Pour les 6 ans de mon fils, il avait une requête qu’il me répète depuis des lustres : je veux manger du sanglier ! Eh oui, son rêve était de faire comme Obélix, et il imaginait déjà le sanglier entier, rôti à la broche, dont il ne laisserait que la carcasse !
Heureusement pour lui, son anniversaire tombe en décembre, donc, grâce à la proximité des fêtes, il ne nous fut pas trop difficile de lui trouver du sanglier. Malheureusement pour lui, en tant que parents, nous avons estimé qu’un sanglier entier serait d’une part un peu trop pour notre famille (un sanglier fait en moyenne dans les 70-80 kg !), et d’autre part qu’il serait un peu compliqué de le faire rôtir dans le jardin, sans parler du four ! Voici donc le morceau de viande qu’il a pu admirer la veille du jour J :

Bon, un peu déçu par l’aspect, mais en revanche, l’odeur… Bref, ce n’était certainement pas du bœuf !
Pour le cuisiner, j’ai choisi de suivre cette recette de bourbelier de sanglier. Ce qui m’intéressait était l’alliance de la marinade (en plus avec plusieurs épices), de la cuisson à la broche qui tenait tellement à mon fils, et d’une cuisson en cocotte (ce qui me rassurait sur la tendresse ou tendreté de la viande). J’ai donc fait mariner le rôti 24 heures. Je l’ai rôti à la broche pendant 50 minutes à 200°C.

Pendant ce temps, j’ai préparé une sauce un peu différente : des os (donnés par le boucher) brunis avec un peu d’huile sur toutes leurs faces, deux échalotes, un oignon et une carotte hachés et revenus légèrement avec les os brunis, puis la marinade que j’ai laissé réduire de moitié. Une fois le sanglier rôti, il s’est retrouvé dans une cocotte, recouvert par la sauce, et a continué à mijoter pendant 20 minutes à une demi-heure.
Le résultat était une viande tendre à souhait, malgré la densité caractéristique du gibier, avec une sauce courte et savoureuse (il faut penser à la saler avant de la mettre en saucière). J’ai accompagné ce plat d’une purée de pommes de terre maison (écrasées par ma fille aînée) liée à l’huile d’olive et au lait de soja, de châtaignes en conserve simplement réchauffées et d’airelles (en conserve aussi, on ne peut pas toujours tout faire !). Ah, j’allais oublier la salade de mâche du jardin, avec ses arômes de fleur…
Une belle table…

Et une bonne assiette.

Et pour le dessert, me demanderez-vous…
Un gâteau au lait de coco avec un glaçage au chocolat, mais le gâteau était plutôt raté… Pour le glaçage : de la margarine autorisée, du sucre glace, un trait d’arôme de vanille et du cacao en poudre.
Et puis du sorbet coco.

Une petite recette de gâteaux faits maison pour l’apéritif. Je l’aime beaucoup, car, non seulement c’est bon, mais c’est aussi peu de travail, surtout le jour même, et il est facile d’en faire beaucoup (sur la photo ci-dessous, j’ai doublé la recette, il y en avait pour 25 personnes affamées
).
Le principe de base est celui-ci : préparer une pâte, en faire un rouleau (ou un saucisson) que l’on fait refroidir au réfrigérateur, voire au congélateur, jusqu’au jour J. Il vaut mieux en effet les cuire le jour même, sous peine de les voir ramollir… et là c’est pas du tout ce qu’on veut !! J’utiliserai ce même principe pour des biscuits sucrés, dans un autre article.

Ingrédients :
- 70 g beurre froid en morceaux (demi-sel)
- 70 g gruyère râpé
- 2 cuil. soupe Grana Padano râpé
- 80 g farine
- 1 cc levure chimique
- Piment d’Espelette
- (Sel si pas de beurre demi-sel)
- 1 à 2 cc jus de citron
1. Mettre tous les ingrédients dans le robot couteau en mettant une seule cuillérée de jus de citron. Actionner jusqu’à former une boule de pâte. Si nécessaire, ajouter un peu de jus.
2. Vider la pâte sur un morceau de film alimentaire. Au besoin, la pétrir un peu pour obtenir quelque chose d’homogène. Former un rouleau ou un saucisson d’environ 30 cm de long et 3 cm de diamètre, mais la taille importe peu.
3. Mettre au réfrigérateur pendant au moins 1 h, mais elle peut y rester 2-3 jours, ou encore aller au congélateur pour plus longtemps.
4. Le jour de l’apéritif, préchauffer le four à 180 °C. Couper des rondelles de pâte de 3 à 5 mm d’épaisseur et les répartir sur une plaque à pâtisserie en espaçant de 2 cm. S’il y a trop de pâte, remettre le rouleau au frais en attendant la prochaine fournée.
5. Cuire pendant 9 à 10 minutes jusqu’à obtenir des biscuits dorés. Retirer de la plaque sans attendre, sinon ça colle.
6. Bon appétit !

Mes commentaires : on peut mettre du parmesan à la place du grana padano, mais je trouve cela beaucoup moins goûteux. J’aime utiliser le piment d’Espelette, car il est aromatique sans être trop piquant. J’en mets 2 ou 3 grosses pincées, voire plus, car le fromage s’en accommode fort bien. On peut aussi utiliser du piment de Cayenne, mais il faut faire alors plus attention !
Ceci est une recette d’inspiration malgache, et un grand favori de notre famille. Il n’y a pas de protéines de lait, ni d’oeufs.

Ingrédients :
- 1 poulet en morceaux ou 4 à 6 cuisses
- 1 gros oignon, haché grossièrement
- 3 gousses d’ail, hachées fin
- 1 cm de gingembre frais, haché fin
- 1 cuillère à café de curcuma
- 2 tomates, en cubes
- 1 ou 2 piments frais, épépinés et émincés
- 1 boîte de lait de coco
- Huile
- Sel
- ½ cube de bouillon de volaille (facultatif)
Faire revenir l’oignon dans un peu d’huile à feu moyen. Quand il commence à roussir, ajouter l’ail et le gingembre à feu doux. Revenir 2 minutes en mélangeant. Ajouter la tomate, le curcuma et le piment. Mélanger et cuire jusqu’à ce que la tomate se défasse un peu. Ajouter les morceaux de poulet, et augmenter le feu. Faire dorer sur toutes les faces pendant 5 minutes. Saler et verser les 2/3 de la boîte de lait de coco. Si c’est un poulet de batterie, ajouter le bouillon cube. Mélanger et porter à ébullition. Couvrir et cuire à feu doux 30 min, puis 10 minutes à découvert et à feu moyen pour épaissir un peu. Goûter et rectifier l’assaisonnement. Si la sauce est trop épaisse, ajouter le reste du lait de coco, et chauffer 5 minutes. Sinon, je l’utilise pour réchauffer les restes le lendemain, car ils manquent souvent de sauce J
Servir avec du riz, et, pour faire vraiment malgache, un rougail : une salade de tomates et oignon ou échalote, assaisonnée simplement avec du sel et du jus de citron (si le citron est vert, le zeste ajoute une note intéressante).
