5 avril 2010
Bon, je suppose qu’il faut que je mette en ligne la recette du pain de singe. Oui, c’est ma traduction personnelle du terme ‘monkeybread’.

Ceci est un gâteau formé de petites boules de pâte levée, recouvertes d’un mélange de beurre fondu, de sucre et de cannelle, et empilées dans un grand moule en forme de couronne (nommé Bundt Pan, si vous voulez vraiment savoir). Comme je n’ai pas ce genre de moule, j’ai utilisé mon moule à kougelhof, qui s’en rapproche assez.

Très bien, mais qu’est-ce que cela a à voir avec les singes ? Le secret est dans la façon de le manger : avec les doigts, en arrachant une boule après l’autre, et en se couvrant par la même occasion les doigts et la figure (cette partie est optionnelle !) de beurre caramélisé !

J’avais souvent vu des recettes pour ceci, mais toujours en partant de mélanges tous prêts qui n’existent pas en France, et, même si je les trouvais dans une épicerie spécialisée, je ne les utiliserais pas, parce que j’aime mieux faire par moi-même. Enfin, bref, là, j’ai trouvé une recette complète, alors j’ai tenté. Et le résultat est tentant, avec ses arômes de roulés à la cannelle… La main se retend infailliblement vers le plat ! Tiens, ça me rappelle le gâteau au beurre… Bon, la prochaine fois, promis, je vais essayer de trouver quelque chose de moins gras, de moins sucré, de moins tout-ce-qu’il-ne-faut-pas !

Ingrédients :
Pour la pâte :
- 30 g de beurre
- 250 mL de lait
- 85 mL d’eau
- 50 g de sucre
- 1 cube de levure fraîche, ou 1 sachet de levure de boulanger
- 375 g de farine
- 2 cuillères à café de sel
Pour l’enrobage :
- 200 g de sucre de canne roux
- 1 cuillère à café de cannelle
- 115 g de beurre fondu
Faire fondre le beurre, puis, hors du feu, ajouter le lait, l’eau et le sucre. Vérifier en y trempant un doigt que le mélange est tiède, avant d’ajouter la levure. Bien mélanger. Mettre la farine et le sel dans le bol du robot, avec le crochet. A vitesse minimale, ajouter doucement le mélange de lait. Quand la pâte est homogène, augmenter légèrement la vitesse, et pétrir pendant 6 à 7 minutes, jusqu’à obtenir une pâte satinée et lisse, mais assez molle. La laisser lever à couvert et au chaud (25 à 30 °C, c’est bien), pendant 1 heure. Elle aura doublé de volume.
A ce moment, faire fondre le beurre (voire le laisser un peu brunir, pour donner un peu plus de goût). Mélanger d’autre part, dans un petit bol, le sucre et la cannelle. Penser à beurrer le moule.
Verser la pâte sur une surface farinée, et étaler en appuyant avec les doigts pour former un carré d’une vingtaine de centimètres. Avec un couteau aiguisé, faire 64 morceaux (7 coups dans un sens, et 7 coups dans l’autre), en séparant un peu la pâte au moment de la coupe.
Procéder ensuite, pour chaque morceau, comme suit (donc 64 fois, je sais, c’est un peu long). Prendre un morceau, le manipuler un peu pour qu’il ressemble plus à une boule. Le tremper dans le beurre fondu, égoutter, le rouler dans le sucre, et mettre dans le moule.
Couvrir le moule de film étirable, et laisser lever un peu plus d’une heure. Cela va bien gonfler.
Préchauffer le four à 175°C. Retirer le film et cuire le gâteau une bonne demi-heure. Il va brunir et caraméliser. Attention tout de même à ne pas le laisser brûler ! Laisser refroidir 5 minutes avant de démouler.
On peut le manger tiède, ou froid.

Quelques remarques :
- J’ai mis moitié moins de cannelle que préconisé dans la recette, pour une question de goût. Aussi, pour tremper, j’ai utilisé du beurre demi-sel, mais ça, vous vous en doutiez !
- Pour tremper, au début, quand le beurre est chaud, il est plus prudent d’utiliser une fourchette pour tremper les petites boules, mais ensuite, je trouve que cela va plus vite avec les doigts.
- Comme je n’ai peur de rien, j’ai mélangé le reste de sucre et de beurre, et j’ai arrosé le tout sur les boules de pâte.
- Ah oui, pour couper en 64 morceaux… Si le carré n’est pas carré, et que les 64 deviennent plutôt 62 ou 63, ou d’autres nombres, personne ne va vous gronder ! C’est surtout un ordre de grandeur.
- Laisser reposer quelques minutes dans le moule avant de démouler permet au caramel de figer un peu et d’être aussi absorbé par la pâte. Ainsi, lors du démoulage, les petites boules patiemment empilées ne s’échapperont pas. Si on attend trop longtemps, le caramel va coller au moule… Bref, désastre en perspective !
- Pour les becs sucrés, le gâteau peut être glacé. Je vous renvoie alors vers ici (en anglais), car je n’ai pas essayé.

30 mars 2010
Ce gâteau est à faire absolument, car il est absolument bon. D’ailleurs, je l’ai fait deux weekends de suite (oui, c’est bon à ce point-là !). Mais il vaut mieux être nombreux à le déguster. Je m’explique : plus il y a de monde, moins il y aura de parts par personne, et donc impossibilité matérielle d’en reprendre une troisième ou oserais-je le dire ? quatrième fois ! Et croyez-moi, si le goût vaut bien une entorse à la modération alimentaire, il ne faut pas transformer cette entorse en fracture ouverte ! Oui, comme le laisse supposer son nom, c’est un gâteau riche, mais il en faut bien de temps en temps…

C’est un gâteau à deux couches : une pâte à brioche en-dessous, et une pâte fondante (gooey en anglais) au-dessus. Mais, dans le four, elles migrent doucement, et on se retrouve avec, dans l’ordre depuis le bas, une croûte de pâte briochée, le fondant, la brioche, et une croûte toute craquante de pâte fondante. D’autre part, la recette, que j’ai trouvée ici, m’a intriguée par le traitement peu conventionnel de la pâte à brioche : on commence par le beurre et le sucre, comme pour un gâteau normal, et on ajoute la levure de boulanger à la fin ; alors que, traditionnellement, dans une brioche, on prépare d’abord une pâte à base de levure, farine, sucre et œufs, avant d’incorporer le beurre mou tout après le pétrissage.

Voici, en votre honneur, la traduction/adaptation en français. Je signale que c’est une recette pour 16 à 20 parts. Je le recommande plutôt pour une dizaine, en coupant des petites parts, pour que chacun ait le plaisir de se resservir, et de goûter le bord et aussi le milieu !
Ingrédients :
Pour la brioche :
- 3 cuillères à soupe de lait
- 1 cube (20 g) de levure de boulanger fraîche
- 85 g de beurre à température ambiante
- 3 cuillères à soupe de sucre
- 1 cuillère à café de sel
- 1 gros œuf
- 220 g de farine
Pour le fondant:
- 3 cuillères à soupe + 1 cuillère à café de sirop de sucre de canne
- 2 ½ cuillères à café de vanille liquide
- 175 g de beurre à température ambiante
- 300 g de sucre
- ½ cuillère à café de sel
- 1 gros œuf
- 150 g de farine
- Sucre glace pour saupoudrer
La pâte à brioche : Dans un petit bol, mélanger le lait et 2 cuillères à soupe d’eau chaude, pour obtenir un mélange tiède. Y émietter la levure et battre doucement jusqu’à dissolution complète.
Dans le robot batteur, mélanger le beurre, le sucre et le sel jusqu’à l’obtention d’un mélange crémeux. Ramener le tout au fond avec une spatule, ajouter l’œuf et battre de nouveau. Ajouter ensuite la farine et le mélange de levure en alternant. Penser à bien ramener ce qui remonte sur les bords. Utiliser ensuite le crochet pour pétrir la pâte pendant 7 à 10 minutes.
Mettre la pâte dans un plat (de préférence en porcelaine à feu) graissé et de taille A4 (oui, je ne sors pas mon mètre à chaque fois que je fais la cuisine, et j’imagine que vous non plus ! Comme tout le monde visualise la taille d’une feuille de papier, je trouve que c’est plus simple). L’étirer, la presser du bout des doigts pour former une couche aussi uniforme que possible. Recouvrir d’un film cellophane et laisser lever au chaud pendant 2 à 3 heures. On peut aussi laisser la nuit au frigo, et laisser lever 1 à 2 h le lendemain.
Le fondant : Quand la pâte est levée, préparer le fondant, et préchauffer le four à 175°C. Dans un petit bol, mélanger le sirop de sucre de canne, 2 cuillères à soupe d’eau et la vanille. Dans le batteur, mélanger le beurre, le sucre et le sel. Battre pendant 5 à 7 minutes jusqu’à obtenir une crème légère et mousseuse. Ramener le tout vers le fond et ajouter l’œuf. Bien battre. Ajouter la farine et le sirop vanillé en alternant. Penser à ramener vers le fond ce qui remonte sur les bords.
Avec une cuillère et une spatule, répartir délicatement cette pâte sur la pâte levée. Etaler en essayant de ne pas faire trop redescendre la pâte levée qui se trouve en dessous. Attention à bien en mettre jusqu’aux bords. Cuire de 30 à 45 minutes. Le gâteau va bien lever (peut-être même déborder!), et dorer. Comme on souhaite un intérieur fondant, il doit rester liquide à l’intérieur. La clé est donc d’avoir une surface bien dorée, mais non brûlée !
Laisser refroidir dans le plat, puis, si ce n’est pas encore assez sucré (J), saupoudrer de sucre glace. J’ai testé avec et sans, et je préfère sans.

Quelques remarques :
- Le sirop de sucre de canne (que l’on trouve au rayon apéritifs, à côté du rhum) est ma propre alternative au ‘light corn syrup’. Il sert à obtenir cette texture fondante. On peut éventuellement faire un sirop de sucre (faire bouillir du sucre dans de l’eau jusqu’à ébullition, laisser bouillir deux-trois minutes pour obtenir un sirop, laisser refroidir).
- Pour ceux qui commencent à me connaître, ils se doutent que j’ai remplacé tous les mélanges de beurre + sel par du beurre demi-sel !
- N’en mangez pas trop tout de même, je ne voudrais pas être responsable si vous devez changer toute la garde-robe !
- Désolée, quand j’ai pensé à faire les photos, le gâteau était déjà bien entamé !
27 novembre 2009
A la recherche d’un dessert fruité et simple à faire (à mes yeux), je suis tombée sur cette idée bien de saison. Ce sera aussi l’occasion de parler pâte à tarte…

J’entends trop souvent autour de moi : « les tartes, oui, mais la pâte, c’est bien trop compliqué ». Que nenni ! Il suffit de s’y prendre à l’avance. Par exemple, préparer la pâte dès le matin, pour qu’elle puisse reposer au frigo pendant le reste de la journée. Mélanger les ingrédients à la main, cela prend 5 minutes, auxquelles on rajoute 5 minutes pour rassembler et peser les dits ingrédients.
Bon, je l’admets, étaler la pâte peut prendre un peu de temps, surtout si elle a bien durci ! Mais avec un plan de travail et un rouleau bien farinés, c’est déjà plus simple. Reste à la mettre dans le moule. Pour cela, il est pratique de l’enrouler autour du rouleau pour la soulever.
Quels sont les avantages ? On peut décider du goût de sa pâte : ajouter des herbes de Provence, des épices ou du fromage pour une tarte salée, doser le sucre à son goût, ou ajouter de la vanille, de la cannelle ou que sais-je encore pour une pâte sucrée. On peut aussi choisir une épaisseur. On peut aussi modeler les bords (voir à ce propos mes commentaires en-dessous de la recette). Et puis, on peut annoncer fièrement : « C’est moi qui l’ai fait ! »
Ceci dit, je l’admets, j’ai recours à la pâte toute faite dans un cas : la pâte feuilletée ! J’en ai déjà fait, notamment pour des galettes des rois, et quel régal ! Mais le temps passé en cuisine est tellement long que je réserve le ‘fait maison’ aux grandes occasions. D’autant plus qu’une ‘grand-mère’ commerciale détient dans ses trésors une pâte feuilletée comestible par mon petit allergique.
Mais trêve de paroles, passons aux choses sérieuses ! (je pense que mes lectures médiévales déteignent sur moi !)

Ingrédients :
Pâte sablée :
- 250 g de farine
- 100 g de beurre
- ½ cuillère à café de sel
- 125 g de sucre
- 4 jaunes d’œuf
Garniture :
- 500 g de raisin
- 3 œufs
- 100 g de sucre
- 25 cL de crème fraîche
- 2,5 dL de lait
- 1 dL de malaga
Pâte sablée :
Mélanger le beurre froid coupé en morceaux et la farine pour obtenir un ’sable’ régulier. (Il faut bien que le nom vienne de quelque part !) Ajouter le sucre et le sel, mélanger. Ajouter les jaunes d’œuf et malaxer rapidement avec la paume des mains, le terme technique étant ‘fraser’. Rassemble r en boule et laisser reposer au réfrigérateur 1 h au moins.
Tarte :
Etaler la pâte et en garnir un moule de 26 cm. Y placer les raisins bien serrés et enfourner à 210°C pendant 10 minutes. Cela nous laisse le temps de préparer la crème. Pour cela fouetter vivement les œufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange pâlisse. Ajouter la crème fraîche et de nouveau bien fouetter. Ajouter le lait et le malaga. Bien mélanger. Verser cette garniture sur les raisins et laisser cuire 30 minutes à 190°C.
Démouler la tarte une fois refroidie.
Quelques remarques :
- Je n’ai pas tout à fait respecté les proportions pour la pâte, une fois n’est pas coutume. J’ai mis un peu plus (125 g) de beurre (le beurre, c’est bon, après tout !) et j’ai remplacé 4 jaunes d’œuf par 2 œufs entiers (c’est plus simple, non ?), en m’inspirant d’autres recettes de pâte sablée. Bien mal m’en a pris ! Ce n’est pas tant le goût (qui était très bon) que l’aspect qui m’a déçu…
- J’ai réalisé ma tarte dans un moule à manqué, qui, outre ses dimensions appropriées, me semblait plus à même de contenir les gros grains du raisin Italia, et la crème par-dessus. Les bords étant lisses, je les ai crénelés patiemment la main : pousser le bord de la pâte entre le pouce et l’index pour former le merlon (la dent), poser le pouce le long de la dent pour réaliser le créneau et recommencer. Seulement, à la cuisson, ma pâte trop beurrée (et peut-être aussi à cause des œufs ?) s’est affaissée, réduisant ainsi tout mon beau travail en bouillie. Moralité : passez du temps à enjoliver les choses quand vous faites le reste correctement.

- La crème est délicieuse, mais il y en avait trop, vu l’affaissement des bords. Je l’ai cuite seule dans un moule à part, mais j’aurais dû y ajouter des raisins pour la rendre plus digeste (ou moins écœurante, c’est vous qui voyez).
- J’ai préféré mettre du malaga (un vin cuit assez sucré, du porto conviendrait aussi), plutôt qu’une liqueur plus forte pour que son goût n’altère pas celui du raisin. Il en ressort que cette combinaison exalte le goût du raisin, et le raisin amène juste ce qu’il faut d’acidité pour contrer l’effet sucré.
J’ai parlé plus haut de pâte feuilletée. Mon bonhomme s’est régalé d’une tarte aux pommes toute simple sans lait et sans œuf, mais faite avec amour à partir de pâte feuilletée du commerce !

17 septembre 2009
Le week-end dernier, en préparation de la fête d’anniversaire de Zim zim, je voulais faire un dessert rapide, qui viendrait en complément du vrai gâteau. Après réflexion, j’ai vu ces petits sachets de pulpe de potiron que j’avais préparés il y a quelque temps et qui attendaient bien sagement au congélateur, tout prêts pour une éventualité telle que celle-ci. C’est donc parti pour la tarte au potiron. Je prends le temps de bien laisser dégeler la pulpe dans le bas de mon réfrigérateur, et je prépare aussi la pâte en avance pour bien lui laisser le temps de reposer. Le moment venu, je réalise la tarte (et aussi ça, et puis ça aussi) et je la mets à cuire. J’ouvre mon four pour sortir une belle tarte caramélisée qui sent rudement bon. Mmmm… Avec mes maniques, je sors délicatement le moule et là, patatras !

Les maniques ont-elles glissé ? Le fond amovible s’est-il soulevé ? Je ne saurais dire ce qui s’est produit, mais le résultat est là : une bonne tarte pour la poubelle ! Car non, je ne récupère pas ce genre de choses, et non, je n’ai pas d’animaux domestiques (entre autres à cause d’allergies). Justement, ce fils-là me crie de je-ne-sais-où : « Maman, ça sent bon ! » Oui, ça sent bon, et maman se sent bête, mais en même temps contente d’avoir pour une fois cuisiné avec des chaussures, et de ne pas être brûlée.
Alors, que fait-on dans ce cas-là ? Ben, on prend une photo, on nettoie le tout (en plus, ça colle !), et on recommence ! Pour la deuxième tarte, ce fut une décongélation expresse (le sachet dans l’eau chaude, car le micro-ondes n’existe pas chez moi), une pâte à tarte vite faite, étalée puis mise à reposer, et une cuisson en dents de scie, car les amis étaient déjà là, et je n’entendais pas la minuterie sonner. Mais ça se mangeait, et même bien !

Désolée pour la photo, prise tard dans la soirée, avec un bébé dans les bras et en parlant (vive le multitâches !)
Ingrédients :
- 1 pâte brisée (voir ci-dessous)
- ½ litre de pulpe de potiron (voir aussi ci-dessous)
- 2 œufs
- 1 boîte de lait concentré sucré (397 mL)
- ½ cuillère à café de sel
- 1 cuillère à café de cannelle moulue
- ½ cuillère à café de gingembre moulu
- 2 clous de girofle
- 1 bonne pincée de noix de muscade moulue
- 1 bonne pincée de toute-épice moulue (pas indispensable)
Etaler la pâte dans un moule à tarte (celui-ci fait 30 cm de diamètre). Mélanger tous les autres ingrédients à l’aide d’un fouet, et verser le tout sur la pâte. Enfourner pendant 45 minutes à 180°C. Il faut que la crème commence à bien caraméliser sur le dessus. Déguster tiède ou froid.
Quelques remarques :
- La toute-épice (en anglais : allspice) est une épice qui sent la girofle et la muscade. Je l’ai trouvée en Angleterre. En son absence, il suffit de rajouter un peu plus de muscade, et de girofle. Souvent, j’écrase entre mes doigts le bourgeon des clous de girofle pour le réduire en poudre, afin que le goût diffuse mieux. Si en plus, j’ai de l’avance, je laisse macérer un peu la crème, et je retire les clous avant cuisson, cela permet de ne pas croquer dedans !
- La pâte brisée :
- Mélanger avec les doigts 200 g de farine, 100 g de beurre froid en morceaux, du sel (1/2 cc) si le beurre n’est pas demi-sel, et du sucre (1 cs) pour une tarte sucrée. Quand il n’y a plus de gros morceaux de beurre, ajouter de l’eau froide (1/2 verre environ) en y allant doucement. Ecraser avec la paume (mais les doigts, ça marche aussi) pour obtenir une boule de pâte. Attention à ne pas mettre trop d’eau, sinon ça colle et il faut alors rajouter de la farine. Laisser reposer la boule de pâte dans un film alimentaire au réfrigérateur pendant 1 heure au moins (jusqu’à 2 jours). Sortir la pâte 10 minutes avant de l’étaler au rouleau sur une surface farinée.
- Quand on laisse reposer la pâte, on permet aux protéines de gluten de se rétracter et revenir à leur position d’origine. Sinon, on se retrouve avec une pâte qui se rétracte lors de la cuisson ! Mais comme la pâte durcit aussi, il faut la laisser un peu ramollir avant de l’étaler. Pour aller vite (comme je l’ai fait l’autre jour), on peut étaler la pâte aussitôt et la laisser reposer dans le moule au réfrigérateur. Il faut alors faire attention à ne pas la laisser là trop longtemps, sinon gare aux odeurs !
- La pulpe de potiron :
- Une façon simple de préparer la pulpe est de cuire un morceau de potiron avec sa peau (mais sans graines) à la vapeur dans la cocotte-minute, de récupérer la pulpe à la cuillère et de la mixer.
- Mais je vous propose mieux ! Récupérer un gros potiron (ou une citrouille) du jardin de sa sœur, le découper sommairement et retirer les graines.

Enfourner les morceaux et cuire à 150°C jusqu’à ce qu’ils soient tendres (vérifier avec une fourchette).

Les laisser tiédir. Retirer la pulpe à la cuillère et la mixer.

Préparer des sacs avec juste la bonne dose de pulpe et congeler.

Cette méthode permet d’avoir une pulpe moins aqueuse (moins liquide si vous préférez) et légèrement caramélisée. Et le four se prête mieux aux grandes quantités. S’il y a trop de potiron pour les tartes, on peut toujours faire de la soupe ou de la purée pour le bébé.
- Ah oui, une dernière remarque : ne laissez pas tomber votre tarte par terre !

2 septembre 2009


Dire que je n’ai toujours pas publié ma recette de gâteau star ! En effet, je fais régulièrement ce gâteau pour mon fils en guise d’à côté un peu spécial, quand pour nous autres non allergiques, je confectionne d’autres choses plus élaborées. Et tout le monde finit par manger de son gâteau à lui (avec sa bénédiction), en louant ses mérites.
Il y a quelque temps, j’en ai réalisé une version, en même temps qu’une tarte aux nectarines, et il s’est laissé photographier. Depuis, les photos ont traîné dans les recoins de mon ordinateur, en attendant que le temps et l’inspiration me viennent conjointement ! Alors, spécialement pour vous, voici la recette, qui est dérivée de celle du célèbre gâteau au yaourt, oui, celui-là où enfant, on réutilisait les pots de yaourt !

Ingrédients :
- 2 yaourts de soja
- 2 pots de sucre
- 3 pots de farine
- ½ pot d’huile
- 2 bonnes cuillères à café de levure chimique
- 1 pincée de sel
- 1 à 2 fruits, coupés en dés
- Autres arômes, si souhaité
Préchauffer le four à 175°C. Verser tous les ingrédients (sauf les fruits) dans un saladier (ou le bol du robot) et battre vigoureusement le tout pendant 4 à 5 minutes. La pâte doit pouvoir être versée facilement, mais être suffisamment épaisse pour que les fruits ne coulent pas. Si nécessaire, ajouter du lait de soja. Incorporer délicatement les morceaux de fruits, et tout autre ingrédient en morceaux. Verser immédiatement dans un moule à cake huilé et enfourner pendant 45 minutes à une heure. Il convient de vérifier la cuisson avec une lame de couteau qui, plongée au centre du gâteau, doit en ressortir à peu près propre. Le gâteau peut se manger chaud, tiède ou froid.

Quelques remarques :
- En règle générale, j’utilise un yaourt nature et un yaourt aromatisé. J’ajuste alors la quantité de sucre en conséquence.
- Ce sont les fruits qui remplacent les œufs. Leur rôle est de rendre le gâteau tendre et moelleux.
- Quand je dis de bien battre la pâte, ce n’est pas uniquement pour enlever les éventuels grumeaux, mais c’est surtout pour y incorporer un maximum de minuscules bulles d’air. Celles-ci assisteront la levure dans sa tâche de bien faire lever le gâteau. Il devient alors important de penser à préchauffer le four, car plus on attend, et plus les bulles d’air qu’on aura tant peiné à incorporer vont tout doucement remonter pour éclater à la surface !
- Il vaut mieux consommer le gâteau rapidement, car il ne se conserve pas très bien.
Voici quelques idées d’arômes :

En photo : pommes (2), vanille (1 yaourt + quelques gouttes de vanille liquide), grosses miettes de speculoos mous (ça permet de recycler !) et un peu de poudre d’amande.

Mais aussi poire-chocolat : 2 poires, 1 yaourt à la vanille ou au chocolat, du cacao en poudre (éventuellement de la vanille liquide)
Pomme-fruits rouges : 1 pomme, 1 verre de fruits rouges, 1 yaourt aux fruits rouges
J’ai déjà mis des copeaux de chocolat noir, des noisettes…
J’aurais bien testé banane, noix et pépites de chocolat, mais le jeune homme est allergique aux bananes ! Dommage…
Bref, il y a de quoi s’en donner à cœur joie ! Alors amusez-vous, et racontez-moi !
25 août 2009
C’est encore l’été, alors j’en profite pour poster cette recette rafraîchissante, qui permet aussi d’utiliser les restes de pastèque, quand personne n’en veut.

Ingrédients :
- ½ pastèque
- 2 citrons verts
- 10 à 15 feuilles de menthe
- De l’eau gazeuse
Mettre la pastèque dans le blender (le plus simple est de creuser dans la coque avec une cuillère à soupe). Il faudra procéder en plusieurs ajouts, et bien appuyer au départ. Avec les derniers morceaux, ajouter de la menthe et du jus de citron vert, les quantités ci-dessus sont une moyenne de ce que j’ai fait, mais cela dépend beaucoup de la pastèque. Bien mixer pour hacher les feuilles de menthe. Réfrigérer, car la boisson se consomme bien fraîche. Il faudra remuer avant de servir, car la pulpe se dépose au fond.
On peut boire cette boisson d’un beau rouge telle quelle.

Je la trouve encore meilleure si on complète un demi-verre avec de l’eau gazeuse. En plus, cela permet de voir la pulpe monter au lieu de descendre (c’est beau les expériences !)

Quelques remarques :
- Je n’ai jamais ressenti le besoin de sucrer, car la pastèque est naturellement suffisamment sucrée. De plus, à mon humble avis, le sucre la rendrait moins désaltérante.
- Pour ceux qui n’aiment pas la pulpe, qui fait un peu ’smoothie’, il est possible de filtrer le jus. C’est ce que font les mexicains et autres sud-américains quand ils préparent de ‘l’agua fresca’… Je vous laisse faire vos propres petites recherches !
