2 septembre 2009


Dire que je n’ai toujours pas publié ma recette de gâteau star ! En effet, je fais régulièrement ce gâteau pour mon fils en guise d’à côté un peu spécial, quand pour nous autres non allergiques, je confectionne d’autres choses plus élaborées. Et tout le monde finit par manger de son gâteau à lui (avec sa bénédiction), en louant ses mérites.
Il y a quelque temps, j’en ai réalisé une version, en même temps qu’une tarte aux nectarines, et il s’est laissé photographier. Depuis, les photos ont traîné dans les recoins de mon ordinateur, en attendant que le temps et l’inspiration me viennent conjointement ! Alors, spécialement pour vous, voici la recette, qui est dérivée de celle du célèbre gâteau au yaourt, oui, celui-là où enfant, on réutilisait les pots de yaourt !

Ingrédients :
- 2 yaourts de soja
- 2 pots de sucre
- 3 pots de farine
- ½ pot d’huile
- 2 bonnes cuillères à café de levure chimique
- 1 pincée de sel
- 1 à 2 fruits, coupés en dés
- Autres arômes, si souhaité
Préchauffer le four à 175°C. Verser tous les ingrédients (sauf les fruits) dans un saladier (ou le bol du robot) et battre vigoureusement le tout pendant 4 à 5 minutes. La pâte doit pouvoir être versée facilement, mais être suffisamment épaisse pour que les fruits ne coulent pas. Si nécessaire, ajouter du lait de soja. Incorporer délicatement les morceaux de fruits, et tout autre ingrédient en morceaux. Verser immédiatement dans un moule à cake huilé et enfourner pendant 45 minutes à une heure. Il convient de vérifier la cuisson avec une lame de couteau qui, plongée au centre du gâteau, doit en ressortir à peu près propre. Le gâteau peut se manger chaud, tiède ou froid.

Quelques remarques :
- En règle générale, j’utilise un yaourt nature et un yaourt aromatisé. J’ajuste alors la quantité de sucre en conséquence.
- Ce sont les fruits qui remplacent les œufs. Leur rôle est de rendre le gâteau tendre et moelleux.
- Quand je dis de bien battre la pâte, ce n’est pas uniquement pour enlever les éventuels grumeaux, mais c’est surtout pour y incorporer un maximum de minuscules bulles d’air. Celles-ci assisteront la levure dans sa tâche de bien faire lever le gâteau. Il devient alors important de penser à préchauffer le four, car plus on attend, et plus les bulles d’air qu’on aura tant peiné à incorporer vont tout doucement remonter pour éclater à la surface !
- Il vaut mieux consommer le gâteau rapidement, car il ne se conserve pas très bien.
Voici quelques idées d’arômes :

En photo : pommes (2), vanille (1 yaourt + quelques gouttes de vanille liquide), grosses miettes de speculoos mous (ça permet de recycler !) et un peu de poudre d’amande.

Mais aussi poire-chocolat : 2 poires, 1 yaourt à la vanille ou au chocolat, du cacao en poudre (éventuellement de la vanille liquide)
Pomme-fruits rouges : 1 pomme, 1 verre de fruits rouges, 1 yaourt aux fruits rouges
J’ai déjà mis des copeaux de chocolat noir, des noisettes…
J’aurais bien testé banane, noix et pépites de chocolat, mais le jeune homme est allergique aux bananes ! Dommage…
Bref, il y a de quoi s’en donner à cœur joie ! Alors amusez-vous, et racontez-moi !
25 août 2009
C’est encore l’été, alors j’en profite pour poster cette recette rafraîchissante, qui permet aussi d’utiliser les restes de pastèque, quand personne n’en veut.

Ingrédients :
- ½ pastèque
- 2 citrons verts
- 10 à 15 feuilles de menthe
- De l’eau gazeuse
Mettre la pastèque dans le blender (le plus simple est de creuser dans la coque avec une cuillère à soupe). Il faudra procéder en plusieurs ajouts, et bien appuyer au départ. Avec les derniers morceaux, ajouter de la menthe et du jus de citron vert, les quantités ci-dessus sont une moyenne de ce que j’ai fait, mais cela dépend beaucoup de la pastèque. Bien mixer pour hacher les feuilles de menthe. Réfrigérer, car la boisson se consomme bien fraîche. Il faudra remuer avant de servir, car la pulpe se dépose au fond.
On peut boire cette boisson d’un beau rouge telle quelle.

Je la trouve encore meilleure si on complète un demi-verre avec de l’eau gazeuse. En plus, cela permet de voir la pulpe monter au lieu de descendre (c’est beau les expériences !)

Quelques remarques :
- Je n’ai jamais ressenti le besoin de sucrer, car la pastèque est naturellement suffisamment sucrée. De plus, à mon humble avis, le sucre la rendrait moins désaltérante.
- Pour ceux qui n’aiment pas la pulpe, qui fait un peu ’smoothie’, il est possible de filtrer le jus. C’est ce que font les mexicains et autres sud-américains quand ils préparent de ‘l’agua fresca’… Je vous laisse faire vos propres petites recherches !

20 août 2009
Un petit aperçu de notre pain d’aujourd’hui :

Il a été réalisé avec de la farine provenant du moulin de Léré. C’est l’occasion pour moi de vous parler de ce moulin que nous avons visité durant nos vacances. Il en vaut vraiment la visite. Le meunier, qui l’a restauré par passion, est intarissable. Et les gourmands pourront repartir avec un peu de farine. Malheureusement, il ne lui est pas possible d’en vendre. Les deux kilos que j’ai ramenés serviront à nourrir ma nostalgie du bon pain…

Le pain maison et notre famille, c’est une longue histoire. Je m’explique. A l’achat de mon robot qui faisait pétrisseur, j’ai commencé à faire du pain. La recette en est a priori très simple : de la farine, de l’eau, de la levure et du sel. Comme je suis attentive à la nutrition, je remplace une partie de la farine par de la farine complète. Et là, j’obtiens du pain qui sent certes très bon, qui a un bon goût à chaud, mais… il est dense, s’émiette beaucoup et ne se garde pas. D’où une longue série d’essais qui continue encore maintenant, mais à un rythme plus lent, pour obtenir un pain idéal. Mon combat principal se joue sur la densité et sur la facilité à s’émietter.
Pour améliorer la densité, le plus simple est de jouer sur la farine. Tout d’abord, ne pas prendre de la farine de pâtisserie (T45), mais de la T55 au moins pour augmenter la proportion de gluten. Le gluten est comme un liant qui maintiendra les bulles dans la pâte. Après des mois d’utilisation de farine premier prix (T55) et de farine complète, je découvre la farine bio. Là, la différence est nette : le pain lève mieux et a meilleur goût. Donc, définitivement adoptée la farine bio T65, et la farine bio semi-complète pour l’apport nutritionnel. Et maintenant, je découvre cette farine que j’ai vue moudre, qui est incomparable aussi en goût (elle a un goût de blé très marqué). Pourrais-je en trouver de la semblable plus près de chez moi ?
Pour l’émiettement, j’ai découvert le levain bio (j’imagine qu’il en existe des non-bio, mais je n’ai pas cherché !) comme alternative à la levure de boulanger sèche ou fraîche. C’est une poudre très facile à mettre en œuvre, qui donne un petit goût acide caractéristique. Le levain fonctionne un peu différemment de la levure au sens où la pâte gonfle moins pendant les phases de levage, mais beaucoup plus dans le four. Essayé, adopté.

Au niveau de la cuisson, j’utilise une simple plaque à pâtisserie sur laquelle je pose le pain. Je possède une pierre à pain, mais la mise en œuvre un peu complexe, et surtout l’immobilisation du four pendant les 4 à 5 heures de refroidissement ne compense pas les avantages. Ceci dit, je n’ai pas encore essayé avec le pain au levain… (là, je pense à voix haute !)
Bon, je voudrais encore essayer de faire mon propre levain, reste à avoir un peu de temps et tout simplement de s’y mettre !
Pour l’instant, je me satisferai de ceci : une belle croûte dorée et croustillante, une mie un peu dense mais bien aérée, une odeur et un goût parfaits.

La recette :
Assembler dans le bol du robot 500 g de farine bio (moitié complète, moitié T65), 21 g de levain en poudre, 8 g de sel (2 cuillères à café rases) et 300 mL d’eau tiède. Pétrir pendant 10 minutes. Laisser reposer pendant 30 à 60 minutes (si possible entre 25 et 30°C). Pétrir légèrement la pâte à la main pour chasser l’air, former le pain et le poser sur la plaque. Laisser lever sous un torchon pendant environ 1 heure et cuire dans un four préchauffé à 200°C pendant 30 minutes.

Pour ceux qui s’interrogent sur la forme de mon pain, c’est le meilleur compromis entre une grande taille de tartines, une petite taille pour faciliter la coupe et la non utilisation de moules (cf. croûte).
18 août 2009
Voici une salade que j’ai concoctée pour un pique-nique en combinant diverses idées glanées au hasard de mes pérégrinations sur la toile. Je vous la recommande, ne serait-ce que pour son parfum si appétissant. En plus cela me permet de sortir de ma phase desserts qui ne saurait tarder à reprendre.

A la base, c’est une salade de pâtes, avec tomates, poivron rouge et basilic (bien sûr !), à laquelle j’ai ajouté du blanc de poulet poêlé, et une sauce… ah, la sauce…
Mais trêve de paroles, voici la marche à suivre.
Ingrédients :
- Pâtes (ici, j’ai utilisé des tortillons, ou appelez-les comme vous voulez, mais d’autres formes siéront tout aussi bien) : environ 400 g
- Tomates fraîches : 4
- Poivron rouge : 1 petit
- Basilic frais : une quinzaine de feuilles
- Blancs de poulet : 2 gros
- Tomates séchées à l’huile : 8
- Gousses d’ail : 3 ou 4
- Vinaigre de vin rouge : 3 cuillères à soupe
- Huile d’olive : ½ verre
- Sel, poivre
Commencer par détailler le poulet en bouchées. Dans un petit saladier, préparer une saumure avec deux verres d’eau et deux cuillères à café de sel (environ), y mettre les morceaux de poulet, et oublier le tout dans le frigo pendant au moins une demi-heure.
Pendant ce temps, faire cuire les pâtes al dente dans de l’eau bouillante salée (suivre les instructions du paquet), les égoutter et les refroidir dans une passoire sous l’eau du robinet. Laisser bien égoutter avant de verser dans un grand saladier.
Epépiner les tomates et le poivron et les hacher. Pour la tomate, je préfère des morceaux de taille moyenne, mais pour le poivron, je préfère de tous petits dés.
Dans le bol du robot couteau, placer les tomates séchées et les gousses d’ail (épluchées, et sans germe). Mixer une première fois pour réduire en petits morceaux, puis ajouter l’huile, le vinaigre, le sel et le poivre, et mixer jusqu’à l’obtention d’une sauce onctueuse. Ouvrir, respirer à pleins poumons cette odeur magnifique, et vérifier l’assaisonnement.
Il est maintenant temps de s’occuper du poulet. Bien l’égoutter. Dans une poêle, faire chauffer de l’huile d’olive et cuire le poulet, si nécessaire en deux fois.
Mélanger tous les ingrédients de la salade, en n’utilisant d’abord que la moitié de la sauce et en ajustant par la suite. Couper le basilic en chiffonnade : empiler les feuilles, les rouler comme une cigarette, et couper de très fines lanières. L’ajouter à la salade.
Quelques remarques :
- La saumure : elle permet d’attendrir la viande et de la rendre moins sèche. De plus, comme le sel est un exhausteur de goût, le poulet est plus savoureux. Les enfants l’apprécient plus, parce que cela les fait penser aux lardons.
- L’ail : le germe de cette plante miracle est moins digeste, donc je le retire (quand il y en a un), surtout s’il est consommé cru. Pour les personnes sensibles au piquant, réduisez sa quantité.
- La sauce : la quantité que j’indique est bien trop importante par rapport à la quantité de pâtes, mais elle se conserve pendant une semaine dans un pot (à confiture, par exemple) fermé au frigo, et servira pour d’autres salades.
- Les pâtes : chez nous, elles sont sans œufs évidemment !
- Les tomates : pour une salade préparée à l’avance (comme c’est mon cas en général), il vaut mieux choisir une variété peu juteuse (genre roma) pour éviter de détremper les pâtes.

Remarquez, sur cette photo, le bord de mon moule à kouglof, annonciateur de délices à venir…
15 août 2009
Chez moi, les vacances sont en train de devenir une période encore plus chargée que l’année scolaire ! Parce que j’en profite pour faire de la couture, ranger et trier, préparer l’année suivante (comme je fais l’école à la maison, cela me demande un minimum de réflexion, voire un peu plus…), et aussi partir quelques jours pour voir d’autres paysages ou visages. Du coup, ce pauvre blog a été vulgairement délaissé, sans même qu’on lui fête son anniversaire (snif !). Mais bon, j’ai quand même utilisé un peu ma cuisine, et j’ai donc quelques recettes d’avance à vous partager. Pour l’heure, je voudrais clôturer la série groseilles-framboises par quelques photos. Si quelque chose vous inspire, n’hésitez pas : un petit commentaire, et je publierai les indications.
Pour commencer : un petit croustillant aux pêches et aux framboises, délicieux quoiqu’un peu liquide (j’ai rectifié le tir lors d’un autre essai, mais sans photo)




Poursuivons par un panaché de groseilles rouges et blanches, prêtes pour la confiture (6 pots)…

… et pour le sorbet aux groseilles, tant réclamé par mes enfants et bien rafraîchissant.

Et je vous dis : « A très vite pour de nouvelles recettes et réflexions ! »
21 juin 2009

Une bonne heure de cueillette dans le jardin, et voici le résultat :

1 kg de framboises,

Et plus de 2 kg de groseilles rouges et blanches.

Il est temps de faire de la confiture ! Alors, d’abord, on met à contribution les esclaves enfants pour égrapper les groseilles. Il suffit pour cela de passer une grappe au travers des dents d’une fourchette au-dessus de la casserole.

On ajoute les framboises et un peu d’eau, et on fait bouillir à couvert pour ramollir les fruits.

Il faut préciser que je fais plutôt une gelée, car je n’aime pas trouver des pépins en trop grand nombre. Mais, pour ne pas faire dans les règles de l’art, je vais simplement tamiser en appuyant bien fort, de manière à extraire le maximum de pulpe, car j’ai décidé que ce qui passerait au travers du tamis ne serait pas dérangeant en bouche.


Ensuite, une confiture classique au Gelsuc (eh oui, des fois, je ne me sens pas trop entreprenante pour tenter de nouvelles choses, et de plus, je peux diminuer la proportion de sucre sans crainte)
Résultat : 10 pots et demi de confiture mis en scène et photographiés par ma fille.
