et les répartir sur le fond de tarte. Dans un saladier, mélanger les œufs, les crèmes, le petit-suisse, le sel, le poivre et 20 g de gruyère. Ajouter un peu de lait si l’ensemble paraît trop pâteux. Verser cette crème sur le saumon. Répartir par-dessus la ciboulette, puis le reste de gruyère. Enfourner à 180°C pendant 40 minutes.

... et de trois... cest bientôt fini ?

Quelques remarques :

  • En ce qui concerne la pâte, c’est bien d’y accorder un peu plus d’attention qu’à l’ordinaire : une garniture fine appelle une pâte de qualité ! Les points importants à retenir : quelques petits morceaux de beurre permettront à la pâte de feuilleter un peu (ça, c’est bien !). Ne pas la malaxer trop longtemps, et la laisser longuement reposer lui évitent de se rétracter à la cuisson. On peut la faire la veille sans problème. Pour l’étaler plus facilement, on peut la sortir en avance du frigo. Finalement, j’utilise souvent du beurre demi-sel, et je diminue dans ce cas l’apport en sel.

zoom sur la pâte

  • En ce qui concerne le saumon, j’ai testé les lardons et les tranches (dans la même tarte). Les tranches étaient nettement meilleures, et pas forcément plus chères. Au lieu de les couper, on peut aussi déchirer avec les doigts (ça ne se voit pas). Si certaines tranches restent agglomérées, cela rajoute de l’intérêt à la dégustation.

zoom sur le saumon

  • En ce qui concerne la crème, j’ai repris essentiellement ma recette pour une quiche classique, mais, comme j’ai utilisé un plat plus grand (30 cm, je crois), j’ai rallongé. J’aime utiliser la crème liquide pour sa légèreté (en bouche, pas en graisses car je la prends non allégée !), mais je trouvais que le saumon nécessitait un peu plus d’acidité et de profondeur, d’où le mélange de crèmes.
  • Si on utilise de la ciboulette surgelée, ne pas hésiter à en mettre plus, car elle est plus fade que celle du jardin. Ne me demandez pas pour la ciboulette fraîche du magasin/marché, je n’ai pas testé. Le peu de gruyère que j’ai mis permet surtout d’avoir une jolie couleur dorée, et de raffermir un peu la crème.

Ouh là là, j’ai l’impression d’avoir été bavarde, tout ça pour une simple quiche ! Bravo à ceux qui m’ont lue jusqu’à la fin !

et pour finir, bon appétit !

5 avril 2010

Pain de singe

Catégorie : Recettes, Sucré – Natacha – 21:25

Bon, je suppose qu’il faut que je mette en ligne la recette du pain de singe. Oui, c’est ma traduction personnelle du terme ‘monkeybread’.

pain de singe

Ceci est un gâteau formé de petites boules de pâte levée, recouvertes d’un mélange de beurre fondu, de sucre et de cannelle, et empilées dans un grand moule en forme de couronne (nommé Bundt Pan, si vous voulez vraiment savoir). Comme je n’ai pas ce genre de moule, j’ai utilisé mon moule à kougelhof, qui s’en rapproche assez.

des petites boules...

Très bien, mais qu’est-ce que cela a à voir avec les singes ? Le secret est dans la façon de le manger : avec les doigts, en arrachant une boule après l’autre, et en se couvrant par la même occasion les doigts et la figure (cette partie est optionnelle !) de beurre caramélisé !

du caramel et de la cannelle...

J’avais souvent vu des recettes pour ceci, mais toujours en partant de mélanges tous prêts qui n’existent pas en France, et, même si je les trouvais dans une épicerie spécialisée, je ne les utiliserais pas, parce que j’aime mieux faire par moi-même. Enfin, bref, , j’ai trouvé une recette complète, alors j’ai tenté. Et le résultat est tentant, avec ses arômes de roulés à la cannelle… La main se retend infailliblement vers le plat ! Tiens, ça me rappelle le gâteau au beurre… Bon, la prochaine fois, promis, je vais essayer de trouver quelque chose de moins gras, de moins sucré, de moins tout-ce-qu’il-ne-faut-pas !

... qui n'attendent que des doigts gourmands !

Ingrédients :

Pour la pâte :

  • 30 g de beurre
  • 250 mL de lait
  • 85 mL d’eau
  • 50 g de sucre
  • 1 cube de levure fraîche, ou 1 sachet de levure de boulanger
  • 375 g de farine
  • 2 cuillères à café de sel

Pour l’enrobage :

  • 200 g de sucre de canne roux
  • 1 cuillère à café de cannelle
  • 115 g de beurre fondu

Faire fondre le beurre, puis, hors du feu, ajouter le lait, l’eau et le sucre. Vérifier en y trempant un doigt que le mélange est tiède, avant d’ajouter la levure. Bien mélanger. Mettre la farine et le sel dans le bol du robot, avec le crochet. A vitesse minimale, ajouter doucement le mélange de lait. Quand la pâte est homogène, augmenter légèrement la vitesse, et pétrir pendant 6 à 7 minutes, jusqu’à obtenir une pâte satinée et lisse, mais assez molle. La laisser lever à couvert et au chaud (25 à 30 °C, c’est bien), pendant 1 heure. Elle aura doublé de volume.

A ce moment, faire fondre le beurre (voire le laisser un peu brunir, pour donner un peu plus de goût). Mélanger d’autre part, dans un petit bol, le sucre et la cannelle. Penser à beurrer le moule.

Verser la pâte sur une surface farinée, et étaler en appuyant avec les doigts pour former un carré d’une vingtaine de centimètres. Avec un couteau aiguisé, faire 64 morceaux (7 coups dans un sens, et 7 coups dans l’autre), en séparant un peu la pâte au moment de la coupe.

Procéder ensuite, pour chaque morceau, comme suit (donc 64 fois, je sais, c’est un peu long). Prendre un morceau, le manipuler un peu pour qu’il ressemble plus à une boule. Le tremper dans le beurre fondu, égoutter, le rouler dans le sucre, et mettre dans le moule.

Couvrir le moule de film étirable, et laisser lever un peu plus d’une heure. Cela va bien gonfler.

Préchauffer le four à 175°C. Retirer le film et cuire le gâteau une bonne demi-heure. Il va brunir et caraméliser. Attention tout de même à ne pas le laisser brûler ! Laisser refroidir 5 minutes avant de démouler.

On peut le manger tiède, ou froid.

petit coup d'oeil au milieu

Quelques remarques :

  • J’ai mis moitié moins de cannelle que préconisé dans la recette, pour une question de goût. Aussi, pour tremper, j’ai utilisé du beurre demi-sel, mais ça, vous vous en doutiez !
  • Pour tremper, au début, quand le beurre est chaud, il est plus prudent d’utiliser une fourchette pour tremper les petites boules, mais ensuite, je trouve que cela va plus vite avec les doigts.
  • Comme je n’ai peur de rien, j’ai mélangé le reste de sucre et de beurre, et j’ai arrosé le tout sur les boules de pâte.
  • Ah oui, pour couper en 64 morceaux… Si le carré n’est pas carré, et que les 64 deviennent plutôt 62 ou 63, ou d’autres nombres, personne ne va vous gronder ! C’est surtout un ordre de grandeur.
  • Laisser reposer quelques minutes dans le moule avant de démouler permet au caramel de figer un peu et d’être aussi absorbé par la pâte. Ainsi, lors du démoulage, les petites boules patiemment empilées ne s’échapperont pas. Si on attend trop longtemps, le caramel va coller au moule… Bref, désastre en perspective !
  • Pour les becs sucrés, le gâteau peut être glacé. Je vous renvoie alors vers ici (en anglais), car je n’ai pas essayé.

ça vous tente?

30 mars 2010

Gâteau au beurre comme à Saint-Louis

Catégorie : Recettes, Sucré – Natacha – 17:14

Ce gâteau est à faire absolument, car il est absolument bon. D’ailleurs, je l’ai fait deux weekends de suite (oui, c’est bon à ce point-là !). Mais il vaut mieux être nombreux à le déguster. Je m’explique : plus il y a de monde, moins il y aura de parts par personne, et donc impossibilité matérielle d’en reprendre une troisième ou oserais-je le dire ? quatrième fois ! Et croyez-moi, si le goût vaut bien une entorse à la modération alimentaire, il ne faut pas transformer cette entorse en fracture ouverte ! Oui, comme le laisse supposer son nom, c’est un gâteau riche, mais il en faut bien de temps en temps…

Deux couches

C’est un gâteau à deux couches : une pâte à brioche en-dessous, et une pâte fondante (gooey en anglais) au-dessus. Mais, dans le four, elles migrent doucement, et on se retrouve avec, dans l’ordre depuis le bas, une croûte de pâte briochée, le fondant, la brioche, et une croûte toute craquante de pâte fondante. D’autre part, la recette, que j’ai trouvée ici, m’a intriguée par le traitement peu conventionnel de la pâte à brioche : on commence par le beurre et le sucre, comme pour un gâteau normal, et on ajoute la levure de boulanger à la fin ; alors que, traditionnellement, dans une brioche, on prépare d’abord une pâte à base de levure, farine, sucre et œufs, avant d’incorporer le beurre mou tout après le pétrissage.

une croûte dorée, craquante et ondulée

Voici, en votre honneur, la traduction/adaptation en français. Je signale que c’est une recette pour 16 à 20 parts. Je le recommande plutôt pour une dizaine, en coupant des petites parts, pour que chacun ait le plaisir de se resservir, et de goûter le bord et aussi le milieu !

Ingrédients :

Pour la brioche :

  • 3 cuillères à soupe de lait
  • 1 cube (20 g) de levure de boulanger fraîche
  • 85 g de beurre à température ambiante
  • 3 cuillères à soupe de sucre
  • 1 cuillère à café de sel
  • 1 gros œuf
  • 220 g de farine

Pour le fondant:

  • 3 cuillères à soupe + 1 cuillère à café de sirop de sucre de canne
  • 2 ½ cuillères à café de vanille liquide
  • 175 g de beurre à température ambiante
  • 300 g de sucre
  • ½ cuillère à café de sel
  • 1 gros œuf
  • 150 g de farine
  • Sucre glace pour saupoudrer

La pâte à brioche : Dans un petit bol, mélanger le lait et 2 cuillères à soupe d’eau chaude, pour obtenir un mélange tiède. Y émietter la levure et battre doucement jusqu’à dissolution complète.

Dans le robot batteur, mélanger le beurre, le sucre et le sel jusqu’à l’obtention d’un mélange crémeux. Ramener le tout au fond avec une spatule, ajouter l’œuf et battre de nouveau. Ajouter ensuite la farine et le mélange de levure en alternant. Penser à bien ramener ce qui remonte sur les bords. Utiliser ensuite le crochet pour pétrir la pâte pendant 7 à 10 minutes.

Mettre la pâte dans un plat (de préférence en porcelaine à feu) graissé et de taille A4 (oui, je ne sors pas mon mètre à chaque fois que je fais la cuisine, et j’imagine que vous non plus ! Comme tout le monde visualise la taille d’une feuille de papier, je trouve que c’est plus simple). L’étirer, la presser du bout des doigts pour former une couche aussi uniforme que possible. Recouvrir d’un film cellophane et laisser lever au chaud pendant 2 à 3 heures. On peut aussi laisser la nuit au frigo, et laisser lever 1 à 2 h le lendemain.

Le fondant : Quand la pâte est levée, préparer le fondant, et préchauffer le four à 175°C. Dans un petit bol, mélanger le sirop de sucre de canne, 2 cuillères à soupe d’eau et la vanille. Dans le batteur, mélanger le beurre, le sucre et le sel. Battre pendant 5 à 7 minutes jusqu’à obtenir une crème légère et mousseuse. Ramener le tout vers le fond et ajouter l’œuf. Bien battre. Ajouter la farine et le sirop vanillé en alternant. Penser à ramener vers le fond ce qui remonte sur les bords.

Avec une cuillère et une spatule, répartir délicatement cette pâte sur la pâte levée. Etaler en essayant de ne pas faire trop redescendre la pâte levée qui se trouve en dessous. Attention à bien en mettre jusqu’aux bords. Cuire de 30 à 45 minutes. Le gâteau va bien lever (peut-être même déborder!), et dorer. Comme on souhaite un intérieur fondant, il doit rester liquide à l’intérieur. La clé est donc d’avoir une surface bien dorée, mais non brûlée !

Laisser refroidir dans le plat, puis, si ce n’est pas encore assez sucré (J), saupoudrer de sucre glace. J’ai testé avec et sans, et je préfère sans.

gâteau au beurre

Quelques remarques :

  • Le sirop de sucre de canne (que l’on trouve au rayon apéritifs, à côté du rhum) est ma propre alternative au ‘light corn syrup’. Il sert à obtenir cette texture fondante. On peut éventuellement faire un sirop de sucre (faire bouillir du sucre dans de l’eau jusqu’à ébullition, laisser bouillir deux-trois minutes pour obtenir un sirop, laisser refroidir).
  • Pour ceux qui commencent à me connaître, ils se doutent que j’ai remplacé tous les mélanges de beurre + sel par du beurre demi-sel !
  • N’en mangez pas trop tout de même, je ne voudrais pas être responsable si vous devez changer toute la garde-robe !
  • Désolée, quand j’ai pensé à faire les photos, le gâteau était déjà bien entamé !

27 mars 2010

Pangasius et brocolis

Catégorie : Recettes, Recettes pour allergiques, Salé – Natacha – 18:41

pangasius et brocolis

Avec cette recette, j’ai réussi à convertir les grimaces (oh, non ! pas du brocoli ! beurk !) en sourires (je peux en avoir encore ?). C’est aussi un bon moyen de rendre le poisson de rivière savoureux (ce n’est pas vraiment ma saveur préférée), en y ajoutant des légumes, et en l’accommodant à la façon asiatique (à ma sauce, c’est-à-dire des légumes moins croquants !). Je rajouterai encore que la recette est donnée selon ma façon de cuisiner : tout en même temps, peu de préparations avant, mais plutôt au fil de l’eau.

Ingrédients (pour 5 personnes) :

  • 1 à 2 cuillères à soupe d’huile
  • 500 g de brocoli frais (ou 300 g de bouquets)
  • 1 poireau
  • 1/3 de chou chinois
  • 1 cm3 de gingembre frais
  • 1 ou 2 piments verts
  • 3 à 4 gousses d’ail
  • 500 g environ de poisson
  • Sel
  • 1 petit verre de vin blanc
  • Sauce soja
  • Mirin
  • Huile de sésame
  • Coriandre (éventuellement)
  • Riz

Commencer par mettre l’eau du riz à chauffer. Quand elle sera bouillante (admirez ma façon de contourner l’usage du participe passé du verbe ‘bouillir’ !), il faudra saler et mettre le riz à cuire. Mettre aussi de l’huile dans le wok, et chauffer doucement (il doit être bien chaud quand le brocoli sera prêt, on travaillera ensuite à feu vif). Couper le brocoli en petits bouquets, les laver et les égoutter. Garder la tige pour la purée du bébé ou la soupe. Mettre à frire le brocoli. Pendant ce temps, préparer le poireau (penser tout de même à remuer de temps en temps). Enlever la tête, la queue et la première peau du poireau, puis l’émincer finement. Laver et égoutter. Ajouter dans le wok. Emincer finement le chou chinois, laver et égoutter, ajouter dans le wok. Peler le gingembre, le hacher très finement et ajouter dans le wok. Dès l’ajout du gingembre, il faut remuer plus souvent pour éviter qu’il ne brûle. Laver le piment, le fendre et ôter les pépins. Emincer finement et ajouter dans le wok. Peler et hacher les gousses d’ail, ajouter dans le wok. Ca y est, on a fini pour les légumes ! Rincer le poisson sous l’eau courante, le couper en bouchées et ajouter dans le wok. Saler (attention, pas trop car on mettra aussi de la sauce soja). Verser le vin blanc. Bien gratter le fond pour tout décoller. Laisser mijoter au moins 5 minutes, histoire de cuire le poisson. On en profitera pour tout ranger et nettoyer, pendant que les esclaves enfants mettent la table. Juste avant d’éteindre, ajouter de la sauce soja (environ 2 cuillères à café ?) et un trait de mirin (voir ci-dessous pour des alternatives). Faire bouillir 10 secondes et éteindre. Aromatiser avec quelques gouttes d’huile de sésame. Si on le désire, parsemer de pluches de coriandre fraîche. Servir sur le riz.

de près

Quelques remarques :

  • A propos des ingrédients : pour le poisson, j’ai utilisé du pangasius, mais j’imagine que tout poisson blanc de rivière devrait convenir. Pour du poisson de mer, je pense que les saveurs se marieraient moins bien. Pour la sauce soja, mieux vaut vérifier lors de l’achat l’absence de (mono)glutamate de sodium (quand on peut l’éviter, autant le faire !). Le mirin est un assaisonnement japonais à base d’alcool et de vinaigre de riz, avec un peu de sucre. On peut facilement le remplacer par du vinaigre (de riz, ou encore de cidre…) et une pincée de sucre. En ce qui concerne l’huile de sésame, j’en ai mis parce que j’en ai, mais on peut s’en passer !
  • Le wok : c’est une casserole ou poêle dont le fond est arrondi. Cela permet une cuisson plus uniforme des aliments quand on travaille à feu vif. On peut très bien utiliser une sauteuse, mais il faudra prendre soin de remuer plus souvent.
  • Pour émincer rapidement, j’utilise un grand couteau japonais que j’aiguise juste avant. Une fois qu’on l’a essayé, on le garde !
  • Le piment vert pique peu, à condition de l’épépiner. Pour ce faire, le fendre en deux et, avec la pointe du couteau, enlever la partie blanche. Passer à l’eau pour chasser tous les pépins. Attention à ne pas trop toucher le piment avec les doigts : le ‘piquant’ reste sur les doigts, même après lavage. On le sent si on se lèche le doigt (mais personne ne fait ça en cuisine, n’est-ce pas ?), ou, plus ennuyeux, si on se frotte les yeux.

dans le wok

12 mars 2010

La meilleure pizza de la maison

Catégorie : Recettes, Recettes pour allergiques, Salé – Natacha – 0:17

Ca y est, je me décide à ressusciter ce blog pour faire avec vous de la pizza. On en a eu ce midi, et comme j’avais déjà des photos sur mon disque dur, ce sera assez simple. En effet, en ce moment, je joue peu en cuisine par manque de temps et d’envie, et l’habitude de tout photographier a été perdue.

fromage dégoulinant...

Chez nous, la pizza a presque toujours la même garniture : à base de chorizo. Après de multiples tentatives, c’est celle-là qui remporte l’unanimité, sachant que thon/tomates arrive juste derrière. Pour accommoder les allergies, il y a toujours 2 pizzas, mais je crains devoir bientôt augmenter la taille, car le petit dernier, en y goûtant aujourd’hui, a manifesté fortement son appréciation !

version sans fromage

Ingrédients (pour 2 pizzas, 1 petite et une grande) :

  • Pâte :
    • 450 g de farine (type 55 ou plus)
    • 20 g de levure fraîche
    • 4 cuillères à soupe d’huile d’olive
    • 1 cuillère à café de sel
    • 200 mL d’eau tiède
  • Sauce :
    • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
    • 2 oignons
    • 1 grande boîte de tomates pelées
    • 1 toute petite boîte de concentré de tomates
    • 2 cuillères à café d’origan séché
    • Sel, poivre
    • 3 gousses d’ail
  • Garniture :
    • 1 chorizo fort
    • ½ poivron rouge
    • 4 à 5 anchois à l’huile
    • 1 pain de mozzarella
    • 3 cuillères à soupe de parmesan râpé
    • Origan
    • Huile d’olive

Pour la pâte : dans un saladier, mélanger tous les ingrédients à la main en pétrissant jusqu’à l’obtention d’une boule homogène (5 minutes environ). Recouvrir d’un torchon (propre, bien évidemment), et laisser lever pendant une heure environ dans un endroit chaud. Le volume doit avoir bien augmenté, voire doublé.

boule de pâte

Pour la sauce : pendant ce temps, faire revenir dans l’huile d’olive les oignons hachés, jusqu’à ce qu’ils commencent à prendre couleur. Ajouter alors les tomates (2 types), une cuillère à café d’origan et assaisonner. Mélanger en écrasant les tomates. Porter à ébullition puis couvrir. Laisser mijoter à feu doux pendant 40 minutes. En fin de cuisson, si la sauce semble trop liquide, laisser bouillir quelque temps à découvert. Hors du feu, ajouter le reste d’origan et l’ail haché fin. Penser à goûter et à rectifier l’assaisonnement.

les oignons, les tomates, après cuisson, on ajoute l'ail

Pour monter la pizza : étirer la pâte pour garnir les plaques (j’utilise, ô scandale, un rouleau à pâtisserie). Y étaler la sauce tomate sans noyer la pâte (les restes de sauce pourront être mangés avec des pâtes). Répartir des rondelles de chorizo et des lanières de poivron. Recouvrir de mozzarella tranchée et de parmesan. Pour finir, arroser d’un trait d’huile d’olive et saupoudrer généreusement d’origan. Pour les allergiques au fromage, on le remplace par des anchois.

le montage, pas à pas

Cuisson : enfourner dans un four préchauffé à 200°C et cuire 17 minutes.

après cuisson

Quelques remarques :

  • Pour la pâte, j’utilise de la farine bio, de type 65, en mettant parfois un peu de farine complète. Une farine de type 45 est moins adaptée car elle contient moins de gluten. Or lors du pétrissage, on allonge les protéines de gluten pour qu’elles retiennent mieux les bulles d’air créées par la levure, ce qui permet à la pâte de mieux lever. Ceci dit, un pétrissage court suffit, car c’est pour de la pizza, et non du pain.
  • Pour la sauce, on ajoute l’ail tout à la fin afin de préserver sa saveur et son arôme. C’est une astuce que j’utilise pour toutes les sauces à base de tomate : ajouter de l’ail haché après la cuisson. Mmmmm !
  • Pour la garniture, notre famille préfère un chorizo fort, mais le doux n’enlève rien au goût, j’ai déjà testé pour vous. Notre préféré, c’est César Moroni, qui convient aussi à mon fils. Pour la mozzarella, pendant longtemps, je prenais un pain spécial cuisine de 400 g, facile à trancher et bien fondant, mais mon supermarché n’en vend plus. Aujourd’hui, j’ai donc utilisé un pain de 250 g et une petite boule.

bon appétit !à vous aussi !