8 août 2010

Quiche au saumon fumé

Catégorie : Recettes, Salé – Natacha – 21:28

Quiche au saumon fumé

Récemment, on m’a demandé de contribuer à un repas de fin d’année avec une quiche. Comme l’un des convives était de confession musulmane, les lardons étaient à proscrire. J’ai donc tenté avec du saumon fumé, qui se trouvait être en promotion à ce moment-là. L’affaire était concluante, et des éloges en revinrent en guise de remerciements, mais pas de restes pour y goûter… Et, grand problème : je n’avais pas pris de photos. Or, pas de photos, pas de post… Ben oui, les photos, c’est un must !

Touche avance rapide… Monsieur B, extrêmement déçu de ne pas retrouver la recette sur le blog, commande une nouvelle quiche. Une occasion spéciale se présente, et, cette fois-ci, non seulement j’y goûte (là, vous devriez être très contents pour moi !), mais, en plus, la dame s’est faite photographier sous toutes ses coutures (si on peut le dire pour de la nourriture). Et là, c’est vous qui pouvez être contents, car du coup, vous pourrez faire la même pour vous ! Bon, ceci dit, je conseille quand même d’attendre que le saumon fumé soit en promotion, ou d’avoir une occasion spéciale, car le prix de revient est quand même élevé !

Et d'une couture...

Ingrédients :

Pour la pâte :

  • 200 g de farine
  • ½ cuillère à café de sel
  • 100 g de beurre froid
  • ½ verre d’eau froide

Pour la garniture :

  • 250 g de saumon fumé (si possible en tranches)
  • 3 œufs
  • 20 cL de crème liquide UHT
  • 1 petit suisse
  • 1 bonne cuillère à soupe de crème fraîche (bombée)
  • un peu de lait
  • 50 g de gruyère râpé
  • sel, poivre
  • 3 à 4 cuillères à soupe de ciboulette hachée

... et de deux...

Commencer par faire la pâte. Emietter du bout des doigts le beurre dans le mélange de farine et de sel jusqu’à l’obtention d’un sable grossier. S’il reste quelques petits morceaux de beurre, cela ne pose aucun problème. Ajouter de l’eau au fur et à mesure pour ne pas en mettre trop. Le but est d’obtenir une boule de pâte suffisamment malléable. Mettre à reposer au frais 1 heure, dans un film alimentaire. L’étaler au rouleau et la mettre dans le plat à tarte (préalablement graissé s’il n’est pas antiadhésif).

Pour la garniture, couper le saumon en petits morceaux et les répartir sur le fond de tarte. Dans un saladier, mélanger les œufs, les crèmes, le petit-suisse, le sel, le poivre et 20 g de gruyère. Ajouter un peu de lait si l’ensemble paraît trop pâteux. Verser cette crème sur le saumon. Répartir par-dessus la ciboulette, puis le reste de gruyère. Enfourner à 180°C pendant 40 minutes.

... et de trois... cest bientôt fini ?

Quelques remarques :

  • En ce qui concerne la pâte, c’est bien d’y accorder un peu plus d’attention qu’à l’ordinaire : une garniture fine appelle une pâte de qualité ! Les points importants à retenir : quelques petits morceaux de beurre permettront à la pâte de feuilleter un peu (ça, c’est bien !). Ne pas la malaxer trop longtemps, et la laisser longuement reposer lui évitent de se rétracter à la cuisson. On peut la faire la veille sans problème. Pour l’étaler plus facilement, on peut la sortir en avance du frigo. Finalement, j’utilise souvent du beurre demi-sel, et je diminue dans ce cas l’apport en sel.

zoom sur la pâte

  • En ce qui concerne le saumon, j’ai testé les lardons et les tranches (dans la même tarte). Les tranches étaient nettement meilleures, et pas forcément plus chères. Au lieu de les couper, on peut aussi déchirer avec les doigts (ça ne se voit pas). Si certaines tranches restent agglomérées, cela rajoute de l’intérêt à la dégustation.

zoom sur le saumon

  • En ce qui concerne la crème, j’ai repris essentiellement ma recette pour une quiche classique, mais, comme j’ai utilisé un plat plus grand (30 cm, je crois), j’ai rallongé. J’aime utiliser la crème liquide pour sa légèreté (en bouche, pas en graisses car je la prends non allégée !), mais je trouvais que le saumon nécessitait un peu plus d’acidité et de profondeur, d’où le mélange de crèmes.
  • Si on utilise de la ciboulette surgelée, ne pas hésiter à en mettre plus, car elle est plus fade que celle du jardin. Ne me demandez pas pour la ciboulette fraîche du magasin/marché, je n’ai pas testé. Le peu de gruyère que j’ai mis permet surtout d’avoir une jolie couleur dorée, et de raffermir un peu la crème.

Ouh là là, j’ai l’impression d’avoir été bavarde, tout ça pour une simple quiche ! Bravo à ceux qui m’ont lue jusqu’à la fin !

et pour finir, bon appétit !

27 mars 2010

Pangasius et brocolis

Catégorie : Recettes, Recettes pour allergiques, Salé – Natacha – 18:41

pangasius et brocolis

Avec cette recette, j’ai réussi à convertir les grimaces (oh, non ! pas du brocoli ! beurk !) en sourires (je peux en avoir encore ?). C’est aussi un bon moyen de rendre le poisson de rivière savoureux (ce n’est pas vraiment ma saveur préférée), en y ajoutant des légumes, et en l’accommodant à la façon asiatique (à ma sauce, c’est-à-dire des légumes moins croquants !). Je rajouterai encore que la recette est donnée selon ma façon de cuisiner : tout en même temps, peu de préparations avant, mais plutôt au fil de l’eau.

Ingrédients (pour 5 personnes) :

  • 1 à 2 cuillères à soupe d’huile
  • 500 g de brocoli frais (ou 300 g de bouquets)
  • 1 poireau
  • 1/3 de chou chinois
  • 1 cm3 de gingembre frais
  • 1 ou 2 piments verts
  • 3 à 4 gousses d’ail
  • 500 g environ de poisson
  • Sel
  • 1 petit verre de vin blanc
  • Sauce soja
  • Mirin
  • Huile de sésame
  • Coriandre (éventuellement)
  • Riz

Commencer par mettre l’eau du riz à chauffer. Quand elle sera bouillante (admirez ma façon de contourner l’usage du participe passé du verbe ‘bouillir’ !), il faudra saler et mettre le riz à cuire. Mettre aussi de l’huile dans le wok, et chauffer doucement (il doit être bien chaud quand le brocoli sera prêt, on travaillera ensuite à feu vif). Couper le brocoli en petits bouquets, les laver et les égoutter. Garder la tige pour la purée du bébé ou la soupe. Mettre à frire le brocoli. Pendant ce temps, préparer le poireau (penser tout de même à remuer de temps en temps). Enlever la tête, la queue et la première peau du poireau, puis l’émincer finement. Laver et égoutter. Ajouter dans le wok. Emincer finement le chou chinois, laver et égoutter, ajouter dans le wok. Peler le gingembre, le hacher très finement et ajouter dans le wok. Dès l’ajout du gingembre, il faut remuer plus souvent pour éviter qu’il ne brûle. Laver le piment, le fendre et ôter les pépins. Emincer finement et ajouter dans le wok. Peler et hacher les gousses d’ail, ajouter dans le wok. Ca y est, on a fini pour les légumes ! Rincer le poisson sous l’eau courante, le couper en bouchées et ajouter dans le wok. Saler (attention, pas trop car on mettra aussi de la sauce soja). Verser le vin blanc. Bien gratter le fond pour tout décoller. Laisser mijoter au moins 5 minutes, histoire de cuire le poisson. On en profitera pour tout ranger et nettoyer, pendant que les esclaves enfants mettent la table. Juste avant d’éteindre, ajouter de la sauce soja (environ 2 cuillères à café ?) et un trait de mirin (voir ci-dessous pour des alternatives). Faire bouillir 10 secondes et éteindre. Aromatiser avec quelques gouttes d’huile de sésame. Si on le désire, parsemer de pluches de coriandre fraîche. Servir sur le riz.

de près

Quelques remarques :

  • A propos des ingrédients : pour le poisson, j’ai utilisé du pangasius, mais j’imagine que tout poisson blanc de rivière devrait convenir. Pour du poisson de mer, je pense que les saveurs se marieraient moins bien. Pour la sauce soja, mieux vaut vérifier lors de l’achat l’absence de (mono)glutamate de sodium (quand on peut l’éviter, autant le faire !). Le mirin est un assaisonnement japonais à base d’alcool et de vinaigre de riz, avec un peu de sucre. On peut facilement le remplacer par du vinaigre (de riz, ou encore de cidre…) et une pincée de sucre. En ce qui concerne l’huile de sésame, j’en ai mis parce que j’en ai, mais on peut s’en passer !
  • Le wok : c’est une casserole ou poêle dont le fond est arrondi. Cela permet une cuisson plus uniforme des aliments quand on travaille à feu vif. On peut très bien utiliser une sauteuse, mais il faudra prendre soin de remuer plus souvent.
  • Pour émincer rapidement, j’utilise un grand couteau japonais que j’aiguise juste avant. Une fois qu’on l’a essayé, on le garde !
  • Le piment vert pique peu, à condition de l’épépiner. Pour ce faire, le fendre en deux et, avec la pointe du couteau, enlever la partie blanche. Passer à l’eau pour chasser tous les pépins. Attention à ne pas trop toucher le piment avec les doigts : le ‘piquant’ reste sur les doigts, même après lavage. On le sent si on se lèche le doigt (mais personne ne fait ça en cuisine, n’est-ce pas ?), ou, plus ennuyeux, si on se frotte les yeux.

dans le wok

12 mars 2010

La meilleure pizza de la maison

Catégorie : Recettes, Recettes pour allergiques, Salé – Natacha – 0:17

Ca y est, je me décide à ressusciter ce blog pour faire avec vous de la pizza. On en a eu ce midi, et comme j’avais déjà des photos sur mon disque dur, ce sera assez simple. En effet, en ce moment, je joue peu en cuisine par manque de temps et d’envie, et l’habitude de tout photographier a été perdue.

fromage dégoulinant...

Chez nous, la pizza a presque toujours la même garniture : à base de chorizo. Après de multiples tentatives, c’est celle-là qui remporte l’unanimité, sachant que thon/tomates arrive juste derrière. Pour accommoder les allergies, il y a toujours 2 pizzas, mais je crains devoir bientôt augmenter la taille, car le petit dernier, en y goûtant aujourd’hui, a manifesté fortement son appréciation !

version sans fromage

Ingrédients (pour 2 pizzas, 1 petite et une grande) :

  • Pâte :
    • 450 g de farine (type 55 ou plus)
    • 20 g de levure fraîche
    • 4 cuillères à soupe d’huile d’olive
    • 1 cuillère à café de sel
    • 200 mL d’eau tiède
  • Sauce :
    • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
    • 2 oignons
    • 1 grande boîte de tomates pelées
    • 1 toute petite boîte de concentré de tomates
    • 2 cuillères à café d’origan séché
    • Sel, poivre
    • 3 gousses d’ail
  • Garniture :
    • 1 chorizo fort
    • ½ poivron rouge
    • 4 à 5 anchois à l’huile
    • 1 pain de mozzarella
    • 3 cuillères à soupe de parmesan râpé
    • Origan
    • Huile d’olive

Pour la pâte : dans un saladier, mélanger tous les ingrédients à la main en pétrissant jusqu’à l’obtention d’une boule homogène (5 minutes environ). Recouvrir d’un torchon (propre, bien évidemment), et laisser lever pendant une heure environ dans un endroit chaud. Le volume doit avoir bien augmenté, voire doublé.

boule de pâte

Pour la sauce : pendant ce temps, faire revenir dans l’huile d’olive les oignons hachés, jusqu’à ce qu’ils commencent à prendre couleur. Ajouter alors les tomates (2 types), une cuillère à café d’origan et assaisonner. Mélanger en écrasant les tomates. Porter à ébullition puis couvrir. Laisser mijoter à feu doux pendant 40 minutes. En fin de cuisson, si la sauce semble trop liquide, laisser bouillir quelque temps à découvert. Hors du feu, ajouter le reste d’origan et l’ail haché fin. Penser à goûter et à rectifier l’assaisonnement.

les oignons, les tomates, après cuisson, on ajoute l'ail

Pour monter la pizza : étirer la pâte pour garnir les plaques (j’utilise, ô scandale, un rouleau à pâtisserie). Y étaler la sauce tomate sans noyer la pâte (les restes de sauce pourront être mangés avec des pâtes). Répartir des rondelles de chorizo et des lanières de poivron. Recouvrir de mozzarella tranchée et de parmesan. Pour finir, arroser d’un trait d’huile d’olive et saupoudrer généreusement d’origan. Pour les allergiques au fromage, on le remplace par des anchois.

le montage, pas à pas

Cuisson : enfourner dans un four préchauffé à 200°C et cuire 17 minutes.

après cuisson

Quelques remarques :

  • Pour la pâte, j’utilise de la farine bio, de type 65, en mettant parfois un peu de farine complète. Une farine de type 45 est moins adaptée car elle contient moins de gluten. Or lors du pétrissage, on allonge les protéines de gluten pour qu’elles retiennent mieux les bulles d’air créées par la levure, ce qui permet à la pâte de mieux lever. Ceci dit, un pétrissage court suffit, car c’est pour de la pizza, et non du pain.
  • Pour la sauce, on ajoute l’ail tout à la fin afin de préserver sa saveur et son arôme. C’est une astuce que j’utilise pour toutes les sauces à base de tomate : ajouter de l’ail haché après la cuisson. Mmmmm !
  • Pour la garniture, notre famille préfère un chorizo fort, mais le doux n’enlève rien au goût, j’ai déjà testé pour vous. Notre préféré, c’est César Moroni, qui convient aussi à mon fils. Pour la mozzarella, pendant longtemps, je prenais un pain spécial cuisine de 400 g, facile à trancher et bien fondant, mais mon supermarché n’en vend plus. Aujourd’hui, j’ai donc utilisé un pain de 250 g et une petite boule.

bon appétit !à vous aussi !

6 décembre 2009

Quiche et Flamküche

Catégorie : Recettes, Recettes pour allergiques, Salé – Natacha – 22:58

L’autre jour, j’ai pu passer un peu de temps en cuisine. Ce furent deux heures productives, avec à la clé :

Des crudités :

Crudités

Carottes râpées,

carottes

Céleri rémoulade

céleri rémoulade

Et sa mayonnaise, pour ceux qui en désirent ;

mayo

Les ingrédients pour…

pulpepâte

Une tarte au potiron (non, elle n’est pas tombée par terre cette fois-ci) ;

tarte au potiron

Bien sûr, comme tous les jours ou presque, le repas du bébé.

cuisson babycook

C’est d’ailleurs l’occasion de chanter les louanges de ce petit robot que cuit à la vapeur et qui permet de mixer dans le même bol. Je prépare rapidement quelques légumes en même temps que les nôtres, je rajoute un peu de viande, souvent la même aussi. Il suffit de tourner le bouton, et le tout cuit pendant que je cuisine. Dans le bol aujourd’hui : pommes de terre et brocoli, et du poulet, avec un peu de pulpe de potiron.

purée du bébé

Et finalement une quiche lorraine (à ma façon)…

quiche

Et la flamküche associée.

flamküche

Associée, me direz-vous ? Mais oui ! Une quiche sans œufs et sans crème, c’est très difficile à concevoir, alors je préfère préparer une flamküche aux oignons. Mais sans plus tarder, recettes !

Tout d’abord la quiche :

Ingrédients :

Pâte :

  • 200 g de farine
  • 100 g de beurre ½ sel, sinon rajouter du sel
  • Quelques pincées d’herbes de Provence
  • ½ verre d’eau

Appareil :

  • 200 g de lardons nature
  • 2 œufs
  • 20 cL de crème liquide UHT
  • 1 petit suisse
  • Sel, poivre et noix de muscade
  • 50 g de gruyère

Pour la pâte : du bout des doigts, écraser les morceaux de beurre froid avec la farine, pour obtenir un sable grossier. Ajouter les assaisonnements, mélanger. Ajouter l’eau froide en s’arrêtant à la moitié. Bien écraser et mélanger pour obtenir une pâte qui peut se ramasser en boule. Ajouter le reste de l’eau si nécessaire. Etaler et foncer un moule beurré que l’on mettra au réfrigérateur, pendant 45 minutes au moins.

Battre ensemble les œufs, la crème, le petit suisse, les assaisonnements et le tiers du gruyère. S’arrêter dès que le mélange est homogène.

Répartir les lardons sur la pâte, verser le mélange d’œufs (l’appareil) dessus, et parsemer du reste de gruyère.

Enfourner 40 minutes à 180°C.

Quelques remarques :

  • En mélangeant le beurre et la farine, il ne faut pas craindre de laisser quelques grumeaux de beurre : ceux-ci permettront de feuilleter par endroits la pâte, ce qui la rendra plus croustillante. Ceci dit, il faut quand même en faire une pâte !
  • Cette fois-ci, j’ai étalé la pâte avant de la réfrigérer (question de timing). Ce qui est important, c’est de la laisser reposer assez longtemps pour qu’elle se détende. Autrement, elle va se rétracter à la cuisson.
  • Le petit suisse, c’est mon ingrédient secret. Le jour où j’en ai mis (dans un effort louable pour vider mon frigo), j’ai reçu un concert de louanges. Le petit suisse a été adopté. Mais attention, NON allégé en matières grasses ! La quiche, ce n’est pas souvent, alors autant en profiter !
  • On ne bat pas trop : plus on crée de bulles, plus la quiche gonfle pendant la cuisson (comme un soufflé), mais sa croûte risque alors de brûler le temps que le reste cuise.

quiche2

Délaissons la quiche et approchons-nous de la flamküche.

flamküche, détail

Ingrédients :

  • Un moule garni de pâte (voir plus bas)
  • 200 g de lardons fumés
  • 3 à 4 oignons
  • Huile
  • Herbes de Provence, sel, poivre
  • 2 yaourts de soja
  • Un peu de crème de soja

Eplucher et émincer les oignons, et les faire revenir doucement avec un peu d’huile dans une poêle. Quand ils commencent à devenir translucides, ajouter les lardons et poursuivre la cuisson à feu assez doux. Pendant ce temps, étaler un yaourt de soja sur la pâte, et saler légèrement. Quand les lardons sont cuits, parfumer avec des herbes de Provence (environ une cuillère à soupe) et le poivre, puis verser dans le moule. Par-dessus, étaler de nouveau un yaourt de soja, et ajouter un peu de crème de soja par endroits pour compléter.

Cuire 40 minutes à 180°C.

Quelques remarques :

Pour cette flamküche, j’ai utilisé une pâte feuilletée toute prête. En général, je fais une pâte au saindoux (mais pour ça, il faut en avoir J) : je procède comme pour la pâte brisée de la quiche ci-dessus, en mettant un peu moins de saindoux, car c’est un peu moins ferme que le beurre. La pâte au saindoux a bon goût, surtout si on remplace un peu de la farine par de la farine complète, mais elle est très friable. Quand elle est étalée, il faut la rouler autour du rouleau pour la transporter sans danger au-dessus du moule, ou encore l’étaler directement sur du papier cuisson.

Ci-dessous, une autre flamküche vue par ma fille.

flamküche 2

7 octobre 2009

Chili con carne

Catégorie : Recettes, Recettes pour allergiques, Salé – Natacha – 23:39

Que le temps passe vite quand on est bien occupée ! Alors ce blog passe un peu à l’arrière-plan…

Il m’a semblé que je ne donnais récemment que des recettes de gâteaux et autres sucreries. Il est temps de me rattraper et de détailler un des plats préférés de ma famille. D’ailleurs, c’est simple : quand je demande à tout hasard, en préparant le menu de la semaine, ce que ces gens voudraient manger, ils n’ont qu’un mot à la bouche : du chili con carne.

Pour les allergiques, ce plat fait aussi partie des incontournables ragoûts… Quand il faut se passer de gratins, de tourtes et de quiches, et d’autres plats savoureux, les plats cuisinés longuement avec amour permettent de se rattraper en termes de saveurs ! Attention, comprenez-moi bien : il existe des adaptations pour allergiques des plats que j’ai cités, mais leur goût est tout de même différent de ce dont on a l’habitude. Si je fais donc un de ces plats, le travail est souvent double pour pouvoir satisfaire tout le monde, allergiques et non allergiques. Et comme je le disais, le temps coûte cher en ce moment !

Le chili con carne fait donc plaisir à tout le monde, se cuisine assez rapidement, à condition de le prévoir la veille !

Petit avertissement : en ce moment, je ne trouve plus de haricots (quelle que soit leur couleur) dans les rayons de mon hypermarché ! Heureusement que j’ai des stocks !

chili con carne

Ingrédients :

  • 500 g de haricots rouges
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 2 oignons
  • 2 poivrons
  • 2 piments
  • 600 g de bœuf haché
  • 1 grosse boîte de tomates pelées
  • 2 cuillères à café d’origan séché
  • 1,5 cuillère à café de cumin moulu
  • 2 cuillères à café de paprika moulu
  • 3 ou 4 gousses d’ail
  • Sel, poivre, persil ou coriandre

Mettre les haricots à tremper la veille dans de l’eau vinaigrée. Rajouter éventuellement de l’eau pour que les haricots restent couverts. Ils doivent tremper au moins 12 h.

Rincer et égoutter les haricots puis les cuire, recouverts d’eau, à la cocotte-minute pendant 40 minutes à partir de la mise sous pression.

Pendant ce temps, dans une grande cocotte, faire revenir la viande dans l’huile d’olive. La mettre de côté et faire revenir les oignons hachés et les poivrons coupés en petits morceaux. Lorsque les oignons sont presque translucides, ajouter le piment haché. Laisser encore cuire une minute et ajouter la viande, les épices, le sel et le poivre. Bien mélanger à feu vif, puis ajouter les tomates en prenant soin de les écraser avec la spatule. Laisser mijoter quelques minutes, puis ajouter l’ail haché.

Si les haricots ne sont pas prêts, retirer la sauce du feu en attendant. Ajouter les haricots ainsi qu’un peu d’eau de cuisson, pour obtenir la consistance souhaitée. Laisser le tout mijoter entre 15 et 20 minutes, histoire que les haricots s’imprègnent bien du goût. Vérifier fréquemment que ça n’attache pas au fond, et, si nécessaire, rajouter un peu d’eau de cuisson. Penser à goûter pour équilibrer l’assaisonnement. Servir brûlant avec des pluches de coriandre, mais du persil fera très bien l’affaire.

Quelques remarques :

  • Les haricots ont besoin d’être trempés pour améliorer leur digestibilité, votre nez (et celui des autres J) vous en sera très reconnaissant ! Ne me demandez pas comment je le sais. Aussi, le trempage permet de réduire le temps de cuisson et d’éviter que les grains n’éclatent
  • Le vinaigre (ou du jus de citron, ou encore du petit-lait, s’il n’y a pas d’allergies) permet de détruire l’acide phytique présent dans les haricots. L’acide phytique se lie aux minéraux et empêche ainsi leur absorption par le corps. Les haricots trempés sont donc plus nutritifs. Pour les faire cuire, on peut ajouter des herbes à l’eau de cuisson, comme de la sauge qui diminue aussi les gaz. Le sel a tendance à les rendre durs, donc à éviter.
  • En lieu et place des tomates pelées, j’utilise en ce moment du coulis fait maison de tomates cerise du jardin… Le goût est bien différent !
  • Le dosage des épices est délicat à expliquer, le mieux est de goûter. Je prépare en général un chili peu pimenté que chacun s’empresse ensuite d’accommoder pour lui-même. Mais il m’arrive d’y ajouter en fonction de la force des piments frais de la poudre de piment ou encore du Tabasco… On peut aussi ajouter un cube de bouillon, mais je n’aime pas trop, notamment à cause du glutamate.
  • Pour déguster ce plat nourrissant, nous l’accompagnons de riz, souvent complet. L’association de céréales et de légumes secs est très recommandée, car leurs apports nutritionnels sont complémentaires. Et pour les gourmands, du fromage râpé et de la crème fraîche !

Bon appétit !

18 août 2009

Salade de pâtes et de poulet

Catégorie : Recettes, Recettes pour allergiques, Salé – Natacha – 22:29

Voici une salade que j’ai concoctée pour un pique-nique en combinant diverses idées glanées au hasard de mes pérégrinations sur la toile. Je vous la recommande, ne serait-ce que pour son parfum si appétissant. En plus cela me permet de sortir de ma phase desserts qui ne saurait tarder à reprendre.

salade de pâtes et de poulet

A la base, c’est une salade de pâtes, avec tomates, poivron rouge et basilic (bien sûr !), à laquelle j’ai ajouté du blanc de poulet poêlé, et une sauce… ah, la sauce…

Mais trêve de paroles, voici la marche à suivre.

Ingrédients :

  • Pâtes (ici, j’ai utilisé des tortillons, ou appelez-les comme vous voulez, mais d’autres formes siéront tout aussi bien) : environ 400 g
  • Tomates fraîches : 4
  • Poivron rouge : 1 petit
  • Basilic frais : une quinzaine de feuilles
  • Blancs de poulet : 2 gros
  • Tomates séchées à l’huile : 8
  • Gousses d’ail : 3 ou 4
  • Vinaigre de vin rouge : 3 cuillères à soupe
  • Huile d’olive : ½ verre
  • Sel, poivre

Commencer par détailler le poulet en bouchées. Dans un petit saladier, préparer une saumure avec deux verres d’eau et deux cuillères à café de sel (environ), y mettre les morceaux de poulet, et oublier le tout dans le frigo pendant au moins une demi-heure.

Pendant ce temps, faire cuire les pâtes al dente dans de l’eau bouillante salée (suivre les instructions du paquet), les égoutter et les refroidir dans une passoire sous l’eau du robinet. Laisser bien égoutter avant de verser dans un grand saladier.

Epépiner les tomates et le poivron et les hacher. Pour la tomate, je préfère des morceaux de taille moyenne, mais pour le poivron, je préfère de tous petits dés.

Dans le bol du robot couteau, placer les tomates séchées et les gousses d’ail (épluchées, et sans germe). Mixer une première fois pour réduire en petits morceaux, puis ajouter l’huile, le vinaigre, le sel et le poivre, et mixer jusqu’à l’obtention d’une sauce onctueuse. Ouvrir, respirer à pleins poumons cette odeur magnifique, et vérifier l’assaisonnement.

Il est maintenant temps de s’occuper du poulet. Bien l’égoutter. Dans une poêle, faire chauffer de l’huile d’olive et cuire le poulet, si nécessaire en deux fois.

Mélanger tous les ingrédients de la salade, en n’utilisant d’abord que la moitié de la sauce et en ajustant par la suite. Couper le basilic en chiffonnade : empiler les feuilles, les rouler comme une cigarette, et couper de très fines lanières. L’ajouter à la salade.

Quelques remarques :

  • La saumure : elle permet d’attendrir la viande et de la rendre moins sèche. De plus, comme le sel est un exhausteur de goût, le poulet est plus savoureux. Les enfants l’apprécient plus, parce que cela les fait penser aux lardons.
  • L’ail : le germe de cette plante miracle est moins digeste, donc je le retire (quand il y en a un), surtout s’il est consommé cru. Pour les personnes sensibles au piquant, réduisez sa quantité.
  • La sauce : la quantité que j’indique est bien trop importante par rapport à la quantité de pâtes, mais elle se conserve pendant une semaine dans un pot (à confiture, par exemple) fermé au frigo, et servira pour d’autres salades.
  • Les pâtes : chez nous, elles sont sans œufs évidemment !
  • Les tomates : pour une salade préparée à l’avance (comme c’est mon cas en général), il vaut mieux choisir une variété peu juteuse (genre roma) pour éviter de détremper les pâtes.

salade de pâtes et de poulet 2

Remarquez, sur cette photo, le bord de mon moule à kouglof, annonciateur de délices à venir…