5 avril 2010

Pain de singe

Catégorie : Recettes, Sucré – Natacha – 21:25

Bon, je suppose qu’il faut que je mette en ligne la recette du pain de singe. Oui, c’est ma traduction personnelle du terme ‘monkeybread’.

pain de singe

Ceci est un gâteau formé de petites boules de pâte levée, recouvertes d’un mélange de beurre fondu, de sucre et de cannelle, et empilées dans un grand moule en forme de couronne (nommé Bundt Pan, si vous voulez vraiment savoir). Comme je n’ai pas ce genre de moule, j’ai utilisé mon moule à kougelhof, qui s’en rapproche assez.

des petites boules...

Très bien, mais qu’est-ce que cela a à voir avec les singes ? Le secret est dans la façon de le manger : avec les doigts, en arrachant une boule après l’autre, et en se couvrant par la même occasion les doigts et la figure (cette partie est optionnelle !) de beurre caramélisé !

du caramel et de la cannelle...

J’avais souvent vu des recettes pour ceci, mais toujours en partant de mélanges tous prêts qui n’existent pas en France, et, même si je les trouvais dans une épicerie spécialisée, je ne les utiliserais pas, parce que j’aime mieux faire par moi-même. Enfin, bref, , j’ai trouvé une recette complète, alors j’ai tenté. Et le résultat est tentant, avec ses arômes de roulés à la cannelle… La main se retend infailliblement vers le plat ! Tiens, ça me rappelle le gâteau au beurre… Bon, la prochaine fois, promis, je vais essayer de trouver quelque chose de moins gras, de moins sucré, de moins tout-ce-qu’il-ne-faut-pas !

... qui n'attendent que des doigts gourmands !

Ingrédients :

Pour la pâte :

  • 30 g de beurre
  • 250 mL de lait
  • 85 mL d’eau
  • 50 g de sucre
  • 1 cube de levure fraîche, ou 1 sachet de levure de boulanger
  • 375 g de farine
  • 2 cuillères à café de sel

Pour l’enrobage :

  • 200 g de sucre de canne roux
  • 1 cuillère à café de cannelle
  • 115 g de beurre fondu

Faire fondre le beurre, puis, hors du feu, ajouter le lait, l’eau et le sucre. Vérifier en y trempant un doigt que le mélange est tiède, avant d’ajouter la levure. Bien mélanger. Mettre la farine et le sel dans le bol du robot, avec le crochet. A vitesse minimale, ajouter doucement le mélange de lait. Quand la pâte est homogène, augmenter légèrement la vitesse, et pétrir pendant 6 à 7 minutes, jusqu’à obtenir une pâte satinée et lisse, mais assez molle. La laisser lever à couvert et au chaud (25 à 30 °C, c’est bien), pendant 1 heure. Elle aura doublé de volume.

A ce moment, faire fondre le beurre (voire le laisser un peu brunir, pour donner un peu plus de goût). Mélanger d’autre part, dans un petit bol, le sucre et la cannelle. Penser à beurrer le moule.

Verser la pâte sur une surface farinée, et étaler en appuyant avec les doigts pour former un carré d’une vingtaine de centimètres. Avec un couteau aiguisé, faire 64 morceaux (7 coups dans un sens, et 7 coups dans l’autre), en séparant un peu la pâte au moment de la coupe.

Procéder ensuite, pour chaque morceau, comme suit (donc 64 fois, je sais, c’est un peu long). Prendre un morceau, le manipuler un peu pour qu’il ressemble plus à une boule. Le tremper dans le beurre fondu, égoutter, le rouler dans le sucre, et mettre dans le moule.

Couvrir le moule de film étirable, et laisser lever un peu plus d’une heure. Cela va bien gonfler.

Préchauffer le four à 175°C. Retirer le film et cuire le gâteau une bonne demi-heure. Il va brunir et caraméliser. Attention tout de même à ne pas le laisser brûler ! Laisser refroidir 5 minutes avant de démouler.

On peut le manger tiède, ou froid.

petit coup d'oeil au milieu

Quelques remarques :

  • J’ai mis moitié moins de cannelle que préconisé dans la recette, pour une question de goût. Aussi, pour tremper, j’ai utilisé du beurre demi-sel, mais ça, vous vous en doutiez !
  • Pour tremper, au début, quand le beurre est chaud, il est plus prudent d’utiliser une fourchette pour tremper les petites boules, mais ensuite, je trouve que cela va plus vite avec les doigts.
  • Comme je n’ai peur de rien, j’ai mélangé le reste de sucre et de beurre, et j’ai arrosé le tout sur les boules de pâte.
  • Ah oui, pour couper en 64 morceaux… Si le carré n’est pas carré, et que les 64 deviennent plutôt 62 ou 63, ou d’autres nombres, personne ne va vous gronder ! C’est surtout un ordre de grandeur.
  • Laisser reposer quelques minutes dans le moule avant de démouler permet au caramel de figer un peu et d’être aussi absorbé par la pâte. Ainsi, lors du démoulage, les petites boules patiemment empilées ne s’échapperont pas. Si on attend trop longtemps, le caramel va coller au moule… Bref, désastre en perspective !
  • Pour les becs sucrés, le gâteau peut être glacé. Je vous renvoie alors vers ici (en anglais), car je n’ai pas essayé.

ça vous tente?

30 mars 2010

Gâteau au beurre comme à Saint-Louis

Catégorie : Recettes, Sucré – Natacha – 17:14

Ce gâteau est à faire absolument, car il est absolument bon. D’ailleurs, je l’ai fait deux weekends de suite (oui, c’est bon à ce point-là !). Mais il vaut mieux être nombreux à le déguster. Je m’explique : plus il y a de monde, moins il y aura de parts par personne, et donc impossibilité matérielle d’en reprendre une troisième ou oserais-je le dire ? quatrième fois ! Et croyez-moi, si le goût vaut bien une entorse à la modération alimentaire, il ne faut pas transformer cette entorse en fracture ouverte ! Oui, comme le laisse supposer son nom, c’est un gâteau riche, mais il en faut bien de temps en temps…

Deux couches

C’est un gâteau à deux couches : une pâte à brioche en-dessous, et une pâte fondante (gooey en anglais) au-dessus. Mais, dans le four, elles migrent doucement, et on se retrouve avec, dans l’ordre depuis le bas, une croûte de pâte briochée, le fondant, la brioche, et une croûte toute craquante de pâte fondante. D’autre part, la recette, que j’ai trouvée ici, m’a intriguée par le traitement peu conventionnel de la pâte à brioche : on commence par le beurre et le sucre, comme pour un gâteau normal, et on ajoute la levure de boulanger à la fin ; alors que, traditionnellement, dans une brioche, on prépare d’abord une pâte à base de levure, farine, sucre et œufs, avant d’incorporer le beurre mou tout après le pétrissage.

une croûte dorée, craquante et ondulée

Voici, en votre honneur, la traduction/adaptation en français. Je signale que c’est une recette pour 16 à 20 parts. Je le recommande plutôt pour une dizaine, en coupant des petites parts, pour que chacun ait le plaisir de se resservir, et de goûter le bord et aussi le milieu !

Ingrédients :

Pour la brioche :

  • 3 cuillères à soupe de lait
  • 1 cube (20 g) de levure de boulanger fraîche
  • 85 g de beurre à température ambiante
  • 3 cuillères à soupe de sucre
  • 1 cuillère à café de sel
  • 1 gros œuf
  • 220 g de farine

Pour le fondant:

  • 3 cuillères à soupe + 1 cuillère à café de sirop de sucre de canne
  • 2 ½ cuillères à café de vanille liquide
  • 175 g de beurre à température ambiante
  • 300 g de sucre
  • ½ cuillère à café de sel
  • 1 gros œuf
  • 150 g de farine
  • Sucre glace pour saupoudrer

La pâte à brioche : Dans un petit bol, mélanger le lait et 2 cuillères à soupe d’eau chaude, pour obtenir un mélange tiède. Y émietter la levure et battre doucement jusqu’à dissolution complète.

Dans le robot batteur, mélanger le beurre, le sucre et le sel jusqu’à l’obtention d’un mélange crémeux. Ramener le tout au fond avec une spatule, ajouter l’œuf et battre de nouveau. Ajouter ensuite la farine et le mélange de levure en alternant. Penser à bien ramener ce qui remonte sur les bords. Utiliser ensuite le crochet pour pétrir la pâte pendant 7 à 10 minutes.

Mettre la pâte dans un plat (de préférence en porcelaine à feu) graissé et de taille A4 (oui, je ne sors pas mon mètre à chaque fois que je fais la cuisine, et j’imagine que vous non plus ! Comme tout le monde visualise la taille d’une feuille de papier, je trouve que c’est plus simple). L’étirer, la presser du bout des doigts pour former une couche aussi uniforme que possible. Recouvrir d’un film cellophane et laisser lever au chaud pendant 2 à 3 heures. On peut aussi laisser la nuit au frigo, et laisser lever 1 à 2 h le lendemain.

Le fondant : Quand la pâte est levée, préparer le fondant, et préchauffer le four à 175°C. Dans un petit bol, mélanger le sirop de sucre de canne, 2 cuillères à soupe d’eau et la vanille. Dans le batteur, mélanger le beurre, le sucre et le sel. Battre pendant 5 à 7 minutes jusqu’à obtenir une crème légère et mousseuse. Ramener le tout vers le fond et ajouter l’œuf. Bien battre. Ajouter la farine et le sirop vanillé en alternant. Penser à ramener vers le fond ce qui remonte sur les bords.

Avec une cuillère et une spatule, répartir délicatement cette pâte sur la pâte levée. Etaler en essayant de ne pas faire trop redescendre la pâte levée qui se trouve en dessous. Attention à bien en mettre jusqu’aux bords. Cuire de 30 à 45 minutes. Le gâteau va bien lever (peut-être même déborder!), et dorer. Comme on souhaite un intérieur fondant, il doit rester liquide à l’intérieur. La clé est donc d’avoir une surface bien dorée, mais non brûlée !

Laisser refroidir dans le plat, puis, si ce n’est pas encore assez sucré (J), saupoudrer de sucre glace. J’ai testé avec et sans, et je préfère sans.

gâteau au beurre

Quelques remarques :

  • Le sirop de sucre de canne (que l’on trouve au rayon apéritifs, à côté du rhum) est ma propre alternative au ‘light corn syrup’. Il sert à obtenir cette texture fondante. On peut éventuellement faire un sirop de sucre (faire bouillir du sucre dans de l’eau jusqu’à ébullition, laisser bouillir deux-trois minutes pour obtenir un sirop, laisser refroidir).
  • Pour ceux qui commencent à me connaître, ils se doutent que j’ai remplacé tous les mélanges de beurre + sel par du beurre demi-sel !
  • N’en mangez pas trop tout de même, je ne voudrais pas être responsable si vous devez changer toute la garde-robe !
  • Désolée, quand j’ai pensé à faire les photos, le gâteau était déjà bien entamé !

27 mars 2010

Pangasius et brocolis

Catégorie : Recettes, Recettes pour allergiques, Salé – Natacha – 18:41

pangasius et brocolis

Avec cette recette, j’ai réussi à convertir les grimaces (oh, non ! pas du brocoli ! beurk !) en sourires (je peux en avoir encore ?). C’est aussi un bon moyen de rendre le poisson de rivière savoureux (ce n’est pas vraiment ma saveur préférée), en y ajoutant des légumes, et en l’accommodant à la façon asiatique (à ma sauce, c’est-à-dire des légumes moins croquants !). Je rajouterai encore que la recette est donnée selon ma façon de cuisiner : tout en même temps, peu de préparations avant, mais plutôt au fil de l’eau.

Ingrédients (pour 5 personnes) :

  • 1 à 2 cuillères à soupe d’huile
  • 500 g de brocoli frais (ou 300 g de bouquets)
  • 1 poireau
  • 1/3 de chou chinois
  • 1 cm3 de gingembre frais
  • 1 ou 2 piments verts
  • 3 à 4 gousses d’ail
  • 500 g environ de poisson
  • Sel
  • 1 petit verre de vin blanc
  • Sauce soja
  • Mirin
  • Huile de sésame
  • Coriandre (éventuellement)
  • Riz

Commencer par mettre l’eau du riz à chauffer. Quand elle sera bouillante (admirez ma façon de contourner l’usage du participe passé du verbe ‘bouillir’ !), il faudra saler et mettre le riz à cuire. Mettre aussi de l’huile dans le wok, et chauffer doucement (il doit être bien chaud quand le brocoli sera prêt, on travaillera ensuite à feu vif). Couper le brocoli en petits bouquets, les laver et les égoutter. Garder la tige pour la purée du bébé ou la soupe. Mettre à frire le brocoli. Pendant ce temps, préparer le poireau (penser tout de même à remuer de temps en temps). Enlever la tête, la queue et la première peau du poireau, puis l’émincer finement. Laver et égoutter. Ajouter dans le wok. Emincer finement le chou chinois, laver et égoutter, ajouter dans le wok. Peler le gingembre, le hacher très finement et ajouter dans le wok. Dès l’ajout du gingembre, il faut remuer plus souvent pour éviter qu’il ne brûle. Laver le piment, le fendre et ôter les pépins. Emincer finement et ajouter dans le wok. Peler et hacher les gousses d’ail, ajouter dans le wok. Ca y est, on a fini pour les légumes ! Rincer le poisson sous l’eau courante, le couper en bouchées et ajouter dans le wok. Saler (attention, pas trop car on mettra aussi de la sauce soja). Verser le vin blanc. Bien gratter le fond pour tout décoller. Laisser mijoter au moins 5 minutes, histoire de cuire le poisson. On en profitera pour tout ranger et nettoyer, pendant que les esclaves enfants mettent la table. Juste avant d’éteindre, ajouter de la sauce soja (environ 2 cuillères à café ?) et un trait de mirin (voir ci-dessous pour des alternatives). Faire bouillir 10 secondes et éteindre. Aromatiser avec quelques gouttes d’huile de sésame. Si on le désire, parsemer de pluches de coriandre fraîche. Servir sur le riz.

de près

Quelques remarques :

  • A propos des ingrédients : pour le poisson, j’ai utilisé du pangasius, mais j’imagine que tout poisson blanc de rivière devrait convenir. Pour du poisson de mer, je pense que les saveurs se marieraient moins bien. Pour la sauce soja, mieux vaut vérifier lors de l’achat l’absence de (mono)glutamate de sodium (quand on peut l’éviter, autant le faire !). Le mirin est un assaisonnement japonais à base d’alcool et de vinaigre de riz, avec un peu de sucre. On peut facilement le remplacer par du vinaigre (de riz, ou encore de cidre…) et une pincée de sucre. En ce qui concerne l’huile de sésame, j’en ai mis parce que j’en ai, mais on peut s’en passer !
  • Le wok : c’est une casserole ou poêle dont le fond est arrondi. Cela permet une cuisson plus uniforme des aliments quand on travaille à feu vif. On peut très bien utiliser une sauteuse, mais il faudra prendre soin de remuer plus souvent.
  • Pour émincer rapidement, j’utilise un grand couteau japonais que j’aiguise juste avant. Une fois qu’on l’a essayé, on le garde !
  • Le piment vert pique peu, à condition de l’épépiner. Pour ce faire, le fendre en deux et, avec la pointe du couteau, enlever la partie blanche. Passer à l’eau pour chasser tous les pépins. Attention à ne pas trop toucher le piment avec les doigts : le ‘piquant’ reste sur les doigts, même après lavage. On le sent si on se lèche le doigt (mais personne ne fait ça en cuisine, n’est-ce pas ?), ou, plus ennuyeux, si on se frotte les yeux.

dans le wok

12 mars 2010

La meilleure pizza de la maison

Catégorie : Recettes, Recettes pour allergiques, Salé – Natacha – 0:17

Ca y est, je me décide à ressusciter ce blog pour faire avec vous de la pizza. On en a eu ce midi, et comme j’avais déjà des photos sur mon disque dur, ce sera assez simple. En effet, en ce moment, je joue peu en cuisine par manque de temps et d’envie, et l’habitude de tout photographier a été perdue.

fromage dégoulinant...

Chez nous, la pizza a presque toujours la même garniture : à base de chorizo. Après de multiples tentatives, c’est celle-là qui remporte l’unanimité, sachant que thon/tomates arrive juste derrière. Pour accommoder les allergies, il y a toujours 2 pizzas, mais je crains devoir bientôt augmenter la taille, car le petit dernier, en y goûtant aujourd’hui, a manifesté fortement son appréciation !

version sans fromage

Ingrédients (pour 2 pizzas, 1 petite et une grande) :

  • Pâte :
    • 450 g de farine (type 55 ou plus)
    • 20 g de levure fraîche
    • 4 cuillères à soupe d’huile d’olive
    • 1 cuillère à café de sel
    • 200 mL d’eau tiède
  • Sauce :
    • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
    • 2 oignons
    • 1 grande boîte de tomates pelées
    • 1 toute petite boîte de concentré de tomates
    • 2 cuillères à café d’origan séché
    • Sel, poivre
    • 3 gousses d’ail
  • Garniture :
    • 1 chorizo fort
    • ½ poivron rouge
    • 4 à 5 anchois à l’huile
    • 1 pain de mozzarella
    • 3 cuillères à soupe de parmesan râpé
    • Origan
    • Huile d’olive

Pour la pâte : dans un saladier, mélanger tous les ingrédients à la main en pétrissant jusqu’à l’obtention d’une boule homogène (5 minutes environ). Recouvrir d’un torchon (propre, bien évidemment), et laisser lever pendant une heure environ dans un endroit chaud. Le volume doit avoir bien augmenté, voire doublé.

boule de pâte

Pour la sauce : pendant ce temps, faire revenir dans l’huile d’olive les oignons hachés, jusqu’à ce qu’ils commencent à prendre couleur. Ajouter alors les tomates (2 types), une cuillère à café d’origan et assaisonner. Mélanger en écrasant les tomates. Porter à ébullition puis couvrir. Laisser mijoter à feu doux pendant 40 minutes. En fin de cuisson, si la sauce semble trop liquide, laisser bouillir quelque temps à découvert. Hors du feu, ajouter le reste d’origan et l’ail haché fin. Penser à goûter et à rectifier l’assaisonnement.

les oignons, les tomates, après cuisson, on ajoute l'ail

Pour monter la pizza : étirer la pâte pour garnir les plaques (j’utilise, ô scandale, un rouleau à pâtisserie). Y étaler la sauce tomate sans noyer la pâte (les restes de sauce pourront être mangés avec des pâtes). Répartir des rondelles de chorizo et des lanières de poivron. Recouvrir de mozzarella tranchée et de parmesan. Pour finir, arroser d’un trait d’huile d’olive et saupoudrer généreusement d’origan. Pour les allergiques au fromage, on le remplace par des anchois.

le montage, pas à pas

Cuisson : enfourner dans un four préchauffé à 200°C et cuire 17 minutes.

après cuisson

Quelques remarques :

  • Pour la pâte, j’utilise de la farine bio, de type 65, en mettant parfois un peu de farine complète. Une farine de type 45 est moins adaptée car elle contient moins de gluten. Or lors du pétrissage, on allonge les protéines de gluten pour qu’elles retiennent mieux les bulles d’air créées par la levure, ce qui permet à la pâte de mieux lever. Ceci dit, un pétrissage court suffit, car c’est pour de la pizza, et non du pain.
  • Pour la sauce, on ajoute l’ail tout à la fin afin de préserver sa saveur et son arôme. C’est une astuce que j’utilise pour toutes les sauces à base de tomate : ajouter de l’ail haché après la cuisson. Mmmmm !
  • Pour la garniture, notre famille préfère un chorizo fort, mais le doux n’enlève rien au goût, j’ai déjà testé pour vous. Notre préféré, c’est César Moroni, qui convient aussi à mon fils. Pour la mozzarella, pendant longtemps, je prenais un pain spécial cuisine de 400 g, facile à trancher et bien fondant, mais mon supermarché n’en vend plus. Aujourd’hui, j’ai donc utilisé un pain de 250 g et une petite boule.

bon appétit !à vous aussi !

6 décembre 2009

Quiche et Flamküche

Catégorie : Recettes, Recettes pour allergiques, Salé – Natacha – 22:58

L’autre jour, j’ai pu passer un peu de temps en cuisine. Ce furent deux heures productives, avec à la clé :

Des crudités :

Crudités

Carottes râpées,

carottes

Céleri rémoulade

céleri rémoulade

Et sa mayonnaise, pour ceux qui en désirent ;

mayo

Les ingrédients pour…

pulpepâte

Une tarte au potiron (non, elle n’est pas tombée par terre cette fois-ci) ;

tarte au potiron

Bien sûr, comme tous les jours ou presque, le repas du bébé.

cuisson babycook

C’est d’ailleurs l’occasion de chanter les louanges de ce petit robot que cuit à la vapeur et qui permet de mixer dans le même bol. Je prépare rapidement quelques légumes en même temps que les nôtres, je rajoute un peu de viande, souvent la même aussi. Il suffit de tourner le bouton, et le tout cuit pendant que je cuisine. Dans le bol aujourd’hui : pommes de terre et brocoli, et du poulet, avec un peu de pulpe de potiron.

purée du bébé

Et finalement une quiche lorraine (à ma façon)…

quiche

Et la flamküche associée.

flamküche

Associée, me direz-vous ? Mais oui ! Une quiche sans œufs et sans crème, c’est très difficile à concevoir, alors je préfère préparer une flamküche aux oignons. Mais sans plus tarder, recettes !

Tout d’abord la quiche :

Ingrédients :

Pâte :

  • 200 g de farine
  • 100 g de beurre ½ sel, sinon rajouter du sel
  • Quelques pincées d’herbes de Provence
  • ½ verre d’eau

Appareil :

  • 200 g de lardons nature
  • 2 œufs
  • 20 cL de crème liquide UHT
  • 1 petit suisse
  • Sel, poivre et noix de muscade
  • 50 g de gruyère

Pour la pâte : du bout des doigts, écraser les morceaux de beurre froid avec la farine, pour obtenir un sable grossier. Ajouter les assaisonnements, mélanger. Ajouter l’eau froide en s’arrêtant à la moitié. Bien écraser et mélanger pour obtenir une pâte qui peut se ramasser en boule. Ajouter le reste de l’eau si nécessaire. Etaler et foncer un moule beurré que l’on mettra au réfrigérateur, pendant 45 minutes au moins.

Battre ensemble les œufs, la crème, le petit suisse, les assaisonnements et le tiers du gruyère. S’arrêter dès que le mélange est homogène.

Répartir les lardons sur la pâte, verser le mélange d’œufs (l’appareil) dessus, et parsemer du reste de gruyère.

Enfourner 40 minutes à 180°C.

Quelques remarques :

  • En mélangeant le beurre et la farine, il ne faut pas craindre de laisser quelques grumeaux de beurre : ceux-ci permettront de feuilleter par endroits la pâte, ce qui la rendra plus croustillante. Ceci dit, il faut quand même en faire une pâte !
  • Cette fois-ci, j’ai étalé la pâte avant de la réfrigérer (question de timing). Ce qui est important, c’est de la laisser reposer assez longtemps pour qu’elle se détende. Autrement, elle va se rétracter à la cuisson.
  • Le petit suisse, c’est mon ingrédient secret. Le jour où j’en ai mis (dans un effort louable pour vider mon frigo), j’ai reçu un concert de louanges. Le petit suisse a été adopté. Mais attention, NON allégé en matières grasses ! La quiche, ce n’est pas souvent, alors autant en profiter !
  • On ne bat pas trop : plus on crée de bulles, plus la quiche gonfle pendant la cuisson (comme un soufflé), mais sa croûte risque alors de brûler le temps que le reste cuise.

quiche2

Délaissons la quiche et approchons-nous de la flamküche.

flamküche, détail

Ingrédients :

  • Un moule garni de pâte (voir plus bas)
  • 200 g de lardons fumés
  • 3 à 4 oignons
  • Huile
  • Herbes de Provence, sel, poivre
  • 2 yaourts de soja
  • Un peu de crème de soja

Eplucher et émincer les oignons, et les faire revenir doucement avec un peu d’huile dans une poêle. Quand ils commencent à devenir translucides, ajouter les lardons et poursuivre la cuisson à feu assez doux. Pendant ce temps, étaler un yaourt de soja sur la pâte, et saler légèrement. Quand les lardons sont cuits, parfumer avec des herbes de Provence (environ une cuillère à soupe) et le poivre, puis verser dans le moule. Par-dessus, étaler de nouveau un yaourt de soja, et ajouter un peu de crème de soja par endroits pour compléter.

Cuire 40 minutes à 180°C.

Quelques remarques :

Pour cette flamküche, j’ai utilisé une pâte feuilletée toute prête. En général, je fais une pâte au saindoux (mais pour ça, il faut en avoir J) : je procède comme pour la pâte brisée de la quiche ci-dessus, en mettant un peu moins de saindoux, car c’est un peu moins ferme que le beurre. La pâte au saindoux a bon goût, surtout si on remplace un peu de la farine par de la farine complète, mais elle est très friable. Quand elle est étalée, il faut la rouler autour du rouleau pour la transporter sans danger au-dessus du moule, ou encore l’étaler directement sur du papier cuisson.

Ci-dessous, une autre flamküche vue par ma fille.

flamküche 2

27 novembre 2009

Tarte au raisin frais

Catégorie : Recettes, Sucré – Natacha – 22:53

A la recherche d’un dessert fruité et simple à faire (à mes yeux), je suis tombée sur cette idée bien de saison. Ce sera aussi l’occasion de parler pâte à tarte…

tarte au raisin

J’entends trop souvent autour de moi : « les tartes, oui, mais la pâte, c’est bien trop compliqué ». Que nenni ! Il suffit de s’y prendre à l’avance. Par exemple, préparer la pâte dès le matin, pour qu’elle puisse reposer au frigo pendant le reste de la journée. Mélanger les ingrédients à la main, cela prend 5 minutes, auxquelles on rajoute 5 minutes pour rassembler et peser les dits ingrédients.

Bon, je l’admets, étaler la pâte peut prendre un peu de temps, surtout si elle a bien durci ! Mais avec un plan de travail et un rouleau bien farinés, c’est déjà plus simple. Reste à la mettre dans le moule. Pour cela, il est pratique de l’enrouler autour du rouleau pour la soulever.

Quels sont les avantages ? On peut décider du goût de sa pâte : ajouter des herbes de Provence, des épices ou du fromage pour une tarte salée, doser le sucre à son goût, ou ajouter de la vanille, de la cannelle ou que sais-je encore pour une pâte sucrée. On peut aussi choisir une épaisseur. On peut aussi modeler les bords (voir à ce propos mes commentaires en-dessous de la recette). Et puis, on peut annoncer fièrement : « C’est moi qui l’ai fait ! »

Ceci dit, je l’admets, j’ai recours à la pâte toute faite dans un cas : la pâte feuilletée ! J’en ai déjà fait, notamment pour des galettes des rois, et quel régal ! Mais le temps passé en cuisine est tellement long que je réserve le ‘fait maison’ aux grandes occasions. D’autant plus qu’une ‘grand-mère’ commerciale détient dans ses trésors une pâte feuilletée comestible par mon petit allergique.

Mais trêve de paroles, passons aux choses sérieuses ! (je pense que mes lectures médiévales déteignent sur moi !)

part de tarte

Ingrédients :

Pâte sablée :

  • 250 g de farine
  • 100 g de beurre
  • ½ cuillère à café de sel
  • 125 g de sucre
  • 4 jaunes d’œuf

Garniture :

  • 500 g de raisin
  • 3 œufs
  • 100 g de sucre
  • 25 cL de crème fraîche
  • 2,5 dL de lait
  • 1 dL de malaga

Pâte sablée :

Mélanger le beurre froid coupé en morceaux et la farine pour obtenir un ’sable’ régulier. (Il faut bien que le nom vienne de quelque part !) Ajouter le sucre et le sel, mélanger. Ajouter les jaunes d’œuf et malaxer rapidement avec la paume des mains, le terme technique étant ‘fraser’. Rassemble r en boule et laisser reposer au réfrigérateur 1 h au moins.

Tarte :

Etaler la pâte et en garnir un moule de 26 cm. Y placer les raisins bien serrés et enfourner à 210°C pendant 10 minutes. Cela nous laisse le temps de préparer la crème. Pour cela fouetter vivement les œufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange pâlisse. Ajouter la crème fraîche et de nouveau bien fouetter. Ajouter le lait et le malaga. Bien mélanger. Verser cette garniture sur les raisins et laisser cuire 30 minutes à 190°C.

Démouler la tarte une fois refroidie.

Quelques remarques :

  • Je n’ai pas tout à fait respecté les proportions pour la pâte, une fois n’est pas coutume. J’ai mis un peu plus (125 g) de beurre (le beurre, c’est bon, après tout !) et j’ai remplacé 4 jaunes d’œuf par 2 œufs entiers (c’est plus simple, non ?), en m’inspirant d’autres recettes de pâte sablée. Bien mal m’en a pris ! Ce n’est pas tant le goût (qui était très bon) que l’aspect qui m’a déçu…
  • J’ai réalisé ma tarte dans un moule à manqué, qui, outre ses dimensions appropriées, me semblait plus à même de contenir les gros grains du raisin Italia, et la crème par-dessus. Les bords étant lisses, je les ai crénelés patiemment  la main : pousser le bord de la pâte entre le pouce et l’index pour former le merlon (la dent), poser le pouce le long de la dent pour réaliser le créneau et recommencer. Seulement, à la cuisson, ma pâte trop beurrée (et peut-être aussi à cause des œufs ?) s’est affaissée, réduisant ainsi tout mon beau travail en bouillie. Moralité : passez du temps à enjoliver les choses quand vous faites le reste correctement.

le bord s'est affaissé

  • La crème est délicieuse, mais il y en avait trop, vu l’affaissement des bords. Je l’ai cuite seule dans un moule à part, mais j’aurais dû y ajouter des raisins pour la rendre plus digeste (ou moins écœurante, c’est vous qui voyez).
  • J’ai préféré mettre du malaga (un vin cuit assez sucré, du porto conviendrait aussi), plutôt qu’une liqueur plus forte pour que son goût n’altère pas celui du raisin. Il en ressort que cette combinaison exalte le goût du raisin, et le raisin amène juste ce qu’il faut d’acidité pour contrer l’effet sucré.

J’ai parlé plus haut de pâte feuilletée. Mon bonhomme s’est régalé d’une tarte aux pommes toute simple sans lait et sans œuf, mais faite avec amour à partir de pâte feuilletée du commerce !

tarte aux pommes