12 mai 2009

Sauce aux fruits rouges

Catégorie : Recettes, Recettes pour allergiques, Salé – Natacha – 22:55

Cette sauce me semblait spéciale, et je me suis dit qu’elle ne plairait pas vraiment. Je n’étais pas non plus très optimiste sur l’harmonie des goûts avec le chevreau. Et je me trompais ! Chacun a apprécié, et son goût très contrasté se mariait bien avec la viande, l’acidité venant relever la douceur.

Pour info, la recette est de nouveau tirée de ce livre, et la recette donne beaucoup de sauce (plus que pour 10 personnes), on peut sans problème diviser par deux.

  • 10 à 12 échalotes hachées
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 25 cL de vinaigre de vin rouge
  • 25 cL d’eau
  • Environ 5/6 d’un pot de gelée de groseilles
  • 350 g de fruits rouges mélangés (éventuellement dégelés)

Faire dorer les échalotes dans l’huile d’olive, ajouter le vinaigre et l’eau. Laisser bien bouillir au moins 5 minutes pour laisser évaporer un peu d’acide. Ajouter la gelée et bouillir encore 5 minutes en mélangeant. Ajouter alors les fruits rouges. Chauffer juste le temps qu’ils commencent à ramollir ou à s’écraser.

Quand j’ai goûté, j’ai dû rajouter de la gelée de groseilles pour adoucir. Je pense que je n’avais pas fait assez bouillir le vinaigre.

A servir avec du chevreau ou de l’agneau rôti, et pourquoi pas du gibier.

Chevreau de lait rôti

Catégorie : Recettes, Recettes pour allergiques, Salé – Natacha – 22:52

Chers lecteurs, voici le chevreau. Petit chevreau, voici mes lecteurs. Voilà, les présentations sont faites.

chevreau tel quel

vu par la queue

Mon boucher me l’a préparé en faisant des entailles pour pouvoir le plier (faut bien qu’il rentre dans le four) et pout assurer une cuisson régulière. Par la suite, j’ai aussi découvert qu’il avait aussi pré-sectionné certains os pour rendre la découpe plus facile.

Un chevreau de lait, c’est une viande qui n’a pas trop de goût (on sent que c’est proche de l’agneau, mais sans plus…) et qui se dessèche très vite. Il faut donc bien l’aromatiser, et l’arroser beaucoup.

Après être resté plus de 3 heures à température ambiante, voici notre ami décoré et rempli, prêt à entrer dans le four préchauffé à 180°C, en chaleur tournante.

chevreau préparé

A l’intérieur : thym, romarin, sel, poivre, ail. A l’extérieur : sel et poivre frottés, huile d’olive au pinceau, miel liquide à la cuillère, romarin et ail dans les interstices.

Toutes les 10 minutes, je l’ai arrosé d’un mélange de jus de citron, d’eau de sel et d’huile d’olive. Au bout d’une heure, nous l’avons retourné, et 45 minutes plus tard, quand je l’ai sondé (pour prendre sa température, hein !), il était cuit (>70°C). Après, il lui a fallu patienter au chaud en se faisant arroser régulièrement, puis en étant recouvert d’une feuille de papier aluminium pour qu’il ne s’assèche pas. Ah oui, sur la fin, j’ai rajouté un peu de miel dans le liquide d’arrosage pour que la deuxième face caramélise aussi.

Et voici la bête :

chevreau rôti

chevreau rôti zoom

Résultat : une viande tendre, légèrement parfumée et cuite à point.

Potage de lentilles

Catégorie : Recettes, Recettes pour allergiques, Salé – Natacha – 22:48

Voici un potage de lentilles de teinte rousse, collant à l’histoire de Jacob et Esaü et inspiré d’une recette de ce livre.

Il se prépare avec des lentilles corail qui sont des lentilles de couleur orange qui cuisent très rapidement. Cependant, elles deviennent jaunâtres en cuisant. C’est pourquoi on rajoute du concentré de tomates (inconnu aux temps bibliques) et du paprika (je n’ai aucune idée si cette épice ou les poivrons dont elle est tirée existaient à cette époque en ce lieu).

Voici les ingrédients utilisés (la recette est pour 10 personnes):

ingrédients

  • 1 kg de lentilles corail
  • 6 oignons
  • 3 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 3,5 L d’eau
  • 1 gros bouquet garni
  • Un bouquet de coriandre
  • 3 petites boîtes de concentré de tomates
  • Sel, poivre
  • 1 cuillère à soupe de paprika
  • Piment de Cayenne
  • 1 cuillère à café de cumin moulu (non photographié)

Pour commencer, hacher les oignons et les faire dorer dans de l’huile d’olive dans une grande cocotte.

oignons dorés

Ajouter ensuite les belles lentilles rincées et égouttées, ainsi que l’eau et le bouquet garni.

lentilles corail

Porter à ébullition et cuire à feu doux pendant 20 minutes. Ajouter alors le concentré de tomates, 5 à 6 brins de coriandre, le sel et le poivre.

lentilles cuites et concentré de tomates

On voit ici le changement de couleur des lentilles à la cuisson. Il est temps de rehausser un peu tout ça. Cuire à demi couvert pendant 10 minutes (sur une cocotte ovale, il est facile de positionner le couvercle juste au-dessus du brûleur et d’éviter ainsi les éclaboussures.) Continuons de rehausser la couleur en ajoutant du paprika et du piment de Cayenne (selon votre goût), et ajoutons une touche orientale avec du cumin. Encore quelques 10 minutes de cuisson et la soupe sera prête.

lentiles et paprika

La soupe peut être préparée à l’avance, mais elle prendra un bon bout de temps à être réchauffée et il faudra prévoir d’y rajouter un peu d’eau car elle aura épaissi.

Pour servir, ajouter le reste de la coriandre hachée (et quelques pluches pour décorer), et n’oubliez pas le pain !

potage de lentilles

Hmmmm… Sentez la bonne odeur ! Quelqu’un est-il prêt à vendre son droit d’aînesse ? Ah mince, j’oubliais… je suis déjà l’aînée !

15 avril 2009

Soupe-tisane

Catégorie : Recettes, Recettes pour allergiques, Salé – Natacha – 21:17

Voici une recette de soupe très particulière : certains l’aiment, et d’autres la détestent ! Ma fille l’appelle la soupe-tisane, car elle lui rappelle les tisanes au citron et au miel que je lui donne quand elle est enrhumée. Elle est aussi convaincue de son fort pouvoir thérapeutique… à vous de juger !

Voici le casting des ingrédients :

casting

  • 6 belles carottes
  • 1 poireau
  • 3 gousses d’ail
  • 1 litre d’eau et un cube de bouillon de volaille (ou du bouillon maison)
  • Un citron ou deux (non traité)
  • Du persil
  • Du sel et du poivre
  • Un peu d’huile (non photographiée, car ma bouteille n’est vraiment pas photogénique)

Je commence par éplucher les carottes, préparer le poireau et laver le tout. Ils sont prêts pour leur rencontre avec mon ami le robot qui les râpera gros pour les unes et émincera pour l’autre. L’ail, quant à lui, se fera simplement émincer.

légumes préparés

Dans une cocotte, un peu d’huile chauffée, et hop, on verse le tout et on laisse cuire doucement à couvert pendant 9-10 minutes, après avoir bien mélangé. Cette première étape permet de faire ressortir tous les arômes (on les fait suer). Il est temps d’y verser le bouillon, de le porter à ébullition, et de laisser mijoter doucement à couvert pendant une dizaine de minutes.

légumes + bouillon

Pendant ce temps, je lave mon citron à l’eau chaude et je l’essuie, afin de supprimer au maximum toute trace de produit chimique. Je prends mon zesteur et j’ajoute le zeste dans la soupe. Je cuis encore 5 minutes, toujours à couvert, et je vérifie que les carottes sont cuites.

zesteursoupe et zeste

Dès que la cuisson est terminée, j’ajoute le persil grossièrement coupé, le jus du citron, voire de deux citrons, car celui-ci était assez peu juteux (on ne peut pas toujours tout avoir : un beau zeste et beaucoup de jus). La soupe est prête pour le mixeur.

persil + mixeur

Une fois réduite en purée, il ne reste qu’à l’assaisonner.

soupe finie

Que dire d’autre ? L’acidité de la soupe peut éventuellement être contrée avec de la crème. Le coup de mixeur est une obligation purement familiale, il ne change pas grand-chose à la consistance, contrairement à des soupes à base de pomme de terre ou de poulet qui deviennent crémeuses. Simplement, il faudra penser à ciseler le persil beaucoup plus finement !!!

Cuisiner avec des légumes de petite taille permet de diminuer leur temps de cuisson, et ainsi de préserver un peu plus de vitamines. C’est pour la même raison que le jus de citron est ajouté en dernier. Alors, un bol de soupe ?

bon appétit!

30 mars 2009

Concombre Z

Catégorie : Cuisiner avec les enfants, Recettes, Recettes pour allergiques, Salé – Natacha – 23:16

Voici un petit tutoriel en photos que nous avons réalisé avec ma fille (8 ans), mais d’abord une petite présentation.

L’année dernière, nous avons fait un tour d’Europe par repas interposés. Lorsque nous sommes arrivés en Suède, j’avais choisi de faire en entrée un concombre avec ce qui s’appelait une marinade 1-2-3. Cette marinade était très simple, et utilisait les proportions sous-entendues par son nom. En voyant la recette, ma fille s’était écriée qu’elle pouvait bien le faire, c’était tellement simple ! Elle l’a fait, et on s’est régalés. Un petit appui sur la touche avance rapide, et nous voici il y a quelque temps. « Maman, on peut refaire cette salade de concombre ? » Mais oui, pourquoi pas ? Vite, un petit tour sur Internet, et là, impossible de retrouver quoi que ce soit, et bien sûr, ma mémoire n’est pas trop sûre non plus… Qu’à cela ne tienne, improvisons avec les bribes de souvenir qui nous restent. Après quelques essais, voici donc en avant-première le concombre Z !

Tout d’abord, prendre des concombres. Aujourd’hui, il y en avait deux, mais à six personnes autour de la table, on en aurait bien fait un peu plus.

Une fois qu’ils sont épluchés, et je peux vous dire que pour des petites mains, c’est un coup à prendre… il faut les émincer. Autant apprendre à utiliser la râpe pyramidale, c’est tellement rapide ! Ceci dit, pour une présentation plus jolie, on pourrait aussi les détailler en rubans avec un économe.

émincer

Une fois les concombres émincés, passons à la marinade, qu’on peut aussi appeler vinaigrette, ou encore sauce… Une cuillère à café de sel :

sel

Une cuillère à soupe de sucre :

sucre

Prendre du vinaigre de vin blanc à l’estragon :

vinaigre vin blanc

et en ajouter 3 à 4 cuillères à soupe :

ajouter vinaigre

de façon à ce qu’en mélangeant bien, le sel et le sucre se dissolvent :

mélanger

Maintenant, verser la marinade sur le concombre :

verser

Finalement remuer pour que chaque tranche de concombre entre en contact avec la marinade :

remuer

La salade est prête à être mangée, mais elle peut aussi attendre pendant une heure : le concombre sera alors moins croquant, mais plus goûteux !

Il est possible de rajouter du poivre à la marinade, ou encore de l’aneth pour davantage accentuer le côté scandinave de l’affaire.

Dégustez, mais soyez prévenus, il vaut mieux être large sur les quantités sous peine de frustrer des enfants qui veulent encore de ce « concombre succulent » !

19 mars 2009

Sauce béchamel et allergies

Catégorie : Recettes, Recettes pour allergiques, Salé – Natacha – 22:57

Aujourd’hui, nous avons mangé des endives au jambon. C’est l’occasion de détailler ma béchamel pour allergiques. En effet, pendant longtemps, j’ai tout simplement remplacé le beurre par de la margarine, et le lait par du lait de soja, sans chercher plus loin. Cependant, j’ai toujours été déçue par la présence incontournable de grumeaux.

Je m’explique. Dans une béchamel classique, on fait fondre la matière grasse, puis on ajoute la farine. Les graisses vont enrober les grains de farine et les séparer. Quand on ajoute le lait, les dits grains de farine vont alors se répartir dans le liquide avant de gonfler en se gorgeant de lait. On obtient donc une sauce épaisse, mais sans grumeaux. Mon problème vient de la margarine. Après avoir lu et relu maintes fois les étiquettes de margarines du supermarché, nous en avons trouvé une et une seule sans lait (depuis, il en existe peut-être d’autres, mais je n’ai pas vraiment le temps de décrypter toutes les étiquettes du rayon). Or, la margarine en question se trouve être allégée (pour les curieux, c’est un bac bleu avec un gros tournesol ‘doré’). Jusque là, pas de problème majeur, cela fait moins de graisses ! Oui mais comment les industriels allègent-ils cette margarine ? En y ajoutant de l’eau ! Et là, rien ne va plus sur le front de la béchamel, car qui dit eau dit que la farine va gonfler tout de suite, avant d’ajouter le lait (de soja), d’où les grumeaux.

Solution 1 : utiliser de l’huile (d’olive par exemple). Bonne idée, mais je trouve cela difficile à doser, peu agréable en goût, et de plus la texture de la sauce n’est pas tout à fait la même, car l’huile froide est liquide.

Solution 2 : utiliser du saindoux, autrement dit du gras de porc, et là, la béchamel prend une toute autre tournure ! Le saindoux est quasiment de la graisse pure, donc il n’y a plus aucun grumeau, la sauce est même plus lisse qu’avec du beurre. Il a un petit goût de porc, mais dans un gratin avec du jambon, ce n’est pas grave… Encore un avantage : c’est un moyen de diversifier les sources de gras, et notamment d’introduire une source animale (ben oui, il en faut aussi dans le cadre d’une alimentation équilibrée sans lait)

En résumé : saindoux, farine, lait de soja (non sucré), sel, poivre et noix de muscade.

Et pour gratiner : il suffit de le parsemer de poudre d’amandes ou de noix de coco râpée. (Merci au livre de Valérie Cupillard Sans lait, sans œufs pour l’astuce !)